Quand la Poste se met au
service du ministère de
l’intérieur pour empêcher
le Comité de défense
d’Yvan Colonna de faire
triompher la vérité...
Le comité a expliqué dans
un communiqué les faits :
Au début du mois d’octobre 2006,
le Comité de soutien à Yvan
Colonna réédite la brochure
« Chronique d’une erreur judiciaire
commanditée ». L’imprimeur est
chargé de mettre sous film plastique
chaque exemplaire et d’acheminer
le lot au centre de tri de Campu di
l’oru pour affranchissement et
expédition.
Le mardi 24 octobre 2006, le responsable
du centre de tri, qui aperçoit
en transparence la photo
d’Yvan Colonna, en réfère à sa hiérarchie,
laquelle refuse de procéder
aux envois, au prétexte « qu’il est
impossible d’affranchir sur film
plastique ».
Le jeudi 26 octobre 2006, la vérité
est toute autre : sous réserve de
« vérification » par la direction
centrale de la Poste (service du
courrier), qui demande à ce qu’on
lui remette un exemplaire non filmé
pour lecture et appréciation du
contenu, l’expédition ne pourrait
pas avoir lieu !
Le Comité de Soutien à Yvan
Colonna et la Ligue des Droits de
l’Homme dénoncent l’instauration
d’une commission de censure au
sein de La Poste et une atteinte à la
liberté de diffusion et d’expression.
Dans son communiqué le comité
pose la question de savoir s’il faut
rappeler que “nombre de journaux
ont publié à leur une, depuis 1999,
la photo d’Yvan Colonna, souvent
accompagnée de commentaires portant
sans retenue atteinte à la présomption
d’innocence ? Le comité
de soutien à Yvan Colonna se
réserve le droit après avoir alerté
l’opinion sur cette opération de censure
exercée par un service public,
d’entamer toute poursuite judiciaire
à l’encontre de la Poste.”
Une atteinte de plus aux droits de
la défense, à la présomption d’innocence.
Pourtant, il faudra bien un
jour se rendre compte de la vérité,
c’est-à-dire qu’Yvan Colonna n’a
rien à voir avec l’affaire Erignac,
tout comme il n’y avait pas de piste
intellectuelle.