Le dernier et récent communiqué du F.L.N.C -
U.C., dont " Arritti " (numéro 2048 du 05/07/07)
publie un large extrait dans son dernier
numéro délivre un message clair auquel le
nouveau gouvernement français devra irrémédiablement
répondre. Un message qui suppose
deux pistes et qui rappelle que l'organisation en question
garde toujours le sens des responsabilités.
Deux pistes…
En supposant et identifiant deux pistes, le F.L.N.C. -
U.C. rappelle une constante de l'histoire moderne de la
revendication nationale corse. A savoir que cette revendication
peut être confrontée soit à la répression militaire,
policière et judiciaire, soit à la possibilité d'un dialogue
propice à la mise en place d'une solution politique
négociée.
L'impasse…
La répression est tout naturellement qualifiée comme "
un choix qui a déjà montré ses limites et ses impasses ".
Elle est surtout expliquée comme " en totale inadéquation
avec cette construction européenne dans laquelle la
France prétend se projeter ". Il n'en reste pas moins que,
en l'état actuel, le nouveau gouvernement reste étrangement
muet sur le sujet, sauf à analyser que les arrestations
et interrogatoires quotidiens, suivis quelquefois de
déportations témoignent de la pérennité de cette
volonté répressive.
Si tel est le cas, au-delà des coups d'éclats conjoncturels
policiers et judiciaires, la question et sa problématique
demeurent entières, engendrant inévitablement à terme
des tensions antagonistes et de nouveaux drames.
Dépasser l'actuelle situation
L'autre potentialité est que le nouveau gouvernement
français, à l'instar de ce que la Corse a déjà connu
prenne une initiative politique conséquente. Le F.L.N.C.
- U.C. est clair sur ce sujet : " le nouveau gouvernement
dispose aujourd'hui de nouvelles conditions politiques
pour substituer à l'immobilisme et au blocage un dialogue
politique ouvert à toutes les composantes de la
société corse et mettre un terme au conflit ".
La priorité pour le Mouvement National, surtout pour le
Mouvement de libération Nationale, est d'ouvrir de véritables
négociations politiques pour une véritable sortie
de crise. C'est-à-dire, de ne pas répéter les pièges parfois
meurtriers, de 1981 et 1990, et surtout les erreurs
du dit processus de Matignon ou un des fondamentaux, la
reconnaissance en droit du peuple corse, a été dévalorisé
et relayé à on ne sait quel plan au profit d'un octroi
statutaire expérimental aujourd'hui rendu inopérant par
l'incapacité de la classe politique actuelle à s'en servir…
Quel avenir ?
La question reste posée. Le nouveau gouvernement
français d'une part, le Mouvement National d'autre part,
la société corse enfin, peuvent , si ils en ont la volonté
et surtout l'intelligence, privilégier l'optique d'un règlement
du fait national corse.
L'enjeu réside dans les capacités respectives de vouloir
et de pouvoir proposer des pistes exploratoires pour
aboutir à ce règlement.
Le F.L.NC - U.C.., à son niveau, a donné la mesure et
l'urgence de la situation. A chacun désormais - et une
nouvelle fois - de prendre ses responsabilités avec l'espérance
qu'elles soient de nature à aboutir enfin, selon un
plan bien précis, à la prise en compte dans toute sa
dimension de l'aspiration nationale corse.
Ulivieru SAULI