Hospitalisé en urgence, le
20 novembre dernier, à
l'hôpital nord de Marseille
pour un accident vasculaire cérébral,
Charles Pieri semble
aujourd'hui tiré d'affaire. Grosse
frayeur en tout cas pour sa famille
et ses proches, car cela faisait plusieurs
jours que Charles, incarcéré
à Toulon à la prison de la Farlède,
se plaignait de violents maux de
tête et de vertiges. Et, il a cependant
fallu attendre près de 10 jours,
et des interventions multiples de
son avocat, Eric Barbolosi, auprès
du directeur de la prison et du juge
d'application des peines, pour qu'il
soit enfin hospitalisé pour y subir
des examens appropriés. Un délai
excessif qui aurait pu avoir des
conséquences dramatiques, car le
scanner pratiqué a révélé un AVC
avec un gros hématome qui compressait
notamment le nerf optique.
Sans compter que Charles a été
transporté à l'hôpital dans des
conditions assez surprenantes voire
choquantes, au regard de la dignité
que mérite une personne. En effet,
amené sous une forte escorte, il a
été entravé, malgré son état pressenti
d'accident vasculaire, avec…
des menottes ! Ce qui n'a pas manqué,
bien sûr, de lui couper la circulation
sanguine des jambes, qui
étaient bleues à son arrivée…
Après plusieurs jours de soins,
Charles a cependant réintégré la
prison de Toulon le 12 décembre,
tout en continuant son traitement.
Ce retour à la Farlède coïncide
avec une demande de mise en
liberté conditionnelle, formulée
par sa défense il y a 4 mois, et qui
devrait être examinée d'après les
juges d'ici 1 mois. Et pour la justice,
pour étudier, et délivrer, une
mise en liberté conditionnelle il
faut que le prévenu soit… en prison
et en bonne santé pour pouvoir
notamment justifier d'une activité
professionnelle à l'extérieur. Sinon,
si une personne est hospitalisée, on
doit faire valoir une mise en liberté
conditionnelle pour raison de
santé, mais les délais d'examen
peuvent être plus longs car elle est
soumise à des expertises médicales.
Conditionnable depuis janvier
2008, Charles a, dans tous les cas,
droit à être libéré. Pour lui et ses
proches : sa famille et ses enfants.
La loi le lui permet, et, il doit être,
à ce titre, considéré et traité
comme tous les autres prisonniers
et non pas comme une prise de
guerre. Les nationalistes seront
attentifs à sa situation, pour que le
droit s'applique et pour que cesse
l'anathème voulu et entretenu au
sommet du pouvoir français.