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Articulu di u numaru 22, farraghju di u 2007


L’actualité du CAR



Dans un communiqué de presse le CAR a dénoncé et condamné les nouvelles rafles de militants nationalistes qui se sont déroulés mardi 16 janvier.

Au lendemain de l’imposante manifestation unitaire de Bastia, l’Etat Français à travers son ministre candidat a décidé de reprendre la main en lançant une nouvelle offensive répressive et tente ainsi de faire échec à la grande espérance que le succès populaire de cette manifestation a fait naître dans notre peuple. Le CAR a apporté son total soutien aux militants et à leurs familles dont certains se sont investis dans la défense des prisonniers politiques aux travers d’une juste cause humanitaire et qui font l’objet aujourd’hui d’intolérables et inadmissibles intimidations policières.

Enfin le CAR a appelé tous ses militants et sympathisants à se joindre aux rassemblements devant le commissariat d’Aiacciu, pour faire barrage à la politique du pire qui reste la priorité des objectifs gouvernementaux et dont le bruit des bottes de l’appareil répressif s’en fait l’écho. Finalement après deux jours de garde-à-vue, les porte-parole de A Riscossa Paisana et les militants de A Chjama Naziunale ont été relâchés sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux.


Le cas Ulivieru Orsini

Le 9 octobre dernier, le Juge de l’Application des Peines parisien qui a désormais en charge tous les dossiers des prisonniers politiques a ordonné la mise en semi-liberté d’Ulivieru Orsini. A ce moment, Ulivieru avait déjà effectué deux ans et demi de détention sur cinq. Avec les remises de peines, il lui restait donc un an à faire. Il pouvait donc bénéficier de cette mesure de semi-liberté depuis de nombreux mois, et cette décision n’était pas un cadeau mais la simple application à minima de la loi.

Seul le procureur de la République pouvait s’opposer à cette mesure en faisant appel dans les 24 heures, ce qui n’a pas été le cas.

Contre toute attente, c’est au bout de 6 jours que le procureur a décidé de s’opposer à cette décision en faisant appel. Cet appel étant hors délai suspensif, Ulivieru Orsini a pu regagner la Corse et commencer sa période de semi-liberté (Ulivieru Orsini est libre la journée et les week-end, mais doit rentrer dormir au CD de Borgu les jours de semaine). Il a repris son travail au sein de son entreprise de couverture et a retrouvé sa compagne et son fils.

Mercredi 10 janvier, la cour d’appel de Paris examinera le dossier alors qu’Ulivieru travaille et vit avec sa famille depuis plus de trois mois.

Pour le CAR, toute autre décision qu’une confirmation du jugement du 9 octobre serait considérée comme une provocation. Le CAR restera vigilant et ne comprendrait pas que l’on empêche de travailler Ulivieru Orsini et qu’on le prive de nouveau de sa famille.

Francescu Albertini

 

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