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Articulu di u numaru 20, dicembre di u 2006


Quai de transfert de l’Arinella



Le 26 juin dernier, Pierre Chiarelli, élu d’opposition municipale de Bastia, a révélé l’illégalité de la procédure de construction du quai de transfert des ordures ménagères à l’Arinella, au voisinage immédiat des cuves de stockage de gaz de la ville. Sur son insistance, le Préfet de la Haute-Corse a sermonné Emile Zuccarelli, pourtant champion de Corse toutes catégories de l’Etat de droit.

Plusieurs entorses graves à la législation sur les nuisances environnementales, aux risques liés à la proximité des cuves à gaz voire aux inondations ont été relevées par l’administration française, pourtant amie de l’autre.

Notre champion a traité ces misérables opposants au conseil municipal de « spavente ghjalline », de pauvres hères chargés d’effrayer la brave population. Même le Préfet, représentant de la République française en Corse, encourt les foudres de notre Roitelet local.

Pensez donc ! On a osé dire que le valet Zucca ne respectait pas la loi républicaine de son pays d’adoption, celui qui occupe son pays d’origine. Shoking !

Pour en revenir au quai de transfert, il serait plus judicieux de n’en réaliser qu’un pour Bastia et la plaine de la Marana, ce qui réduirait les coûts, mais aussi les nuisances, et permettrait, en réalisant un centre de triage, de créer des emplois.

Par ailleurs, hypothéquer le développement futur du site de l’Arinella va à l’encontre du simple bon sens, qualité certainement peu présente chez nos édiles qui ont malheureusement déjà contribué, avec les autres cerveaux-maires de Furiani, Biguglia, Borgu et Lucciana, à donner depuis 25 ans, un aspect banlieusard repoussant à l’axe Bastia-Marana.

 

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