Dans un communiqué de presse le CAR a
dénoncé et condamné les nouvelles rafles de
militants nationalistes qui se sont déroulés
mardi 16 janvier.
Au lendemain de l’imposante manifestation unitaire de
Bastia, l’Etat Français à travers son ministre candidat a
décidé de reprendre la main en lançant une nouvelle
offensive répressive et tente ainsi de faire échec à la
grande espérance que le succès populaire de cette
manifestation a fait naître dans notre peuple.
Le CAR a apporté son total soutien aux militants et à
leurs familles dont certains se sont investis dans la
défense des prisonniers politiques aux travers d’une
juste cause humanitaire et qui font l’objet aujourd’hui
d’intolérables et inadmissibles intimidations policières.
Enfin le CAR a appelé tous ses militants et sympathisants
à se joindre aux rassemblements devant le commissariat
d’Aiacciu, pour faire barrage à la politique du
pire qui reste la priorité des objectifs gouvernementaux
et dont le bruit des bottes de l’appareil répressif s’en fait
l’écho. Finalement après deux jours de garde-à-vue, les
porte-parole de A Riscossa Paisana et les militants de A
Chjama Naziunale ont été relâchés sans qu’aucune
charge ne soit retenue contre eux.
Le cas Ulivieru Orsini
Le 9 octobre dernier, le Juge de l’Application des
Peines parisien qui a désormais en charge tous les dossiers
des prisonniers politiques a ordonné la mise en
semi-liberté d’Ulivieru Orsini. A ce moment, Ulivieru
avait déjà effectué deux ans et demi de détention sur
cinq. Avec les remises de peines, il lui restait donc un
an à faire. Il pouvait donc bénéficier de cette mesure de
semi-liberté depuis de nombreux mois, et cette décision
n’était pas un cadeau mais la simple application à
minima de la loi.
Seul le procureur de la République pouvait s’opposer à
cette mesure en faisant appel dans les 24 heures, ce qui
n’a pas été le cas.
Contre toute attente, c’est au bout de 6 jours que le
procureur a décidé de s’opposer à cette décision en faisant
appel. Cet appel étant hors délai suspensif, Ulivieru
Orsini a pu regagner la Corse et commencer sa période
de semi-liberté (Ulivieru Orsini est libre la journée et
les week-end, mais doit rentrer dormir au CD de Borgu
les jours de semaine). Il a repris son travail au sein de
son entreprise de couverture et a retrouvé sa compagne
et son fils.
Mercredi 10 janvier, la cour d’appel de Paris examinera
le dossier alors qu’Ulivieru travaille et vit avec sa
famille depuis plus de trois mois.
Pour le CAR, toute autre décision qu’une confirmation
du jugement du 9 octobre serait considérée comme une
provocation. Le CAR restera vigilant et ne comprendrait
pas que l’on empêche de travailler Ulivieru Orsini
et qu’on le prive de nouveau de sa famille.
Francescu Albertini