Suite à certains communiqués ou articles de presse prétendant que Corsica Nazione
Indipendente n’aurait pas voulu de l’union des nationalistes à l’occasion de cette élection, il
convient de mettre les choses au point. C’est bien ARTISGIANI qui a présenté sa candidature,
et ce en toute indépendance syndicale, malgré les tentatives d’ingérence qui ont eu lieu dans
cette affaire.
Voici un simple rappel des faits, lesquels parlent d’euxmêmes
:
Courant 2007, les artisans nationalistes de l’équipe
habituelle (qui compte en son sein des militants de Corsica
Nazione Indipendente et de PNC-Chjama, décident, à
l’unanimité, de confier la tête de liste à Serge Antoniotti.
Laurent Chinesi, ancien Président, n’avait pas souhaité
conduire la liste et d’autres candidats potentiels avaient
décliné la proposition.
Suite à l’élection cantonale du Golu, la direction du
PNC fait savoir qu’elle ne veut plus de Serge Antoniotti
comme tête de liste. Motif : il aurait fait campagne pour
l’un de ses amis (membre par ailleurs de CNI) alors qu’il
y avait également en lice un militant du PNC. On peut
au demeurant se demander quel rapport il peut y avoir
entre cette élection politique et l’élection consulaire à la
Chambre des métiers.
Au nom du syndicat ARTISGIANI, je fais alors savoir
à la Direction du PNC que ce n’est pas aux formations
politiques mais aux artisans eux-même de désigner leurs
candidats. Je convoque toutefois une nouvelle réunion
pour débattre de la question. À l’issue de cette réunion,
les artisans confirment le choix de Serge Antoniotti (y
compris les artisans du PNC).
Nouvelle intervention de la direction du PNC qui maintien
sa position et exige que Serge Antoniotti soit remplacé.
Je décide alors de convoquer une nouvelle réunion,
cette fois avec des représentants de CNI et du PNC,
afin de régler le problème. Lors de cette réunion, les
représentants de CNI déclarent qu’ils s’en remettent
au choix des artisans sur lequel ils n’ont pas la volonté
d’interférer. Le PNC maintient sa position et exige une fois
de plus le remplacement de Serge Antoniotti.
Devant cette situation, le syndicat ARTISGIANI décide
de confirmer son choix initial, estimant qu’il n’appartient
pas aux responsables politiques de lui dicter des
candidatures.
Le PNC nous fait alors savoir qu’il ne nous soutiendra
pas et qu’il déposera une liste concurrente (idée qu’il
ne mettra finalement pas à exécution, faute d’avoir pu
composer une liste). Je précise que j’ai été appelé à ce
sujet par le secrétaire général du PNC lui-même. Voici,
très exactement, dans quelles conditions s’est déroulée
l’élection. Nous estimons que si toutes les formations
nationalistes avaient soutenu notre candidature sans
chercher à nous imposer leurs volontés, les choses se
seraient mieux présentées. L’exemple du STC ou de
l’Associu di i Parenti Corsi montrent les résultats qui
peuvent être obtenus lorsqu’il y a soutien politique sans
ingérence.
Le syndicat ARTISGIANI espère que la leçon sera retenue
et souhaite bénéficier, lors de la prochaine échéance dans
deux ans, d’un soutien unitaire du mouvement national,
afin de pouvoir conduire une politique au bénéfice de tous
les artisans.
Blaise Medori, Président du syndicat « ARTISGIANI »