Ce jour, dimanche 29 mars, la CAR de Corsica Libara a tenu une conférence de presse devant la sous-préfecture de Corti. Près de 150 militants étaient présents, dont de très nombreux délégués de la Ghjunta de Corsica Libara, ainsi que le bureau nouvellement élu (Eric Simoni, Joseph Colombani et Paul Medurio), et une grande partie de l'exécutif du mouvement.
Les porte-parole de la CAR, Ghjuvan Filippu ANTOLINI et Jean Marie Poli ont notamment déclaré que l'acharnement de la justice d'exception à l'encontre de Cédric Courbey était insupportable. Cédric, ancien prisonnier politique en liberté conditionnelle, a été arrêté jeudi dernier sur instruction du procureur antiterroriste de Paris, dans le cadre d'un attentat perpétré à Petralba. A la fin de sa garde-à-vue, aucune charge n'a été retenue contre lui. Pourtant, il a été incarcéré, sans même avoir pu rencontrer son avocat.
Lors de la perquisition à son domicile, les gendarmes auraient trouvé une douille de 9 millimètres... Cela a suffit pour que le parquet saisisse le Juge de l'Application des Peines. Cédric sera présenté à ce dernier avant mercredi, physiquement ou par visio conférence. On le menace aujourd'hui de lui révoquer sa conditionnelle.
Les représentants de la CAR ont clairement fait savoir que le mouvement national ne tolérera pas que l'on incarcère l'un des siens simplement pour avoir détenu une douille !
Dans les jours à venir, d'autres actions seront menés par la CAR et par la FDSEA, puisque Cédrick est un jeune agriculteur, adhérent de ce syndicat.
Dans cette même affaire, un autre militant de Corsica Libara, lui aussi adhérent de la FDSEA et sa femme ont été sauvagement arrêtés. Une cinquantaine de gendarmes ont défoncé la porte de sa maison. Une grand-mère âgée, atteinte de la maladie de Parkinson a été braqué au fusil à pompe par des gendarmes affolés. Après l'arrestation de notre militant et de sa compagne, leur jeune enfant a été laissé à la charge de la grand-mère... malade et traumatisée !
Alors que la compagne de notre militant est elle-même malade, sa famille est restée trois jours sans aucune nouvelle de son état de santé et sans savoir si elle avait pu voir un docteur.
Ce déploiement de force et de terreur était vraiment très utile puisque aucune charge n'a été retenue contre aucun de nos militants.
Il est temps que la France mette enfin un terme à sa justice d'exception. Mitterand avait mis fin à la cour de sûreté de l'Etat, Barack Obama est en train de fermer Guantanamo, la présidente du syndicat de la magistrature et la FIDH demandent que l'ont mette fin à la justice dite antiterroriste. Le moment est peut-être venu pour la France de rejoigne le banc des nations démocratiques.