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Articulu di u numaru 26, ghjugnu di u 2007


Interview des candidats nationalistes aux législatives





Plusieurs candidats nationalistes seront en lice pour les élections législatives des 10 et 17 juin. Parmi eux, les candidats des listes “Unione pè una soluzione pulitica”. U Ribombu est allé à leur rencontre pour connaître le sens de leur participation.

1) Jean-Marie Poli vous vous présentez dans la 1ère circonscription de la Corse du Sud, quel est le sens de votre candidature ?


Ceccè Buteau et moi même nous nous présentons à ces échéances parce que nous considérons qu'il est désormais plus qu'urgent d'être sur tous les terrains de lutte ,pour dénoncer la dramatique situation faite à notre peuple. Ces élections sont très exactement un moyen parmi d'autres pour aller à la rencontre des Corses , qui d'ailleurs attendent des nationalistes qu'enfin ils se mettent en marche sur tous les chemins pour dénoncer la politique de l'Etat colonial et des clanistes corses qui lui sont inféodés , politique seule responsable de l'état dans lequel se trouve notre pays aujourd'hui . Nous voulons donc par le biais de cette candidature militante dénoncer avec force le fait que désormais le peuple corse est minoritaire sur sa propre terre, que le corps électoral de la Corse ne correspond pas à la réalité des corses en corse et que donc l'expression du vote sur des sujets qui nous intéressent exclusivement ne peut être tenu pour valable. Nous souhaitons attirer l'attention de notre peuple sur l'entreprise de décorsisation des emplois systématisée et programmée.

Nous dénonçons avec force la spéculation immobilière et foncière qui connaît aujourd'hui un développement exponentiel inquiétant et sans précédant, empêchant ainsi les corses de se loger décemment à cause d'une inflation incontrôlée et démesurée du prix des loyers ou des terrains . Cette spéculation se fait avec la large complicité des chefs de clan et de certains responsables politiques qui veulent, comme ils le disent ,dèsanctuariser la Corse.Nous prétendons ne pas les laisser faire au moins au nom de tout ce que nous ont laissé nos anciens .A tarra corsa hè a casa di u populu corsu è devi firmà à u populu corsu. L'urgence de la situation sociale de notre peuple doit nous mobiliser pour stigmatiser la paupérisation grandissante d'une majorité de Corses et les effets aggravants de l'action coloniale sur une crise économique qui nous conduit vers une insoutenable précarité ,voir une marginalisation qui à terme nous exclura de notre propre société. C'est pour ne pas laisser, les véritables responsables de ce cahot social ,économique ,culturel et politique ,être les seuls interlocuteurs de notre peuple au cours de cette campagne et s'accaparer honteusement les acquis de notre lutte, acquis dont notre peuple bénéficie désormais au quotidien.

Nous sommes certains que notre discours fera aisément la démonstration de leurs responsabilités accablantes et donc nous proposons par l'intermédiaire de ces échéances électorales de les disqualifier définitivement.


2) En quoi votre candidature se différencie de celle des autres candidats ?

Nous sommes différents dans cette campagne parce que nous sommes les seuls à proposer une alternative pour la sortie d'une crise qui à tendance à se pérenniser. Seuls les Nationalistes sont capables d'impulser, si ils sont entendus la mise en oeuvre d'une solution politique prenant en compte l'intérêt collectif des Corses et leurs droits nationaux, à contrario de nos adversaires qui eux ne pensent qu'a leur carrière politique,que la plupart ont reçu en héritage et qui appellent à une pacification répressive que les patriotes corses payent et paieront alors encore au prix fort de leur légitime résistance.


3) Souvent les élections législatives sont présentées comme difficiles pour les nationalistes, où les rouages clanistes et clientélistes sont notamment forts. Quel est votre sentiment à ce sujet ?

