Le 26 juin dernier, Pierre
Chiarelli, élu d’opposition municipale
de Bastia, a révélé l’illégalité
de la procédure de construction du
quai de transfert des ordures ménagères
à l’Arinella, au voisinage
immédiat des cuves de stockage de
gaz de la ville. Sur son insistance,
le Préfet de la Haute-Corse a sermonné
Emile Zuccarelli, pourtant
champion de Corse toutes catégories
de l’Etat de droit.
Plusieurs entorses graves à la
législation sur les nuisances environnementales,
aux risques liés à
la proximité des cuves à gaz voire
aux inondations ont été relevées
par l’administration française,
pourtant amie de l’autre.
Notre champion a traité ces misérables
opposants au conseil municipal
de « spavente ghjalline », de
pauvres hères chargés d’effrayer la
brave population. Même le Préfet,
représentant de la République française
en Corse, encourt les foudres
de notre Roitelet local.
Pensez donc ! On a osé dire que
le valet Zucca ne respectait pas la
loi républicaine de son pays
d’adoption, celui qui occupe son
pays d’origine. Shoking !
Pour en revenir au quai de transfert,
il serait plus judicieux de n’en
réaliser qu’un pour Bastia et la
plaine de la Marana, ce qui réduirait
les coûts, mais aussi les nuisances,
et permettrait, en réalisant
un centre de triage, de créer des
emplois.
Par ailleurs, hypothéquer le développement
futur du site de
l’Arinella va à l’encontre du simple
bon sens, qualité certainement
peu présente chez nos édiles qui
ont malheureusement déjà contribué,
avec les autres cerveaux-maires
de Furiani, Biguglia, Borgu et
Lucciana, à donner depuis 25 ans,
un aspect banlieusard repoussant à
l’axe Bastia-Marana.