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Articulu di u numaru 24, aprile di u 2007


Chambre des Métiers

Torna à Vignale !





C’est fait. Deux ans à peine après les élections, qui ont vu la victoire, pour quelques dizaines de voix, de la liste d’union Toussaint Galli/UPA contre la liste nationaliste sortante Artisgiani, la Chambre des Métiers de la Haute-Corse va être de nouveau placée sous tutelle de la préfecture.

Cette dernière sera chargée, jusqu’aux nouvelles élections, d’expédier les affaires courantes. Cette situation est la conséquence de l’invalidation de l’élection du président Toussaint Galli par le conseil d’Etat, et la démission collective des 11 élus nationalistes. Il ne reste désormais plus que 14 élus pour faire fonctionner la Chambre, alors que la loi demande une représentation minimale de 18. Il s’agit depuis 2001 de la seconde mise sous tutelle de la Chambre des Métiers... un triste record. En deux ans, tout le travail réalisé par les élus nationalistes pour redresser l’institution des artisans, au plan financier, au plan de l’image vis-à-vis de ses partenaires, au plan de ses capacités à mettre en place des politiques de formations, a été jeté aux orties pour laisser place, comme à l’accoutumée, à une politique clientéliste et clanique.

La Chambre des Métiers n’a plus joué son rôle d’accompagnement et de défense des artisans, mais a été confisquée pour assouvir les intérêts de quelques personnes, au demeurant officieusement soutenues et encouragées, lors des dernières élections de 2005, par la Chambre de Commerce de la Haute-Corse et la Mairie de Bastia. Comme quoi, entre clanistes, de droite ou de gauche, on sait s’entendre !

Comme l’ont indiqué les élus de la liste Artisgiani, au cours d’une conférence de presse, “la coalition Galli/Piacentini/UPA a eu tôt fait d’imploser pour des raisons obscures sans doute plus liées à des intérêts personnels qu’à le défense de l’artisanat (...) le bilan de leurs deux années d’activité se solde par une politique méprisable : tension sociale, retard dans la construction de la nouvelle Chambre (...) l’actuel secrétaire général a été mis à pied, révoqué, puis réintégré (...) n’a plus accés à aucun document, ne peut plus exercer sa fonction, il doit s’en référer au Directeur de Cabinet ou à l’audit interne (...) dont le quota supporté par les artisans, avoisine les 100 000 Euro par an ! La fonction inavouée de cet audit est de superviser le fonctionnement administratif de l’ensemble des services, d’animer et coordonner toutes les activités (...) aider les élus dans leurs activités, et veiller à les faire respecter. Ces fonctions sont légalement du ressort exclusif du secrétaire général (...) la liste Une Voix pour l’artisanat a ridiculisé l’artisanat en Haute-Corse”.

Pour les élus nationalistes, il faut changer de cap, et retrouver les chemins qu’ils avaient initiés lors de leur mandature : “Cet outil de travail étant incontournable pour l’avenir de notre artisanat, nous souhaitons vivement que cet établissement (...) retrouve sa sérénité et ses vraies valeurs qui sont le travail et la probité (...) l’artisanat, qui est la première force économique de l’île entend retrouver sa fierté”.

L’artisanat attend un changement, une nouvelle démarche politique gagnante. Il revient donc aux nationalistes de prendre, dès à présent, toute la mesure de l’enjeu, peutêtre dans l’union, afin de rempoter les prochaines élections et ainsi mettre un terme à l’expérience de Toussaint Galli, qui, comble de la bétise devant la situation, se disait, le 15 mars dernier, “fier de son bilan” !

Battì Lucciardi

 

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