Je pense qu'il n'y a pas d'élections plus spécifiquement clanistes qu'elles soient législatives ou territoriales ou communales ou autres, mais que malheureusement la Corse ne s'est pas encore débarrassée de ces procèdès moyenâgeux et que la pression du clan sur le corps électoral se fait ressentir indifféremment et au même niveau , peu importe la consultation. C'est malheureusement une constante que les Nationalistes ont toujours dénoncé , comme la fraude, l'aliénation des votes ou le chantage aux passe-droits. Par contre une de nos difficultés dans ces élection résident plutôt dans notre propre camp ou la mobilisation est souvent assujettie au peu d'intérêt militant porté à ce type d'élections dites "Françaises". Il s'agit là d'une erreur politique, car en dehors des élections que les nationaux pourront un jour très prochain (et c'est mon souhait le plus cher) mettre en place dans le cadre de nos propres structures nationales corses, actuellement toutes les élections politiques, professionnelles,syndicales;associatives etc ..se font dans le cadre institutionnel de la république française. Elle en a choisi, les règles, impose les compétences politiques et gère les attributions matérielles de ses propres structures , fussent elles basées sur notre territoire.

Quand bien même si l'originalité de certains de ces outils, leur confère un bien mince caractère d'exceptionnalité ils sont et demeurent une émanation du système Français. c'est une des raisons supplémentaires qui doit nous inciter à aller à la confrontation avec nos adversaires politiques afin de dénoncer l'action néfaste de ce système et inviter notre peuple à rejoindre notre démarche pour ne pas se laisser capter par ceux qui profiteraient de notre absence ou de notre silence en ces occasions.


4) Que vous inspire la victoire de Nicolas Sarkozy aux présidentielles? Une solution politique est-elle envisageable ?

Nicolas Sarkosy a été pendant de nombreuses années le ministre de l'intérieur et si il calque sa politique à l'égard de la Corse sur ce qu'il a fait jusqu'à présent cela ne nous inspire rien de bon. Faut t'il rappeler qu'il n'a pas tenu ses promesses sur le rapprochement des patriotes incarcérés , ou rappeler sa politique du tout répressif distillé tous azimuts dans les rouages de notre société . Nous ne pouvons accepter notamment ses déclarations provocatrices lors de sa venue à Porti Vechiu où il s'est fait applaudir par ses amis politiques en insultant les corses et les nationalistes. Ce n'est certainement pas la meilleure des façons pour s'engager sur la voie d'un dialogue pourtant nécessaire. Cependant qu'ils soient de droite ou de gauche les dirigeants d'un pays aussi dimensionné que la France sont avant tout des hommes politiques diplômés de grandes écoles où on leur apprend très tôt dans leur enseignement que l'on ne peut régler un problème politique que par une solution politique. D'où l'importance cruciale d'envoyer un message par l'intermédiaire d'un score important des nationalistes à ces élections, message qui doit traduire la volonté des corses à s'orienter vers une autre politique pour notre pays. Mais là encore ma crainte n'est pas tellement portée sur la volonté du pouvoir parisien à s'engager dans cette voie.

Mon inquiétude va plutôt en direction des supplétifs locaux de ce même pouvoir, qui pourrait adopter une attitude de blocage comme ils l'ont fait par le passé, par crainte de se voir écarter d'un processus qu'ils ont toujours combattu, parce que dangereux pour leur avenir politique . Car inévitablement pendant le moment qui précédera la solution politique, moment où il faudra nécessairement faire un état des lieux de la situation de la Corse, celui-ci fera remonter à la surface leurs incuries, leur incompétences et bousculera l'ordre établi qui les maintenait docilement et servilement au pouvoir donnant raison à l'alternative nationaliste devant notre peuple enfin éclairé de leur gabegie et de leur absence de courage politique.



1) Jean Graziani vous vous présentez dans la 1ere circonscription de la Haute Corse, quel est le sens de votre candidature ?

