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Articulu di u numaru 20, dicembre di u 2006


Le CAR demande le retour d’Hervé Santelli



Hervé Santelli est un prisonnier politique corse. Comme de nombreux patriotes, il est incarcéré depuis de longues années en France, et malgré le fait qu’il soit accessible à la libération conditionnelle depuis longtemps, il n’est toujours pas libre, il n’a pour le moment même pas pu bénéficier d’une mesure de rapprochement. Son cas qui n’est malheureusement pas isolé est révélateur de la situation faite aux nôtres.

Incarcéré depuis 4 ans et demi alors qu’il a été condamné à 8 ans de prison (pour un pétard mouillé contre l’appartement de monsieur Zuccarelli qui était présent au procès pour mettre la pression et obtenir une condamnation la plus lourde possible), Hervé Santelli est actuellement incarcéré au Centre de Détention de Salon-de-Provence. Cette incarcération loin de sa famille le prive de pratiquement tout lien avec sa famille et notamment sa fille aujourd’hui âgée de 5 ans.

Au cours d’une conférence de presse donnée devant l’école de cette dernière à Casamozza, le CAR et la famille d’Hervé ont exigé que toutes les lois communes soient appliquées pour permettre, et c’est la seule revendication d’Hervé Santelli, à un père de se rapprocher de sa fille. Les possibilités sont multiples dans l’arsenal juridique français, Hervé pourrait faire l’objet d’une mesure de rapprochement et être incarcéré en Corse, ou bien il pourrait bénéficier d’une libération conditionnelle, depuis de nombreux mois.

Les réponses de l’administration sont iniques, puisque lors de sa première demande de rapprochement, au mépris de toutes les lois, on lui a répondu qu’on ne pouvait pas l’incarcérer à Borgu car « son complice » y était déjà incarcéré, alors qu’une fois qu’un accusé devient condamné définitif la notion de complicité n’existe plus. Devant l’absurdité des propos, l’administration a choisi de ne même plus motiver le refus de rapprochement lors de la seconde demande d’Hervé Santelli. Non seulement rien dans la loi ne s’oppose à son retour, mais en plus, les lois communes et les directives européennes préconisent le rapprochement.

De plus, Hervé Santelli est conditionnable depuis de très nombreux mois pour deux raisons différentes, tout d’abord parce qu’il a effectué bien plus de la moitié de sa peine, en l’occurrence les deux tiers, mais en plus une autre loi autorise tous les condamnés qui ont un enfant de moins de 10 ans à charge et à qui il reste moins de 4 ans à bénéficier de liberté conditionnelle. Ce qui est le cas d’Hervé.

Mais, la seule préoccupation d’Hervé est de se rapprocher d’une manière ou d’une autre de sa fille. C’est pour cela qu’il a fait une nouvelle demande de rapprochement vers le CD de Borgu ou celui de Casabianda. Le CAR a précisé au cours de la conférence de presse qu’il y avait 7 places de libres à Borgu et qu’Hervé Santelli qui avait déjà rendu en signe de protestation sa carte de circulation interne de la prison de Salon était prêt à mener d’autres actions allant jusqu’à la grève de la faim si on ne le rapprochait pas d’une manière ou d’une autre de sa fille (libération conditionnelle ou transfert en Corse dans un des deux CD).

Sur le document de gauche, on peut noter que la demande de transfert d’Hervé est refusée, mais la case réservée à la motivation de ce refus est désespérement vide. Comment expliquer l’inexplicable ?

Felice Bacciochi

 

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