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Articulu di u numaru 27, lugliu di u 2007


LE F.L.N.C. - U.C. se positionne



Le dernier et récent communiqué du F.L.N.C - U.C., dont " Arritti " (numéro 2048 du 05/07/07) publie un large extrait dans son dernier numéro délivre un message clair auquel le nouveau gouvernement français devra irrémédiablement répondre. Un message qui suppose deux pistes et qui rappelle que l'organisation en question garde toujours le sens des responsabilités.

Deux pistes…


En supposant et identifiant deux pistes, le F.L.N.C. - U.C. rappelle une constante de l'histoire moderne de la revendication nationale corse. A savoir que cette revendication peut être confrontée soit à la répression militaire, policière et judiciaire, soit à la possibilité d'un dialogue propice à la mise en place d'une solution politique négociée.


L'impasse…

La répression est tout naturellement qualifiée comme " un choix qui a déjà montré ses limites et ses impasses ". Elle est surtout expliquée comme " en totale inadéquation avec cette construction européenne dans laquelle la France prétend se projeter ". Il n'en reste pas moins que, en l'état actuel, le nouveau gouvernement reste étrangement muet sur le sujet, sauf à analyser que les arrestations et interrogatoires quotidiens, suivis quelquefois de déportations témoignent de la pérennité de cette volonté répressive.

Si tel est le cas, au-delà des coups d'éclats conjoncturels policiers et judiciaires, la question et sa problématique demeurent entières, engendrant inévitablement à terme des tensions antagonistes et de nouveaux drames.


Dépasser l'actuelle situation

L'autre potentialité est que le nouveau gouvernement français, à l'instar de ce que la Corse a déjà connu prenne une initiative politique conséquente. Le F.L.N.C. - U.C. est clair sur ce sujet : " le nouveau gouvernement dispose aujourd'hui de nouvelles conditions politiques pour substituer à l'immobilisme et au blocage un dialogue politique ouvert à toutes les composantes de la société corse et mettre un terme au conflit ".

La priorité pour le Mouvement National, surtout pour le Mouvement de libération Nationale, est d'ouvrir de véritables négociations politiques pour une véritable sortie de crise. C'est-à-dire, de ne pas répéter les pièges parfois meurtriers, de 1981 et 1990, et surtout les erreurs du dit processus de Matignon ou un des fondamentaux, la reconnaissance en droit du peuple corse, a été dévalorisé et relayé à on ne sait quel plan au profit d'un octroi statutaire expérimental aujourd'hui rendu inopérant par l'incapacité de la classe politique actuelle à s'en servir…


Quel avenir ?

La question reste posée. Le nouveau gouvernement français d'une part, le Mouvement National d'autre part, la société corse enfin, peuvent , si ils en ont la volonté et surtout l'intelligence, privilégier l'optique d'un règlement du fait national corse.

L'enjeu réside dans les capacités respectives de vouloir et de pouvoir proposer des pistes exploratoires pour aboutir à ce règlement.

Le F.L.NC - U.C.., à son niveau, a donné la mesure et l'urgence de la situation. A chacun désormais - et une nouvelle fois - de prendre ses responsabilités avec l'espérance qu'elles soient de nature à aboutir enfin, selon un plan bien précis, à la prise en compte dans toute sa dimension de l'aspiration nationale corse.

Ulivieru SAULI

 

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