A lotta per a libertà di u nostru populu cuntinueghja !
Dans un communiqué authentifié, reçu le 27 juin dernier
par nos confrères de France 3 Corse, le FLNC analyse la
situation politique de la Corse, suite à l'élection de
Nicolas Sarkozy. Pour le Front, l'actuel gouvernement a le
choix entre deux options : continuer dans la voie répressive
ou ouvrir le débat politique, sans exclusive, en vue
d'une véritable solution au problème corse. Il appelle
également l'ensemble des nationalistes au pragmatisme
et à l'union stratégique, afin de rendre le mouvement
national comme une alternative incontournable au système.
U Ribombu publie les principaux extraits de cette
communication.
" La France hérite d'un nouveau gouvernement dont la
maxime de son action à venir est de se reposer sur une
supposée " rupture ". Ce nouveau gouvernement aura lui
aussi à traiter la question corse telle qu'elle se pose
depuis des décennies. Deux principales options lui sont
possibles :
" La première, s'appuie sur l'emploi de la répression avec
pour volonté la neutralisation de l'aspiration de la communauté
corse à exprimer et faire évoluer son identité.
Ce choix a déjà montré ses limites et ses impasses, et est
en totale inadéquation avec cette constitution européenne
avec laquelle la France prétend se projeter.
" La seconde s'appuie sur la mise en place d'un processus
politique réalisé avec pour objectifs une solution politique
conséquente permettant à terme la reconnaissance
du Peuple Corse et sa disposition à choisir librement son
cadre politique institutionnel.
Cette dernière approche s'insère tout naturellement
dans le courant des évolutions qui s'érige actuellement
en Europe comme, d'une part, la prise en considération
des peuples et nations composant cet espace, et, d'autre
part, la résolution des conflits en cours découlant de ces
peuples et nations niés par des Etats oppresseurs.
La Corse, NATION HISTORIQUE du bassin méditerranéen
ne peut échapper à cette logique.
Le nouveau gouvernement français dispose aujourd'hui
de nouvelles conditions politiques pour substituer à
l'immobilisme et au blocage un dialogue politique ouvert
à toutes les composantes de la société corse pour mettre
un terme au conflit ".
Dans une seconde partie le FLNC s'adresse aux
organisations nationalistes en les appelant notamment à
l'unité. Il déclare que " le mouvement national, à travers
toutes ces composantes, doit lui aussi faire preuve d'une
intelligible maturité sur tous les espaces de résistances,
de construction et d'identification, en affirmant une
UNITE STRATEGIQUE susceptible à la fois de traduire une
alternative politique pérenne et d'écarter toute velléité
de troisième voie.
Le constat de faillite généralisée, couplée à la négation
historique d'une communauté de droit doit inciter
chacun à faire preuve de responsabilité. Nous rappelons
que nous sommes prêts à prendre les nôtres dès lors que
les éléments pour une réelle avancée constructive se
mettent en place ".
Le FLNC conclue par " un salut fraternel à toutes les
victimes de la répression politique et plus
particulièrement à tous les prisonniers politiques. Le sort
imposé à Dumenicu Pasqualaggi rappelle (…)
l'acharnement quotidien et inhumain dont ils sont
sujets ".
Dans son communiqué, Le Front revendique également
plusieurs actions clandestines contre des villas, des
services de l'Etat - trésoreries, affaires maritimes,
gendarmeries - l'attentat de Marseille, contre une
agence bancaire de la Caisse d'Epargne, la veille du 1er
tour des présidentielles, ainsi qu'une tentative contre un
commissariat parisien du XVIIIe arrondissement.
Battì Lucciardi