Notre candidature s'inscrit résolument dans la démarche " Unione per una Suluzione Pulitica " présente dans les quatre circonscriptions de l'île afin d'arracher à l'Etat français une solution politique négociée du problème corse. Notre île subit depuis toujours l'archaïsme et l'immobilisme du clan, qui sont de véritables fléaux. Elle est en situation de crise généralisée : économie exsangue, exil de la jeunesse, précarité croissante, menace sur la terre, désertification de l'intérieur, agriculture en voie de disparition, langue en péril, etc. Seule la voie d'une solution politique négociée lui permettra de sortir de l'impasse politique, économique et social dans laquelle les politiques gouvernementales françaises relayées par les clans, la maintiennent depuis des décennies. La Corse a droit à un avenir digne et respectueux de son identité et de son territoire. Le peuple corse et sa terre sont au centre de nos préoccupations, pour Fabiana Giovannini ma suppléante, comme pour moi-même.


2) En quoi votre candidature se différencie-t-elle de celle des autres candidats ?

Nous sommes les seuls candidats nationalistes dans cette circonscription. Nous entendons défendre ses fondamentaux et mener également une campagne écologiste dont la Corse a terriblement besoin. Les problèmes environnementaux qui se posent dans la circonscription sont nombreux et conditionnent l'avenir. C'est l'héritage de la politique menée par le clan : dégâts de l'amiante, absence de registre des cancers, aucune demande de vérité concernant la catastrophe de Tchernobyl, plaie de Teghjime toujours pas réhabilitée alors que sa fermeture a été obtenue grâce à l'action des nationalistes. Sans parler des projets irresponsables qui doivent être combattus pour préserver l'avenir et la santé de nos enfants : projet de nouveau port à la Carbonite, démentiel, destructeur de notre environnement et contraire aux intérêts de la Corse en nous condamnant au tout-tourisme ; projet d'incinérateur, dangereux pour la santé publique, pour notre agriculture, et anti-économique car plus cher en investissement comme en fonctionnement par rapport aux méthodes alternatives du tri-valorisation matières : le PADDUC qui tend lui aussi vers le tout-tourisme, la spéculation immobilière qui se cache derrière le projet démesuré de golf de San Fiurenzu…etc… Nous, nous faisons la promotion de projets allant dans le sens d'un développement soutenable et respectueux de l'environnement et de la santé de la population : le schéma éolien, le plan alternatif de gestion des déchets élaboré par le Collectif contre l'incinérateur en sont des exemples.

Parmi nos priorités, bien sûr, le sort des prisonniers politiques occupe une place essentielle. Bien qu'elle ait été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour le traitement infligé à certains prisonniers (durée démesurée de la détention préventive, refus du rapprochement des prisonniers ayant été jugés) la France n'a toujours pas mis un terme à ces pratiques iniques.

La récente élection à la Présidence de la République Française d'un ancien Ministre de l'Intérieur qui a prouvé, à maintes reprises le " respect " dans lequel il tenait la présomption d'innocence n'est pas de bon augure. Le réquisitoire exhorbitant dans le procès dit du FLNC des anonymes, purement répressif où il n'est tenu aucun compte du contexte et de la personnalité des accusés le démontre. Pour preuve encore la récente condamnation en appel de Michel Giraschi. Que dire d'une Justice qui, outre une condamnation à 18 mois d'interdiction de droits civiques impose au prévenu de " choisir " entre 4 mois d'emprisonnement ou 4800€ ?Nous laissons à chacun le " choix " des qualificatifs. Le cycle répressif doit cesser au plus vite. Les Droits de l'Homme doivent être respectés dans leur intégralité, les droits des prisonniers politiques et ceux de leurs familles en font partie. C'est le but de la démarche Unione per una Suluzione Pulitica, c'est le sens de notre candidature à ces élections.


3) Souvent les élections législatives, ou les rouages clanistes et clientélistes notamment, sont forts, sont présentées comme difficiles pour les nationalistes. Quel est votre sentiment à ce sujet ?

C'est sûr. Nous le vérifions une fois de plus, et c'est très net sur la 1ère circonscription où le clan Zuccarelli est particulièrement mobilisé cette année, à neuf mois des municipales. Et c'est particulièrement parce que le danger claniste pèse dans cette élection qu'il nous faut être présents pour dénoncer ces pratiques et les mettre en lumière. Nous faisons confiance à la maturité de l'électorat nationaliste pour saisir tous ces enjeux, ici, en Corse, face au clan, mais aussi face au gouvernement à Paris qui doit comprendre que le mouvement national saura se faire entendre.


