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Articulu di u numaru 39, Dicembre di u 2008


L'état de santé de Charles Pieri s'améliore…
mais il retourne en prison !



Hospitalisé en urgence, le 20 novembre dernier, à l'hôpital nord de Marseille pour un accident vasculaire cérébral, Charles Pieri semble aujourd'hui tiré d'affaire. Grosse frayeur en tout cas pour sa famille et ses proches, car cela faisait plusieurs jours que Charles, incarcéré à Toulon à la prison de la Farlède, se plaignait de violents maux de tête et de vertiges. Et, il a cependant fallu attendre près de 10 jours, et des interventions multiples de son avocat, Eric Barbolosi, auprès du directeur de la prison et du juge d'application des peines, pour qu'il soit enfin hospitalisé pour y subir des examens appropriés. Un délai excessif qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques, car le scanner pratiqué a révélé un AVC avec un gros hématome qui compressait notamment le nerf optique.

Sans compter que Charles a été transporté à l'hôpital dans des conditions assez surprenantes voire choquantes, au regard de la dignité que mérite une personne. En effet, amené sous une forte escorte, il a été entravé, malgré son état pressenti d'accident vasculaire, avec… des menottes ! Ce qui n'a pas manqué, bien sûr, de lui couper la circulation sanguine des jambes, qui étaient bleues à son arrivée… Après plusieurs jours de soins, Charles a cependant réintégré la prison de Toulon le 12 décembre, tout en continuant son traitement.

Ce retour à la Farlède coïncide avec une demande de mise en liberté conditionnelle, formulée par sa défense il y a 4 mois, et qui devrait être examinée d'après les juges d'ici 1 mois. Et pour la justice, pour étudier, et délivrer, une mise en liberté conditionnelle il faut que le prévenu soit… en prison et en bonne santé pour pouvoir notamment justifier d'une activité professionnelle à l'extérieur. Sinon, si une personne est hospitalisée, on doit faire valoir une mise en liberté conditionnelle pour raison de santé, mais les délais d'examen peuvent être plus longs car elle est soumise à des expertises médicales.

Conditionnable depuis janvier 2008, Charles a, dans tous les cas, droit à être libéré. Pour lui et ses proches : sa famille et ses enfants. La loi le lui permet, et, il doit être, à ce titre, considéré et traité comme tous les autres prisonniers et non pas comme une prise de guerre. Les nationalistes seront attentifs à sa situation, pour que le droit s'applique et pour que cesse l'anathème voulu et entretenu au sommet du pouvoir français.

 

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