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Articulu di u numaru 31, Nuvembre di u 2007


Soutien du CAR à Yvan COLONNA



Désigné à la vindicte populaire, trainé dans la boue pendant des années, Yvan Colonna s’apprête donc à être jugé par une cour d’assise spécialement composée, après quatre ans et demi de détention préventive.

Décidemment, la France n’aura respecté les délais raisonnables pour personne dans cette affaire d’Etat, dans cette affaire où tout, absolument tout, aura été permis dans la plus grande complaisance. Le secret de l’instruction et la présomption d’innocence ont été plus que largement bafoués, pour tout les observateurs indépendants, mais pas pour les juges parisien qui ont relaxé Nicolas Sarkozy, car pour eux, dire que : « La police française vient d’arrêter Yvon Colonna, l’assassin du préfet Erignac », cela n’est pas attentatoire à la présomption d’innocence.

Et comment ne pas s’indigner des circonstances de cette annonce, sous les applaudissements et les viva du public présent ? Pourtant, le président des Français a rectifié le tir, bien tardivement, lors de sa venue en Corse en disant qu’il avait « mis à la disposition de la justice des personnes recherchées ». Mais le mal est fait depuis longtemps !

C’est un patriote corse que l’on va juger à partir de lundi, mais c’est en fait la DNAT que l’on devrait juger. Mais ce jugement là, nous n’y assisterons jamais. Les inspecteurs de la DNAT peuvent se permettre de cacher des explosifs chez les nationalistes corses, suspendre des islamistes par les fenêtres de leurs bureaux, utiliser leurs services pour espionner ou écouter leurs anciennes petites amies, faire des procès-verbaux antidatés, ou encore venir en toute impunité déclarer à la barre des procès des théories aussi farfelues que grotesques, ces gens là peuvent tout se permettre, ils ne risquent rien.

Pourtant, nous avons bien vu les limites de la puissante et omnipotente machine dite antiterroriste. L’affaire Castela Andriuzzi est heureusement là pour démontrer que les vérités absolues de la DNAT ne sont souvent que les vérités qui plaisent le plus au pouvoir en place. Et que face à des juges équitables, c’est l’acquittement qui est prononcé, malgré des milliers de pages d’instruction à charge, malgré des déclarations d’accusation et des montages intellectuels sans aucun fondement. Et que dire de l’attitude de Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, principal collaborateur du Président de la République française, qui convoque Roger Marion à quelques jours de l’ouverture d’un procès où ce dernier portera un témoignage capital ? Qui pourra encore oser parler de l’indépendance de la Justice ? Pouvons-nous encore espérer avoir un procès juste dans ces conditions ?

Pour nous, la situation est claire, la justice dite antiterroriste et son bras armé la DNAT (actuelle SDAT) ne sont plus crédibles et ne devraient plus intervenir dans les affaires corses. Yvan Colonna est innocent, il l’a déclaré depuis le début, il a toujours maintenu ses déclarations et aucun élément matériel ne vient corroborer les accusations des juges parisiens. Si plusieurs ministres français n’avait pas fait de lui un « présumé coupable » voir un « assassin » ou encore « un tueur de préfet », Yvan Colonna serait en liberté depuis longtemps avec un non lieu.

Nous le disons et le répétons et nous le répéterons pendant tout le procès, Yvan Colonna est innocent et tout autre verdict qu’un acquittement serait une véritable provocation et un déni de justice.

Cumitatu contr’a a ripressione

 

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