4) Que vous inspire la victoire de Nicolas Sarkozy aux présidentielles? Une solution politique est-elle envisageable ?

Nous ne pouvons qu'en prendre acte. Déjà les effets néfastes s'en font sentir au niveau répressif : je l'ai dit, les réquisitions du procès des anonymes, le verdict du procès en appel de Michel Giraschi, ne laissent rien présager de bon. La composition du nouveau gouvernement non plus malgré cela, M Sarkozy a changé de statut. C'est maintenant en tant que Président de la République qu'il doit traiter la question corse. Le scrutin législatif lui permettra aussi d'évaluer le dossier d'une certaine manière. Le score du mouvement national l'encouragera ou non à rouvrir le dialogue. L'enjeu est donc double dans ce scrutin pour le mouvement national : porter un coup aux clans de tous bords, et adresser un message clair à Paris que les nationalistes sont bel et bien au centre du jeu politique en Corse. Le pouvoir, à Paris comme en Corse, doit comprendre que la question est politique et non pas seulement économique et qu'elle réclame donc une solution politique. Dans la circonscription de Bastia comme dans l'ensemble de l'île seul le vote nationaliste permettra de s'engager dans cette voie d'une solution politique négociée pour la Corse. Le seul vote utile pour la Corse, c'est le vote " Unione per una suluzione pulìtica ".



1) Gilles Simeoni vous vous présentez dans la 2ème circonscription de la Haute Corse, quel est le sens de votre candidature ?

D'abord la volonté de ne laisser aucun espace ni répit aux force clanistes, et d'occuper tous les terrains de lutte, y compris au plan électoral. Ensuite montrer que le nationalisme corse est sur les chemins de l'union et qu'il est et s'affirmera de plus en plus dans les semaines et les mois à venir comme une force cohérente, porteuse d'un projet et d'analyses dans lesquels la majorité des Corses peuvent se reconnaître.

Enfin, envoyer un message d'espoir à notre peuple, en lui montrant que des solutions existent pour répondre à des problèmes perçus comme insolubles et particulièrement graves : nous pensons notamment à la question du foncier, où on peut très vite mettre en oeuvre des solutions juridiques permettant d'assurer aux Corses la maîtrise de leur avenir collectif.


2) En quoi votre candidature se différencie-t-elle de celle des autres candidats ?

Nos deux principaux adversaires, MmeGRIMALDI, candidate UMP, et Mr GIACOBBI, candidat PRG, sont les cohéritiers et les continuateurs d'un système qui a conduit la Corse à la ruine. Le bilan de ce système est accablant : clientélisme, intérieur désertifié, incapacité totale à défendre l'intérêt général et à préparer l'avenir :incendie, sécheresse, formation des hommes,langue, lutte contre la spéculation, défense des agriculteurs, aide aux actifs, accès aux soins en milieu rural,on peut continuer les exemples à l'infini. Face à cette faillite, et à leur ambition avouée de la reconduire, il était essentiel que le mouvement national propose à tous les Corses une alternative crédible.


3) Souvent les élections législatives, ou les rouages clanistes et clientélistes notamment, sont forts, sont présentées comme difficiles pour les nationalistes. Quel est votre sentiment à ce sujet ?

Le discours sur les pressions ou le clientélisme est tellement classique que, quelques fois,on peut avoir l'impression que c'est quelque chose d'abstrait ou qui ne joue qu'à la marge. Il faut aller sur le terrain pour se rendre compte du maillage anti-démocratique ainsi exercé sur le corps social :le harcèlement physique et téléphonique sur les électeurs, le rappel des prétendus services rendus, le chantage à l'emploi, le chantage aux subventions pour les Maires. Sur ce terrain là encore, les deux candidats UMP et PRG sont, comme pour leur triste bilan commun, à égalité. En ce qui nous concerne, nous n'avons à offrir que la force de nos convictions et la justesse de nos idées.


