Accolta

Accolta Cap'articulu Attualità Pulitica Ghjustizia Internaziunale I Prigiuneri Fiure Cultura Abbunamentu Cuntatti Ligame


Articulu di u numaru 37, Ottobre di u 2008


Ghjè nata «Corsica Libera»

L’union retrouvée des nationalistes corses



Plus de 200 militants de la démarche de refondation, qui regroupe CNI, U Rinnovu, Fronte Pupulare et Strada Diritta, se sont réunis en Cunsulta le 28 septembre à l’Université de Corti. Une nouvelle étape car plusieurs orientations d’importance ont été adoptées à l’unanimité des personnes présentes. Un pas supplémentaire vers l’union des souverainistes et des indépendantistes.

Les différentes composantes de la démarche de la refondation ont la volonté de créer un mouvement populaire, pluraliste, rénové et unifié, se reconnaissant dans le concept de Lutte de Libération Nationale. En effet, déjà unies depuis plusieurs semaines, pour l’organisation des dernières Ghjurnate Internaziunale ou dans des actions de terrain retentissantes (BNP ou affaire Clavier), il était devenu indispensable d’identifier au mieux la démarche auprès de l’opinion publique, afin de favoriser l’émergence de la dynamique.

C’est pourquoi il a été notamment proposé une mise en sommeil immédiate des organisations adhérentes et la création d’une nouvelle organisation fédératrice. Plusieurs noms ont été évoqués (Corsica è Libertà, Corsica Suvrana…) et c’est finalement celui de « Corsica Libera » qui a été choisi par près de 100 voix. Un nom symbolique qui témoigne de la volonté des militants de porter jusqu’à son terme le combat émancipateur du peuple corse.

Un caractère international indéniable, «Free Corsica», qui rappelle l’objectif clair de souveraineté d’une communauté culturelle et historique sous tutelle. La phase de construction du nouveau mouvement se poursuivra jusqu’en janvier 2009, date de son congrès fondateur.

Dans l’attente, «Corsica Libera» sera impulsée par une Coordination Provisoire et veut d’ores et déjà être une organisation de terrain, avec la section comme base de son fonctionnement. L’objectif est de favoriser le retour du plus grand monde au militantisme, et il sera impératif d’avoir un large réseau pour un maillage complet du territoire. Au-delà des villes, dans chaque village, «Corsica Libera» se doit d’avoir un représentant pour s’ancrer pleinement dans la réalité politique et sociale. «Corsica Libera» a comme ambition de proposer une alternative au système actuel par un projet politique révolutionnaire et pragmatique au service des intérêts collectifs du peuple corse. Par ailleurs, dès janvier, sera présentée une feuille de route, en vue d’une solution politique négociée au problème corse. La Corse ne peut rester en marge de ce qui se fait dans le reste de l’Europe, et notamment dans les îles de Méditerranée Occidentale. Elle a besoin de se responsabiliser et de se gouverner afin de faire valoir ses droits et choisir ses orientations sans passer par un filtre parisien conservateur. C’est pour cela que «Corsica Libera» n’est pas un regroupement en vue d’une élection à venir mais un mouvement dont la politique et la philosophie visent un projet gouvernemental souverain pour la Corse.

Dans l’immédiat, les militants de « Corsica Libera » ont cerné les problèmes les plus urgents comme la décorsisation des emplois et de l’économie, la spoliation de la terre, les problèmes sociaux, la question de la langue et la répression. A ce titre, plusieurs revendications ont été établies : la création d’une citoyenneté corse prélude à la nationalité corse, la volonté de contraindre les banques et les grans groupes de distribution, le retrait du PADDUC, l’officialisation de la langue corse et la libération des prisonniers.

En ce 28 septembre, les nationalistes ont démontré leur sens des responsabilités devant le peuple et l’histoire. Il y a une volonté affirmée de construire un avenir commun au service de la Nation. La Corse n’a que trop souffert des tergiversations de Paris, des clans ou de celles du Mouvement National. Deux siècles après Paoli, dans son sillage, construisons ce parti de la Corse au seul service de ses intérêts collectifs et nationaux. Donnons à la Corse un statut de Nation indépendante : Femu a Nazione, femu una Corsica Libera !

Battì Lucciardi

 

Sur le même thème

© U Ribombu Internaziunale — 2008