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Articulu di u numaru 15, lugliu di u 2006


L’incinérateur de Tatti


Il y a quelques jours, le « Collectif anti-incinérateur des habitants de la région de Corte-Ponte Leccia » tenait une réunion publique réunissant plusieurs centaines de personnes. Il s’agissait d’informer la population et de la convaincre de se mobiliser pour s’opposer à un projet dément : l’installation en Corse d’une structure particulièrement nocive pour la santé publique, à une époque où chacun en connaît les effets et où aucune région du monde ne souhaiterait l’avoir à proximité ! Car si autrefois des erreurs ont pu être faites de bonne foi, seul l’intérêt privé peut aujourd’hui expliquer de telles initiatives. Pour donner une idée de la façon dont elles sont perçues par les citoyens, rappelons simplement qu’en France, dans les Bouches-du-Rhône, les électeurs interrogés par leurs élus municipaux par voie de référendum se sont prononcés défavorablement à plus de 98%, avec un participation de 65% ! À la manoeuvre, le zuccarelliste François Tatti, qui, non content de nous empoisonner régulièrement - au sens figuré - entend désormais le faire au sens propre ! Au lendemain de la réunion publique, il affirmait sur France 3, non sans arrogance, sa totale « détermination ». À suivre, de près…

Motion

Voici la motion déposée par le groupe Unione Naziunale devant l’Assemblée de Corse :


- Considérant que le problème du traitement des déchets de la Corse est aujourd’hui crucial et qu’il est indispensable d’y apporter une réponse dans les meilleurs délais.

- Considérant que le SYVADEC a déjà fait réaliser une étude proposant comme unique solution l’incinération de 75 à presque 100 pour 100 des déchets de l’ensemble de la Corse soit environ 150 000 tonnes l’an dans un seul incinérateur à implanter entre Corti et Ponte Leccia.

- Considérant que l’incinération pose un grave problème de santé publique en raison de la toxicité des rejets et des résidus.

- Considérant que l’information des élus et de la population sur les risques de cette technique est inexistante.

- Considérant qu’une décision définitive doit être prise le 7 juillet prochain par le SYVADEC.

- Considérant que cette décision engage la Corse pour au moins trente ans et provoquerait des dégâts sournois et irréversibles pour la santé publique, l’environnement et l’économie de toute la Corse.

L’Assemblée de Corse :

- Demande que pour l’heure le SYVADEC sursoie à toute décision définitive et notamment le 7 juillet 2006.

- Qu’il soit procédé à une réelle étude sur les solutions alternatives discutées dans le cadre d’ « assises » relatives à la politique de valorisation des déchets.

- Que les élus et la population soient régulièrement et objectivement informés, voire consultés par le biais d’un référendum d’initiative populaire.

Francescu Albertini

 

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