4) Que vous inspire la victoire de Nicolas Sarkozy aux présidentielles? Une solution politique est-elle envisageable ?

Au-delà des facteurs généraux qui expliquent son élection, le score électoral de SARKOZY en Corse s'est également nourri de façon mécanique de la défaite de la Gauche, qui s'est ralliée en Corse à ceux qui incarnent l'immobilisme, la haine anti-corse, le refus de toute avancée et de tout dialogue. Notre participation aux législatives, et le score que nous ferons, seront une première façon de signifier au nouveau Président de la République que la tentation de la répression et de la négation du problème corse vont conduire dans le mur.

Et qu'il n'y a pas d'autre chemin que celui d'une solution politique négociée, associant bien évidemment l'ensemble du mouvement national.



1) Jean-Christophe Angelini vous vous présentez dans la 2ème circonscription de la Corse du Sud, quel est le sens de votre candidature ?

A l’instar des autres candidats « Unioni pà una Suluzioni Pulitica » , je me présente avant tout pour porter les couleurs d’une union large et offensive des Nationalistes , face au député sortant et à son bilan accablant . Pour nous , il n’y a pas de rupture entre élections Territoriales , Législatives et Municipales : Camille de Rocca Serra est Président de l’Assemblée de Corse , Député , et ancien Maire de Portivechju ! En outre , il est l’incarnation des dérives répressives ou spéculatives qui affectent la Corse depuis de nombreuses années.

Il est donc vital de lui opposer une dynamique de rassemblement et de transformation sociale et politique large .

La 2ème circonscription est un territoire riche d’enjeux de tous ordres .Il est dans le collimateur depuis des décennies de plusieurs groupes immobiliers ou financiers, qui y ont acquis plusieurs centaines d’hectares , particulièrement sur le littoral . Il y a également de nombreux problèmes de logement ,de précarité d’aménagement du territoire…

Sans une présente forte des Nationalistes , ces enjeux se transformeront en périls , et les conjurer totalement deviendra de plus en plus difficile…


2) En quoi votre candidature se différencie-t-elle de celle des autres candidats ?

Premièrement les circonstances, et la volonté de renouvellement qu’expriment les Nationalistes , font qu’elle est la plus jeune de Corse ! Mais plus sérieusement , elles est aux antipodes de celle des autres formations , tant au plan du projet défendu que des comportements politiques.

Entre une droite clientéliste et dépassée et une gauche , particulièrement communiste , dont les tractations et les arrangements avec le clan de Rocca Serra sont connus de tous , il y a place pour une alternative crédible , populaire et efficace . C’est tout le sens des candidatures Unioni , dans les 4 circonscriptions de l’île.


3) Souvent les élections législatives, ou les rouages clanistes et clientélistes notamment, sont forts, sont présentées comme difficiles pour les nationalistes. Quel est votre sentiment à ce sujet ?

Je ne pense pas qu’elles soient à priori beaucoup plus difficiles que d’autres.

C’est ce que nous avons longtemps dit des cantonales , mais analysons les résultats des ces dernières années , à Sartè , Ocana , Portivechju ou , plus près de nous ,en Gravona…Certes, elles présentent certaines aspérités , mais je pense que l’Union et la force de conviction des Nationalistes devraient être de nature à les transcender.


4) Que vous inspire la victoire de Nicolas Sarkozy aux présidentielles? Une solution politique est-elle envisageable ?

Tout dépendra du rapport de force que nous saurons engager. Si notre union se consolide et s’élargit , que nous précisons les termes de notre projet de société , et que la culture de responsabilité validée en 2004 prévaut en toutes circonstances , je suis persuadé que l’Etat devra en tenir compte à un moment donné. Nous ne pouvons avoir aucune certitude pour l’heure , mais une chose est sûre : du résultat des Législatives dépend , en bonne partie, la possible relance d’un processus de dialogue. Les Corses qui nous lisent doivent en être convaincus !

Propos recueillis par Battì Lucciardi

 

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