Il y a quelques jours, le
« Collectif anti-incinérateur
des habitants de la région
de Corte-Ponte Leccia »
tenait une réunion
publique réunissant plusieurs
centaines de personnes.
Il s’agissait d’informer
la population et de la
convaincre de se mobiliser
pour s’opposer à un projet
dément : l’installation en
Corse d’une structure particulièrement
nocive pour la
santé publique, à une
époque où chacun en
connaît les effets et où
aucune région du monde
ne souhaiterait l’avoir à
proximité ! Car si autrefois
des erreurs ont pu être
faites de bonne foi, seul
l’intérêt privé peut aujourd’hui
expliquer de telles
initiatives. Pour donner une
idée de la façon dont elles
sont perçues par les
citoyens, rappelons simplement
qu’en France, dans
les Bouches-du-Rhône, les
électeurs interrogés par
leurs élus municipaux par
voie de référendum se sont
prononcés défavorablement
à plus de 98%, avec
un participation de 65% ! À
la manoeuvre, le zuccarelliste
François Tatti, qui, non
content de nous empoisonner
régulièrement - au sens
figuré - entend désormais
le faire au sens propre ! Au
lendemain de la réunion
publique, il affirmait sur
France 3, non sans arrogance,
sa totale « détermination
». À suivre, de
près…
Motion
Voici la motion déposée
par le groupe Unione
Naziunale devant l’Assemblée
de Corse :
- Considérant que le problème
du traitement des
déchets de la Corse est
aujourd’hui crucial et qu’il
est indispensable d’y
apporter une réponse dans
les meilleurs délais.
- Considérant que le
SYVADEC a déjà fait réaliser
une étude proposant
comme unique solution
l’incinération de 75 à
presque 100 pour 100 des
déchets de l’ensemble de la
Corse soit environ 150 000
tonnes l’an dans un seul
incinérateur à implanter
entre Corti et Ponte
Leccia.
- Considérant que
l’incinération pose un
grave problème de
santé publique en raison
de la toxicité des
rejets et des résidus.
- Considérant que
l’information des élus
et de la population sur
les risques de cette
technique est inexistante.
- Considérant qu’une
décision définitive doit
être prise le 7 juillet prochain
par le SYVADEC.
- Considérant que cette
décision engage la Corse
pour au moins trente ans et
provoquerait des dégâts
sournois et irréversibles
pour la santé publique,
l’environnement et l’économie
de toute la Corse.
L’Assemblée de Corse :
- Demande que pour
l’heure le SYVADEC sursoie
à toute décision définitive
et notamment le 7 juillet
2006.
- Qu’il soit procédé à une
réelle étude sur les solutions
alternatives discutées
dans le cadre d’ « assises »
relatives à la politique de
valorisation des déchets.
- Que les élus et la population
soient régulièrement
et objectivement informés,
voire consultés par le biais
d’un référendum d’initiative
populaire.
Francescu
Albertini