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Articulu di u numaru 31, Nuvembre di u 2007


Qui n’a pas voulu de l’union ?



Suite à certains communiqués ou articles de presse prétendant que Corsica Nazione Indipendente n’aurait pas voulu de l’union des nationalistes à l’occasion de cette élection, il convient de mettre les choses au point. C’est bien ARTISGIANI qui a présenté sa candidature, et ce en toute indépendance syndicale, malgré les tentatives d’ingérence qui ont eu lieu dans cette affaire.

Voici un simple rappel des faits, lesquels parlent d’euxmêmes :

Courant 2007, les artisans nationalistes de l’équipe habituelle (qui compte en son sein des militants de Corsica Nazione Indipendente et de PNC-Chjama, décident, à l’unanimité, de confier la tête de liste à Serge Antoniotti. Laurent Chinesi, ancien Président, n’avait pas souhaité conduire la liste et d’autres candidats potentiels avaient décliné la proposition.

Suite à l’élection cantonale du Golu, la direction du PNC fait savoir qu’elle ne veut plus de Serge Antoniotti comme tête de liste. Motif : il aurait fait campagne pour l’un de ses amis (membre par ailleurs de CNI) alors qu’il y avait également en lice un militant du PNC. On peut au demeurant se demander quel rapport il peut y avoir entre cette élection politique et l’élection consulaire à la Chambre des métiers.

Au nom du syndicat ARTISGIANI, je fais alors savoir à la Direction du PNC que ce n’est pas aux formations politiques mais aux artisans eux-même de désigner leurs candidats. Je convoque toutefois une nouvelle réunion pour débattre de la question. À l’issue de cette réunion, les artisans confirment le choix de Serge Antoniotti (y compris les artisans du PNC).

Nouvelle intervention de la direction du PNC qui maintien sa position et exige que Serge Antoniotti soit remplacé.

Je décide alors de convoquer une nouvelle réunion, cette fois avec des représentants de CNI et du PNC, afin de régler le problème. Lors de cette réunion, les représentants de CNI déclarent qu’ils s’en remettent au choix des artisans sur lequel ils n’ont pas la volonté d’interférer. Le PNC maintient sa position et exige une fois de plus le remplacement de Serge Antoniotti. Devant cette situation, le syndicat ARTISGIANI décide de confirmer son choix initial, estimant qu’il n’appartient pas aux responsables politiques de lui dicter des candidatures.

Le PNC nous fait alors savoir qu’il ne nous soutiendra pas et qu’il déposera une liste concurrente (idée qu’il ne mettra finalement pas à exécution, faute d’avoir pu composer une liste). Je précise que j’ai été appelé à ce sujet par le secrétaire général du PNC lui-même. Voici, très exactement, dans quelles conditions s’est déroulée l’élection. Nous estimons que si toutes les formations nationalistes avaient soutenu notre candidature sans chercher à nous imposer leurs volontés, les choses se seraient mieux présentées. L’exemple du STC ou de l’Associu di i Parenti Corsi montrent les résultats qui peuvent être obtenus lorsqu’il y a soutien politique sans ingérence.

Le syndicat ARTISGIANI espère que la leçon sera retenue et souhaite bénéficier, lors de la prochaine échéance dans deux ans, d’un soutien unitaire du mouvement national, afin de pouvoir conduire une politique au bénéfice de tous les artisans.

Blaise Medori, Président du syndicat « ARTISGIANI »

 

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