Les militants de Corsica Nazione Indipendente se sont retrouvés en cunsulta à Corti pour
préparer les prochaines Ghjurnate Internaziunale.
Corsica Nazione Indipendente
a tenu le 16 juillet une cunsulta
ayant pour objet la préparation
des Ghjurnate Internaziunale
di Corti. Le point a été fait sur la politique
d’union, et sur la nécessité, largement
affirmée par les militants, de
la concilier avec l’affirmation du discours
propre à chaque organisation,
notamment celui de Corsica Nazione
Indipendente. En effet, il ne serait
pas positif de voir celui-ci édulcoré :
l’option indépendantiste sera clairement
affichée dans les semaines à
venir, et notamment lors des
Ghjurnate. Face à l’intransigeance de
l’Etat français et à la servilité de leurs
laquais locaux, il n’est pas sérieux de
parler encore de main tendue, ou de
demander aux clandestins – comme
le font certains de nos alliés –
d’abandonner leur combat.
Désormais, chacun est face à ses responsabilités,
et, en ce qui concerne
le mouvement
national, l’heure
est indiscutablement
à la lutte.
Défense de la
langue, corsisation
des emplois,
situation des prisonniers
politiques,
demeurent
plus que jamais à
l’ordre du jour. De
même que la solidarité
entre les
nations sans Etat
sous domination
française, qui
prend cette année
une forme solennelle
avec une
déclaration commune
qui fera date. Mais en ce qui
concerne l’actualité corse, le thème
majeur pour les semaines et les mois
à venir sera constitué par la
démarche de spoliation dont les
Corses sont actuellement victimes :
leur terre passe chaque jour davantage
entre des mains étrangères et ils
ne trouvent, souvent, même plus les
moyens de loger leurs enfants dans
leur propre village ! Cette situation
sera bientôt aggravée par l’institution
de l’Agence foncière et l’abrogation
de l’arrêté Miot déjà votée à Paris.
Dans ce contexte, dramatique à
maints égards, la plupart des élus
sont aux abonnés absents, quand ils
ne sont pas complices des agresseurs
de leur peuple. Les nationalistes sont
actuellement – même s’ils le déplorent
– les seuls défenseurs des intérêts
corses. Ils se doivent d’assumer
cette lourde responsabilité car, s’ils
s’y refusent, personne ne le fera à
leur place.
Antone Alerini