Antoine Marchini est un prisonnier politique. Du fond de sa cellule, il a voulu mettre à
profit son temps pour travailler et produire un livre de grande qualité qui fera référence
dans les histoires du nationalisme corse. Un travail exemplaire réalisé dans des conditions
très difficiles.
C’est Edmond Simeoni qui
a signé la préface de ce livre.
Il s’en explique en disant
qu’il a accepté de préfacer ce
livre car il a “pris connaissance
d’autres écrits publiques
d’Antoine Marchini,
notamment en novembre
2003 ; son choix est clair, il
a appelé à l’arrêt de la violence
clandestine et la poursuite
de la réforme institutionnelle
pour l’île”.
Le premier tiers du livre est
consacré à une intéressante
histoire de la Corse de
l’Antiquité jusqu’à la
Deuxième Guerre Mondiale.
Puis, on entre dans le vif du
sujet. C’est l’histoire du
nationalisme moderne, qui
prend ses racines dans “la
dépossession des Corses et la
spéculation immobilière”.
L’auteur revient ensuite sur
l’affaire de la cave d’Aleria
avant de passer en revue
tous les grands événements
de ces 30 dernières années.
Un long et passionnant
récit des événements dont
furent victimes la Corse et
les Corses.
Antoine Marchini conclut
en disant “J’ai grand espoir
et je souhaite de tout mon
coeur voir un jour tout cela
s’arrêter car nous avons
besoin de paix et de sérénité.
Trop de mères, pères,
femmes et enfants ont été
meurtris, ont pleuré, touchés
par le dispartion de l’un des
leurs, par une déportation
vers ces geôles françaises.”
Un ouvrage très intéressant
qui permet de comprendre
l’évolution du nationalisme
pour en arriver à la situation
actuelle.
Marzulinu