Dix gardes à vue : en comptant
sur leurs doigts et en
se remémorant la spirale
qu'a connu Michel Terrachon, ses
proches arrivent à ce chiffre. Donc
parler d'acharnement à son sujet
est devenu banal ! Michè Terrachon
est un militant de toujours et un
militant exemplaire. Marin de la
SNCM, ayant connu un sérieux
accident en mer, homme responsable
et de travail, ce militant du
Rinnovu, et maintenant de Corsica
Libera, est victime depuis 2 ans de
l'activisme policier. Il semble que
tout commence en mars 2007 à
Lavasina. Ce jour là, SDAT compte
arrêter Paul Félix Benedetti du
Rinnovu dans sa villa sur les hauteurs
à l'aube. Michel est rapidement
sur les lieux. Une mobilisation
s'amplifie et met en échec l'interpellation.
L'impasse menant à la
villa est bloquée, les médias sont
là. Plus personne ne bouge. Et Paul
Félix sera finalement interrogé dans
sa maison sur le petit ordinateur
portable de la SDAT, qui enregistre
une formule du genre “je n'ai rien
à vous dire”. Un succès militant
pour tous les patriotes. Une gifle
pour la SDAT et ses juges. Depuis,
on veut faire payer à Michel son
rôle de négociateur et son sang
froid lors de cette manifestation de
solidarité à Lavasina. En juin 2007
première interpellation musclée.
Son fils, Jérémy est enchainé à terre
pendant deux jours au commissariat.
Sa femme subit une garde à
vue indigne. Michel fait un grave
malaise dès son premier jour de
garde a vue. La police a menti à sa
famille et aux militants en prétendant
qu'il allait bien, cela a justifié
une intervention de solidarité qui
s'est manifestée spontanément à
l'Hôpital de Falcunaghja. Des militants
investissent sa chambre cellulaire,
prennent de ses nouvelles et
exigent qu'il soit traité comme il se
doit médicalement. Michel a toujours
refusé de répondre aux questions
de la police. Il sera relaché le
lendemain. Depuis, s'est suivie une
succession de menées répressives
contre Michel Terrachon, à qui l'on
a même tenté de mettre sur le dos
l'incendie à l'Assemblée de Corse.
Ce qui lui a coûté une incarcération
de quelques semaines à la prison
d'Aiacciu, avant… une relaxe,
faute de preuves, devant le tribunal
lors de son procès ! En Décembre
2008, dernier épisode, Michel se
rendait à son contrôle judiciaire
régulier, dans une annexe du Palais
de Justice de Bastia au sein d'une
association. Il est interpellé très
violemment, victime d'une strangulation
et embarqué dans un véhicule
banalisé. Son fils Jérémy et un
autre militant Félix Benedetti s'approchent
en s'inquiétant de son
sort. Félix Benedetti, en moto, est
jeté à terre à coups de barre métallique.
Et on les accuse de tentative
d'évasion... Lors de sa garde à vue,
Michel se met en privation de
nourriture et d'eau et refuse de rentrer
dans les questions. Il sera relaché
au bout de deux jours...
Corsica libera s'était rassemblé
devant le commissariat et pointe à
nouveau du doigt très précisément
l'acharnement policier : “ C'est le
même policier qui a frappé avec
cette barre métallique et qui a mis
la vie de Michel Terrachon en danger
par une strangulation parfaitement
gratuite. Nous demandons
son limogeage immédiat, comme
artisan de la vindicte policière et
de l'acharnement haineux sur
Michel Terrachon, sa famille et des
militants." Michel Terrachon subit
donc un véritable harcèlement judiciaire
qui le désigne comme cible et
qui le jette en pâture. Cela est inacceptable.
Cette vindicte orchestrée
doit cesser, et les militants, unis, de
Corsica Libera seront attentifs à
l'évolution de la situation de Michel
Terrachon.
Gérard Dykstra