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Articulu di u numaru 34, Lugliu di u 2008


Detti, puttachji...



Les doutes du juge Courroye

Le juge Courroye, devenu aujourd'hui Procureur de Nanterre, a récemment donné une interview au Figaro au sujet de l'affaire Marc Machin, dans laquelle une révision du procès est envisagée. Il y déclare notamment : " Quoi qu'il en soit, il est important d'avoir, en toute situation, la culture du doute." Chacun se souvient comme il avait été assailli par le doute dans les affaires qu'il avait instruites chez nous. Peut-être que la variété de doute qu'il cultive ne s'épanouit pas volontiers sous le soleil de Corse ? Question de climat sans doute...


Un CRS cannibale

Lors des incidents ayant marqué la conférence de presse du CAR à Bastia, le 14 juillet, la brutalité policière a pris un tour inattendu. Une arme nouvelle a été utilisée à l'encontre des manifestants : la morsure du CRS. Des analyses médicales ont été prescrites par un vétérinaire bastiais, afin de vérifier si l'individu en question n'était pas porteur du virus de la rage.


LPB : la voix de son maître

Dans son numéro 224 de la semaine du 31 mai au 8 juin, Le Petit Bastiais accordait une pleine page aux derniers rebondissements dans le dossier de la reconstruction du stade de Furiani sous le titre sans équivoque : « La mise au point de l’agglomération bastiaise ». L’article ne laissait alors aucune place à la contradiction et développait intégralement la version de la C.A.B. On aurait alors pu s’attendre dans le numéro de la semaine suivante à un article sur le même sujet après l’occupation des locaux de ladite CAB par les supporters de Bastia 1905 et des rassemblements qui s’en suivirent. Et bien non. Pas un traitre mot… Pour un journal domicilié au sein même du Parc technologique Futura, la merveille de Milou, quoi de plus naturel en soi comme dirait l’autre.


Les bons comptes de Jean-François Baccarelli

Satisfait de ces résultats lors des dernières consultations électorales sur la ville de Bastia, Jean-François Baccarelli, représentant local du Mouvement Ecologiste Indépendant (MEI) d’Antoine Waechter, annonçait par voie de presse la création d’une plate-forme en vue des prochaines échéances municipales intitulée « Bastia Capitale 2014 ». A l’aide de son arithmétique… particulière c’est qu’il a des chances d’être élu maire. En effet, Jean-François a trouvé la parade, pour mettre toutes les chances de son côté il va présenter des candidats dans tous les cantons de la ville. Cette année déjà alors qu’au niveau du scrutin municipal il a récolté 397 suffrages sur son nom, il revendique 825. Pourquoi 825 ? Eh bien en fait on en sait trop rien puisque même en additionnant les suffrages de ses compères Canioni et Isetti respectivement candidats dans les IIe et Ve cantons on arrive seulement à 802. Mais l’idée est là. Et oui, il est comme ça Jean-François, avec lui les morts ne votent pas mais les vivants votent deux fois… Ce qui explique peut-être pourquoi cet ancien membre de Voce Populare s’est converti au zuccarellisme lors du second tour des municipales…


A strana scurdanza d’Arritti

Vultava Arritti in u so numaru di u 12 à u 18 di ghjungnu nantu à l’iniziativa porta da e donne di l'Àssemblea à prò di a lingua corsa è di a rivindicazione di mezi ghjuridichi per quella. Ammintendu à principiu di l’articulu e parsone prisente è u gruppu raprisintatu, u ridattore (o a ridattrice ?) scurdava à Véronique Sciaretti eletta di Corsica Nazione Indipendente. Stranu quand’omu tratta dopu d’accunsentu è di vote unanimu. Saria duvintatu cusì pessimu di frequentà l’indipendentisti, ancu in fatti di lingua ?


