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Articulu di u numaru 21, ghjennaghju di u 2007


Libertà per Coco Giannesini !



A la veille de son procès en correctionnel devant le tribunal de Paris, près d’une centaine de militants du CAR, de sympathisants, d’amis et de membres de la famille de Coco Gianesini s’étaient réunis à Grussetu Prugna en soutien au militant nationaliste qui était incarcéré en région parisienne.

Le Comité Anti Répression a une nouvelle fois alerté l’opinion publique sur le sort d’un patriote corse injustement incarcéré pour une prétendue implication dans la conception d’une plaque commémorative du FLNC et la détention d’une arme.

Ghjuvan Maria Poli a lu le texte du CAR dont voici l’intégralité :

« Christophe Giannesini est incarcéré à la prison bois d’Arcy depuis plus de 11 mois. On se souvient que son interpellation avait causé un profond émoi auprès de la population du Taravu car elle a été consécutive à l’affaire dite «de la plaque commémorative » dédiée à la mémoire d’Emile Corticchiato que le F.L.N.C., lors de ses obsèques, avait reconnu comme un de ses militants. Depuis, Christophe Giannesini subit une incroyable détention préventive de près d’une année, uniquement basée sur sa prétendue implication dans la conception de la fameuse plaque.

Nous devons ici rappeler que cet hommage a déchaîné les investigations de la police spéciale entraînant de nombreux tracas pour la famille du défunt comme pour ses amis. Jamais, de mémoire de corse, la police n’avait fait preuve d’un tel acharnement pour réprimer ce que nous considérons être un traditionnel devoir de mémoire à l’égard de l’engagement d’un patriote. En effet, après avoir interpellé la famille en deuil et les proches d’Emile Corticchiato, les forces de répression n’en sont pas resté là. Elles n’ont pas hésité, dans un ultime sacrilège, à dérober la plaque, puis à continuer les harcèlements visant à terroriser tous ceux qui avaient un lien parental ou amical avec Emile Corticchiato. Pour nous, Corses, le devoir de mémoire est partie intégrante de notre identité et de notre culture. La mort est aussi sacrée que la vie.

Tous les peuples du monde honorent leurs résistants. Les nôtres auraient-ils moins de valeurs que les leurs ? Nos sépultures seraient-elles moins sacrées que leurs arcs de triomphes et autre mont Valérien ?

Aurions-nous tort de rappeler par une simple plaque que les résistants corses du XXIe siècle ne sont pas des soldats inconnus ou abandonnés de leur peuple ?

Quoi qu’il en soit nous considérons que dans ce cas nous sommes tous solidaires de ce fait, que nous sommes tous des femmes et des hommes de ce pays qui continueront sans relâche à respecter les valeurs que nous ont inculqué nos anciens et qui ont fait de nous ce que nous sommes : des hommes épris de justice et de liberté et perpétuellement en lutte conte l’arbitraire.

Le Comite Anti Répression tient ici à insister sur l’aspect fortement symbolique de cette affaire, qui fait de Christophe Giannesini le bouc émissaire de l’Etat Français qui veut empêcher toutes les formes de manifestation honorant la mémoire d’un militant ayant emprunté les chemins de la résistance nationale. Nous assurons Christophe de notre entière solidarité et rappelons qu’il sera jugé ce mercredi 29 novembre à Paris par un tribunal spécialement constitué. 12 mois de détention préventive pour la simple suspicion d’avoir commandé cette plaque sont une aberration.

Seule la relaxe de Christophe, même si elle ne peut faire oublier les exactions des enquêteurs, peut rétablir la justice dans cette affaire ».

A la suite de ces explications, Ghjuvan Filippu Antolini a longuement expliqué l’attachement des Corses à leurs morts. Pour le porte parole du CAR, la culture corse est depuis des temps immémoriaux intimement liée au culte des morts. Seuls des gens venus d’ailleurs, avec une autre culture et un respect totalement différent des morts peuvent reprocher à des Corses d’avoir rendu hommage à l’un des leurs.

Par la suite, maitre Giuseppi, l’avocat de Coco Gianesini a expliqué que les seules charges qui pesaient contre son client étaient « une détention d’arme » pour un vieux fusil de la première guerre mondiale, qui était hors d’usage et qui était accroché au mur de son bar, en guise de décoration, comme cela se fait dans beaucoup de commerces en Corse.

Le seul problème de ce fusil, c’est qu’il n’a pas été démilitarisé dans les règles de l’art. Ensuite, l’association de malfaiteur dont on accuse Coco Gianesini tient par le fait qu’il serait allé, avec une personne non identifiée, dans le commerce qui a fabriqué la plaque que le FLNC a déposé sur la tombe d’Emile Cortichiato.

Finalement, le tribunal correctionnel de Paris a quand même condamné Coco Gianesini, à deux ans de prison, dont 1 ferme, ce qui a eu pour effet de permettre la libération du militant nationalistes dans les jours qui ont suivis le procès, puisqu’il avait effectuer plus de 11 mois de détention préventive. Une fois de plus, si les portes des prisons se referment souvent derrière nos patriotes, pour une fois, ces maudites portes se sont ouvertes pour permettre le retour d’un des nôtres.

Felice Bacciochi

 

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