Plus de 200 militants
de la démarche
de refondation,
qui regroupe CNI,
U Rinnovu, Fronte
Pupulare et Strada
Diritta, se sont réunis
en Cunsulta le
28 septembre à
l’Université de Corti.
Une nouvelle étape
car plusieurs orientations
d’importance ont été adoptées à l’unanimité des personnes
présentes. Un pas supplémentaire vers l’union des souverainistes
et des indépendantistes.
Les différentes composantes
de la démarche de la
refondation ont la volonté
de créer un mouvement populaire,
pluraliste, rénové et unifié,
se reconnaissant dans le
concept de Lutte de Libération
Nationale. En effet, déjà unies
depuis plusieurs semaines, pour
l’organisation des dernières
Ghjurnate Internaziunale ou
dans des actions de terrain
retentissantes (BNP ou affaire
Clavier), il était devenu indispensable
d’identifier au mieux
la démarche auprès de l’opinion
publique, afin de favoriser
l’émergence de la dynamique.
C’est pourquoi il a été notamment
proposé une mise en sommeil
immédiate des organisations
adhérentes et la création
d’une nouvelle organisation
fédératrice. Plusieurs noms ont
été évoqués (Corsica è Libertà,
Corsica Suvrana…) et c’est finalement
celui de « Corsica
Libera » qui a été choisi par
près de 100 voix. Un nom symbolique
qui témoigne de la
volonté des militants de porter
jusqu’à son terme le combat
émancipateur du peuple corse.
Un caractère international indéniable,
«Free Corsica», qui rappelle
l’objectif clair de souveraineté
d’une communauté culturelle
et historique sous tutelle.
La phase de construction du
nouveau mouvement se poursuivra
jusqu’en janvier 2009,
date de son congrès fondateur.
Dans l’attente, «Corsica Libera»
sera impulsée par une
Coordination Provisoire et veut
d’ores et déjà être une organisation
de terrain, avec la section
comme base de son fonctionnement.
L’objectif est de favoriser
le retour du plus grand monde
au militantisme, et il sera impératif
d’avoir un large réseau
pour un maillage complet du
territoire. Au-delà des villes,
dans chaque village, «Corsica
Libera» se doit d’avoir un représentant pour s’ancrer pleinement
dans la réalité politique et
sociale. «Corsica Libera» a
comme ambition de proposer
une alternative au système
actuel par un projet politique
révolutionnaire et pragmatique
au service des intérêts collectifs
du peuple corse. Par ailleurs,
dès janvier, sera présentée une
feuille de route, en vue d’une
solution politique négociée au
problème corse. La Corse ne
peut rester en marge de ce qui
se fait dans le reste de l’Europe,
et notamment dans les îles de
Méditerranée Occidentale. Elle
a besoin de se responsabiliser et
de se gouverner afin de faire
valoir ses droits et choisir ses
orientations sans passer par un
filtre parisien conservateur.
C’est pour cela que «Corsica
Libera» n’est pas un regroupement
en vue d’une élection à
venir mais un mouvement dont
la politique et la philosophie
visent un projet gouvernemental
souverain pour la Corse.
Dans l’immédiat, les militants
de « Corsica Libera » ont cerné
les problèmes les plus urgents
comme la décorsisation des
emplois et de l’économie, la
spoliation de la terre, les problèmes
sociaux, la question de
la langue et la répression. A ce
titre, plusieurs revendications
ont été établies : la création
d’une citoyenneté corse prélude
à la nationalité corse, la volonté
de contraindre les banques et
les grans groupes de distribution,
le retrait du PADDUC, l’officialisation
de la langue corse
et la libération des prisonniers.
En ce 28 septembre, les nationalistes
ont démontré leur sens
des responsabilités devant le
peuple et l’histoire. Il y a une
volonté affirmée de construire
un avenir commun au service
de la Nation. La Corse n’a que
trop souffert des tergiversations
de Paris, des clans ou de celles du
Mouvement National. Deux siècles
après Paoli, dans son sillage,
construisons ce parti de la Corse
au seul service de ses intérêts collectifs
et nationaux. Donnons à la
Corse un statut de Nation indépendante
: Femu a Nazione,
femu una Corsica Libera !
Battì Lucciardi