La Ghjuventù
Indipendentista
s'est positionnée
récemment sur la question de
la terre, à un moment ou
celle-ci fait l'objet de toutes
les convoitises et intérêts de
la part de grands groupes
financiers. Alors que le peuple
corse se trouve dans une
situation difficile, qu'il
éprouve des difficultés à
accéder à la propriété, qu'il
est contraint de quitter ses
villages faute de logement ou
en raison d'une augmentation
vertigineuse du prix de l'immobilier,
il est inacceptable
que des étrangers fortunés
achètent nos terres et nos
maisons pour en faire des
résidences secondaires ou
des opérations spéculatives.
De même que des Corses se
prêtent à ces jeux troubles
au détriment de l'intérêt collectif.
Nous ne sommes pas,
et ne seront jamais, des
étrangers sur notre propre
terre et nous nous ne laisserons
pas déposséder sans réagir.
Ainsi, pour la GI, " lors que les scenarii
les plus pessimistes prédisaient
une Corse scindée en deux, où le littoral
se verrait accaparé à la fois par
de richissimes investisseurs étrangers
peu scrupuleux et les agents du colonialisme
français ; Alors que le rapport
Hudson préconisait dans les
années 1970 un développement raisonné
associant l'identité corse et
prévenait des risques d'un développement
basé sur le tout-tourisme,
l'acculturation et l'importation massive
de populations extérieures ;
Alors que des projets de grande
envergure ont pu être envisagés ou
ont malheureusement vus le jour
(Testa Vintilegna, Cavallu), il semble
que le pocessus de dépossession
colonialo-libéral soit en train d'atteindre
de nouveaux sommets.
En
effet, des firmes multinationales telles
Veolia et sa succursale Kyrnolia
sont en passe d'avoir la mainmise sur
l'eau, l'énergie, les transports, ou
l'environnement par le biais notamment
de cette usine à cancers que
constitue l'incinérateur. Dans le
même temps, les relais locaux de
l'Etat basent leur projet économique
pour notre île sur une politique de "
désanctuarisation ", où le tout-tourisme
règnerait, mettant ainsi en
péril l'environnement terrestre et
marin, auxquels viendront de facto
s'associer de graves problématiques économiques, culturelles et
sociales ".
La jeunesse corse prend comme dernier
exemple un projet de golf dans
le Nebbiu, sur la commune d'Olmeta
di Tuda qui " à l'initiative d'investisseurs
privés canadiens et français
avec la complicité active de la municipalité,
concentre l'ensemble des
options que nous rejetons pour l'avenir
de la Corse. Ce projet d'une
superficie d'environ 220 hectares est
tout d'abord une hérésie en matière
économique. Il se situe en effet aux
abords du lac de Padule aux fins d'irrigation
du complexe golfique et des
différents " villages " le composant.
Ce lac artificiel fut créé expressément
pour les besoins de l'agriculture
locale, cette réserve d'eau n'est donc
pas inépuisable. Pire encore, il
constitue une aliénation inacceptable
des terres agricoles qui forment
ce site au profit d'une économie
basée sur une exploitation touristique
anarchique dans laquelle les
Corses se verraient totalement
exclus. En effet, la vente de ces propriétés
au service de ce projet est
inscrit au PLU (Plan Local
d'Urbanisme) de la commune
d'Olmeta di Tuda ! Et ce, alors même
que les agriculteurs sont prioritaires
concernant l'accès à des terres classées
agricoles par la SAFER ".
Ce projet est considéré par la
Ghjuventù Indipendentista comme
une hérésie culturelle car les promoteurs
envisagent notamment la "
question de créer divers " villages "
au sein de ce complexe : Les uns
qualifiés de villages de golfeurs, les
autres " tropicaux " ou " équestres ",
alors que le comble de l'ignominie
atteint son paroxysme avec la
construction du " village corse ", "
atypique ", " pittoresque ", véritable
réserve d'autochtones exposés afin
de divertir nos maîtres métropolitains.
Les admirateurs de l'exposition
coloniale du siècle dernier n'ont qu'à
bien se tenir ! Les chantres d'un
Corsicaland trouveront ici leur bonheur.
Mais réjouissons-nous et rendons
grâce aux dits maîtres qui nous
accordent généreusement, dans
toute leur grandeur d'âme / de ces
luxueuses villas au coût faramineux.
Cette générosité se justifiant par
souci de " mixité sociale
".Reconnaissant ainsi de facto notre
non-appartenance à la Nation française.
Nous incitons fermement les
spéculateurs à garder tout de même
le sens des réalités et nous leur rappelons
par la même occasion que la
terre qu'ils tentent perfidement de
s'accaparer est et restera celle du
Peuple Corse.
A terra ùn hè à vende è ghjè
patrimoniu di u populu corsu
Andria Tenda