C’est une élection à
rallonge à laquelle
nous avons assisté à
l’Università di
Corsica. En effet il
était prévu que le Conseil
d’Administration de l’IUT soit
renouvelé le Mercredi 14
Mars.
Mais le jour de l’élection,
surprise, puisque le syndicat
étudiant Ghjuventù
Paolina(GP) bloque l’accès à
l’IUT. Motif de l’action, la
liste de la GP s’est vu invalidée
par le Tribunal
Administratif car déposée
hors délais. Le syndicat
accuse le tribunal de vouloir
par cette décision « diviser
le mouvement national» et
estime que « ce n’est pas à
un tribunal français de décider
d’invalider une liste
nationaliste ».
Le Tribunal Administratif refusant
toujours de valider la liste de la GP,
deux solutions vont être proposées
en interne à ce syndicat pour sortir
de la situation de blocage et permettre
la représentativité de tous.
C’est d’abord les syndicats
Ghjuventù Indipendentista(GI) et
CSC, qui ont déposés leurs listes en
temps et en heure, qui propose de
modifier leurs listes de manière à
créer une liste intersyndicale en soutien
à leurs camarades. La GP refuse
catégoriquement en parlant de «
déni de démocratie » ( ???). C’est
ensuite la Présidence qui propose un
poste d’invité permanent au Conseil
d’Administration, mais là encore
refus catégorique du syndicat.
Résultat des courses, l’IUT est
encore bloqué par la GP le 22 et le
28 Mars, empêchant le déroulement
des élections et le fonctionnement
normal de l’institution en période
d’examen.
Face au blocage total de la situation
la GI et la CSC tiennent une conférence
de presse à l’IUT en présence
d’étudiants inquiets des blocages à
répétition en cette période très
importante pour eux. Extraits :
« Après concertation,GI et la CSC
ont décidé de retirer leur liste aux
élections du conseil d’administration
de l’IUT di Corsica, et ainsi de provoquer
le redémarrage de la procédure
électorale.
Deux points essentiels ont motivé
notre décision.
En premier lieu la situation de blocage
dans laquelle se trouvait l’IUT.
Pour nous, il est impensable de
continuer à voir cet outil si important
au développement de notre
peuple bloqué à des fins électorales
par un syndicat. Ceux qui ont tout
sacrifié pour que cette université
voit le jour(…), ne l’ont certainement
pas fait pour assister à de
pareils scenarii ubuesques.
L’Université devrait être le lieu du
renouveau des politiques et non
incarner des archaïsmes comme ceux
des derniers jours.(…)
En second lieu un élément avancé
par nos collègues de Ghjuventù
Paolina lors de leurs blocages. Ils
accusaient l’Etat français de vouloir,
par le biais du tribunal administratif,
diviser le mouvement national.
Pour nous, qui faisons de l’unité de
celui-ci une priorité, cette accusation
ne nous laisse pas insensibles.
Ainsi, en retirant nos listes, nous
provoquons un redémarrage de la
procédure, et appelons par la même
occasion à l’unité du mouvement
national dans tous les domaines de
lutte, y compris le syndicalisme étudiant.
Nous appelons donc à la création
d’une liste intersyndicale dans l’interêt
de l’université et de notre peuple,
en se situant résolument dans la
démarche du Fium’Orbu.
Nous appelons la Ghjuventù Paolina à
adhérer à cette démarche, (…) et
nous attendons sa réponse avec sérénité.
En effet, il serait impensable
qu’après avoir accusé l’Etat de vouloir
diviser le mouvement national,
ils soient eux-mêmes les responsables
de cette division. »
Malgré l’appel des deux syndicats, la
GP refusa la proposition par la voix
de son porte parole sur les ondes
d’Alta Frequenza estimant que «
l’union n’est pas à l’ordre du jour».
Le Mercredi 11 Avril (1 mois après le
début de la procédure !!!) s’était
donc entre trois listes que les étudiants
devaient choisir, et le choix
fut sans appel. Avec plus de 45% des
voix c’est la Ghjuventù
Indipendentista qui arrive en tête
devant la GP et la CSC. Quant à la
mobilisation estudiantine pour ces
élection, malgré la date tardive elle
a été assez forte avec 25% de participation
comme habituellement à
l’Università di Corsica (dans les
Universités francaises pour ce genre
d’élection elle oscille entre 3 et 5%).
Espérons simplement qu’après ces
péripéties électorales les étudiants
soient capable de trouver le chemin
de l’union ou tout au moins celui de
l’unité pour travailler ensemble et
envoyer un message fort à l’ensemble
du mouvement national et même
au delà, à l’ensemble de la société
corse, sur le nécessaire besoin
d’unité des forces patriotiques.
U Studiente