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Articulu di u numaru 25, maghju di u 2007


LA QUESTION DE LA TERRA : un intérêt national majeur





La Ghjuventù Indipendentista s'est positionnée récemment sur la question de la terre, à un moment ou celle-ci fait l'objet de toutes les convoitises et intérêts de la part de grands groupes financiers. Alors que le peuple corse se trouve dans une situation difficile, qu'il éprouve des difficultés à accéder à la propriété, qu'il est contraint de quitter ses villages faute de logement ou en raison d'une augmentation vertigineuse du prix de l'immobilier, il est inacceptable que des étrangers fortunés achètent nos terres et nos maisons pour en faire des résidences secondaires ou des opérations spéculatives. De même que des Corses se prêtent à ces jeux troubles au détriment de l'intérêt collectif. Nous ne sommes pas, et ne seront jamais, des étrangers sur notre propre terre et nous nous ne laisserons pas déposséder sans réagir.

Ainsi, pour la GI, " lors que les scenarii les plus pessimistes prédisaient une Corse scindée en deux, où le littoral se verrait accaparé à la fois par de richissimes investisseurs étrangers peu scrupuleux et les agents du colonialisme français ; Alors que le rapport Hudson préconisait dans les années 1970 un développement raisonné associant l'identité corse et prévenait des risques d'un développement basé sur le tout-tourisme, l'acculturation et l'importation massive de populations extérieures ; Alors que des projets de grande envergure ont pu être envisagés ou ont malheureusement vus le jour (Testa Vintilegna, Cavallu), il semble que le pocessus de dépossession colonialo-libéral soit en train d'atteindre de nouveaux sommets.

En effet, des firmes multinationales telles Veolia et sa succursale Kyrnolia sont en passe d'avoir la mainmise sur l'eau, l'énergie, les transports, ou l'environnement par le biais notamment de cette usine à cancers que constitue l'incinérateur. Dans le même temps, les relais locaux de l'Etat basent leur projet économique pour notre île sur une politique de " désanctuarisation ", où le tout-tourisme règnerait, mettant ainsi en péril l'environnement terrestre et marin, auxquels viendront de facto s'associer de graves problématiques économiques, culturelles et sociales ".

La jeunesse corse prend comme dernier exemple un projet de golf dans le Nebbiu, sur la commune d'Olmeta di Tuda qui " à l'initiative d'investisseurs privés canadiens et français avec la complicité active de la municipalité, concentre l'ensemble des options que nous rejetons pour l'avenir de la Corse. Ce projet d'une superficie d'environ 220 hectares est tout d'abord une hérésie en matière économique. Il se situe en effet aux abords du lac de Padule aux fins d'irrigation du complexe golfique et des différents " villages " le composant.

Ce lac artificiel fut créé expressément pour les besoins de l'agriculture locale, cette réserve d'eau n'est donc pas inépuisable. Pire encore, il constitue une aliénation inacceptable des terres agricoles qui forment ce site au profit d'une économie basée sur une exploitation touristique anarchique dans laquelle les Corses se verraient totalement exclus. En effet, la vente de ces propriétés au service de ce projet est inscrit au PLU (Plan Local d'Urbanisme) de la commune d'Olmeta di Tuda ! Et ce, alors même que les agriculteurs sont prioritaires concernant l'accès à des terres classées agricoles par la SAFER ".

Ce projet est considéré par la Ghjuventù Indipendentista comme une hérésie culturelle car les promoteurs envisagent notamment la " question de créer divers " villages " au sein de ce complexe : Les uns qualifiés de villages de golfeurs, les autres " tropicaux " ou " équestres ", alors que le comble de l'ignominie atteint son paroxysme avec la construction du " village corse ", " atypique ", " pittoresque ", véritable réserve d'autochtones exposés afin de divertir nos maîtres métropolitains. Les admirateurs de l'exposition coloniale du siècle dernier n'ont qu'à bien se tenir ! Les chantres d'un Corsicaland trouveront ici leur bonheur.

Mais réjouissons-nous et rendons grâce aux dits maîtres qui nous accordent généreusement, dans toute leur grandeur d'âme / de ces luxueuses villas au coût faramineux. Cette générosité se justifiant par souci de " mixité sociale ".Reconnaissant ainsi de facto notre non-appartenance à la Nation française. Nous incitons fermement les spéculateurs à garder tout de même le sens des réalités et nous leur rappelons par la même occasion que la terre qu'ils tentent perfidement de s'accaparer est et restera celle du Peuple Corse.

A terra ùn hè à vende è ghjè patrimoniu di u populu corsu

Andria Tenda


 

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