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Furiani, sempre in memoria |
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18 morts, des milliers de blessés, et un peuple meurtri à jamais. 17 ans après le drame, ce sont toujours les mêmes interrogations qui reviennent à l'esprit, mais aussi les mêmes traumatismes qui durent ou les mêmes souvenirs qui persistent. Des questions sans réponses, d'autant plus que le procès en 1994 est passé à côté de l'essentiel et a renforcé, auprès des familles, un sentiment d'injustice. Un drame qui a également mis en lumière un manque criant d'infrastructures dont la Corse a besoin et a droit. A ce titre, il est triste de constater, qu'en 2009, le chantier de la reconstruction du stade Armand Cesari n'est pas terminé, et que l’on continue à se heurter à des problèmes administratifs, des postulats d'élus… mais aussi à des magouilles. Tout cela entretient une cicatrice mal refermée, une plaie béante, dans les coeurs. Près de 20 ans plus tard, rien n'a changé ou presque. La question de la reconstruction de Furiani traîne en longueur, alors qu'ailleurs, en France, en Europe, en quelques mois, des enceintes plus importantes sortent de terre. Malgré les tragédies, force est de constater que la Corse reste engluée dans un sous-développement pour lequel les collectivités, régionales ou d'Etat, les élus et les fonctionnaires, n'ont pas, ou ne veulent peut-être pas, de véritables solutions. Le dossier de Furiani est un symbole, triste, de la réalité insulaire : « un dispettu per i morti, un casticu per i vivi ». Battì Lucciardi | ||
© U Ribombu Internaziunale — 2009 |