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Communiqué du 8 janvier 2007


Le cas Ulivieru Orsini



Le 9 octobre dernier, le Juge de l’Application des Peines parisien qui a désormais en charge tous les dossiers des prisonniers politiques a ordonné la mise en semi-liberté d’Ulivieru Orsini. A ce moment, Ulivieru avait déjà effectué deux ans et demi de détention sur cinq. Avec les remises de peines, il lui restait donc un an à faire. Il pouvait donc bénéficier de cette mesure de semi-liberté depuis de nombreux mois, et cette décision n’était pas un cadeau mais la simple application à minima de la loi.

Seul le procureur de la République pouvait s’opposer à cette mesure en faisant appel dans les 24 heures, ce qui n’a pas été le cas.

Contre toute attente, c’est au bout de 6 jours que le procureur a décidé de s’opposer à cette décision en faisant appel. Cet appel étant hors délai suspensif, Ulivieru Orsini a pu regagner la Corse et commencer sa période de semi-liberté (Ulivieru Orsini est libre la journée et les week-end, mais doit rentrer dormir au CD de Borgu les jours de semaine). Il a repris son travail au sein de son entreprise de couverture et a retrouvé sa compagne et son fils.

Mercredi 10 janvier, la cour d’appel de Paris examinera le dossier alors qu’Ulivieru travaille et vit avec sa famille depuis plus de trois mois.

Toute autre décision qu’une confirmation du jugement du 9 octobre serait considérée comme une provocation. Le CAR restera vigilant et ne comprendrait pas que l’on empêche de travailler Ulivieru Orsini et qu’on le prive de nouveau de sa famille.

Cumitatu contr’à A Ripressione

 

© U Ribombu Internaziunale — 2006