Ce bon Monsieur Pierre

C’est l’édition du 15 juin de notre quotidien unique préféré qui nous annonce le lancement de la première campagne de collecte des déchets médicaux. Elle est orchestrée par l’association des diabétiques de la région corse dont le président est Pierre Deplanque, l’homme que l’on peut manquer au centre de la photo avec ses lunettes à la Lagerfeld, le style en moins… Il paraît sympathique et a bonne presse ces derniers temps, le mois dernier apparaissait-il ainsi aux côtés de Sauveur Gandolfi-Scheit, tandis que ce mois-ci il s’affiche au près de Jean-François Baccarelli.

Pensez-vous donc, quoi de plus normal, cet homme s’active dans le milieu médical, qui est loin d’être parfait en Corse. È megliu face… Car Pierre Deplanque a un parcours bien plus qu’atypique dans l’art du retournement de veste et de l’instabilité politique, ou de l’instabilité tout court… Avec néanmoins une constante qui le fait naviguer de la droite extrême à l’extrême droite. Ce sympathique Monsieur Pierre, policier de profession a d’abord gravité dans les milieux du Front-National Police dont il participera au relooking version Front fédéral des policiers, nous sommes au milieu des années 90. Arrivé en Corse il fondera son propre syndicat couleur local Azzione Pulizza Corsa ! Mais sa « carrière » politique a certainement une saveur encore plus particulière : en 1995 il est élu conseiller municipal RPR à Pierrefitte en Seine-Saint-Denis, avant d’adhérer en 1996 au FN, qu’il quitte pour le RPF de Pasqua et De Villiers avant de passer par le MNR de Mégret, puis au MPF version De Villiers en solo, avant de rejoindre de nouveau le FN dettu « Fiamma Corsa » en 2006 ! Puis d’être pressenti pour représenter le mouvement Alternative Libérale aux législatives de 2007 avant que celui-ci ne s’aperçoive qu’il avait affaire à un militant de la « Droite Nationale », pas très recommandable… Entre temps avec des amis il crée une association qu’il appelle tantôt «Mouvement Pour une Corse Chrétienne», «Rassemblement Nation Française» ou encore «Cuncolta Nazione Francese» avec laquelle il prévoit de présenter des candidats aux municipales de 2008 avant de se raviser…

Vous pouvez trouver sur internet des vestiges de cette bande de joyeux drilles qui n’auront pas hésité à s’approprier le logo d’Indipendenza pour l’utiliser au milieu d’un drapeau bleu-blanc-rouge. En espérant que ce bon Monsieur Pierre daigne se cantonner dans son honorable combat dans le secteur de la santé publique… dans le cas contraire vous retrouverez la suite de ces aventures dans un prochain numéro du Ribombu. Alè o Pè ! Ventu in poppa è bon viaghju !

  • http://membres.lycos.fr/musiquevideo/

  • http://pierredeplanque.centerblog.net



  • La fondation Chirac et les langues « menacées »

    L’anzianu Prisidente Chirac hà annunziatu pocu fà a criazione di a so «Fundazione». Frà mezu à tutte e so fine truvemu a difesa di e lingue è culture minacciate. Ghjè cusì « Jacquot », li piacenu e lingue, e culture, i populi, ma soprattutti quelli luntani. Ùn prununziava micca qualchì anni fà un discorsu trimendu à favore di i populi amerindiani ? Chì tanti Las Casas ! Ma per e lingue minurate chì campanu in u tarritoria francese poca vulintà. Nantu à u «cartulare corsu» lacava a manu à u tintu di Debré. Tandu, avaria pussutu mette in pratica i so detti… Ma à «Jacquot» e lingue li piacenu dinù una volta morte, o per more, quand’elle ponu vene à aghjustassi à a so cullizzione di u so museu di u Quai Branly, tandu sì ! Cù a so Fundazione hà da lancià un prugramma linguisticu chì si chjama «Sorosoro». In Akari una lingua di u Vanuatu, oghje parlatu solu da 8 parsone vole dì «Soffiu, Parolla». Ma ùn t’inchietà o Jacquot, unu d’issi ghjorni noi dinù pudaremu cuncorre per avè u nostru prugramma Soffiu Parolla. Ma scusaci, soca chì tù ùn lu viderai micca…

     

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