Accolta

Accolta Cap'articulu Attualità Pulitica Ghjustizia Internaziunale I Prigiuneri Fiure Cultura Abbunamentu Cuntatti Ligame

Le FLNC communique


Ce communiqué à été envoyé à France 3 Corse qui l'a autentifié et réexpédié à certaines rédactions. Pour notre part, nous l'avons récupéré sur le site Internet de Alta Frequenza (http://www.alta-frequenza. com/communique/FLNC-UC_111005.jpg) qui diffuse une copie de l'original.

Après avoir revendiqué le tir à la roquette contre la préfecture d'Aiacciu, le FLNC explique :
"Par cette action politico-militaire nous avons clairement signifié aux yeux de l'opinion publique corse, française et internationale la responsabilité de l'Etat français dans l'actuel conflit social.

Outre le fait de brader à des capitaux privés une compagnie maritime publique, le gouvernement français s'oppose tout autant à la mise en place d'une compagnie régionale corse, réfutant le droit aux Corses (à) la maîtrise de leurs moyens de transports, les écartant de facto du développement économique de cette île, étape essentielle vers la souveraineté nationale.

Pour contrer cette légitime aspiration qui répond également à un grand nombre de préoccupations sociales, ce même gouvernement n'a pas hésité à instrumentaliser toutes ses marionnettes de service dont la provocante déclaration du 7 octobre situe clairement l'écrasante responsabilité d'incurie comme de servitude, figeant un contexte déjà bien conflictuel. Ce parterre d'élus soumis et retournés sous la houlette du gouverneur LEMAS, préfet de circonstance et véritable inquisiteur, ne pourra jamais décider de l'avenir de notre terre. Au même titre que nous combattons par des actions appropriées le colonialisme français, l'actuelle situation nous oblige à envisager d'intervenir contre ce genre d'individu dont l'Histoire ne retiendra que la traîtrise.

La mobilisation populaire doit se renforcer sur les véritables enjeux politiques et sociaux d'une Corse maître de sa terre, de son économie, de sa langue et de son avenir.

Que tout un chacun se souvienne ! Déjà en 1975 à Aleria, lors de l'occupation de la cave Depeille, le gouvernement français envoyait son armée comme il le fait aujourd'hui face à des syndicalistes, démontrant le mépris qu'il porte pour notre communauté au bénéfice d'une vaste escroquerie profitant à des groupes affairistes qui lui sont très proches.

Nous saurons rester vigilants, et imposerons notre présence politicomilitaire sur tous les terrains de lutte.

Nous apportons notre soutien à tous les militants emprisonnés et à toutes les victimes de la répression coloniale.

A' populu fattu, bisognu à marchjà."

 

Sur le même thème

© U Ribombu Internaziunale — 2006