Plusieurs candidats nationalistes
seront en lice pour
les élections législatives
des 10 et 17 juin. Parmi
eux, les candidats des listes
“Unione pè una soluzione pulitica”.
U Ribombu est allé à
leur rencontre pour connaître
le sens de leur participation.
1) Jean-Marie Poli vous vous présentez dans la 1ère
circonscription de la Corse du Sud, quel est le sens de
votre candidature ?
Ceccè Buteau et moi même nous nous présentons
à ces échéances parce que nous considérons
qu'il est désormais plus qu'urgent d'être
sur tous les terrains de lutte ,pour dénoncer la
dramatique situation faite à notre peuple. Ces
élections sont très exactement un moyen parmi d'autres
pour aller à la rencontre des Corses , qui d'ailleurs attendent
des nationalistes qu'enfin ils se mettent en marche
sur tous les chemins pour dénoncer la politique de l'Etat
colonial et des clanistes corses qui lui sont inféodés ,
politique seule responsable de l'état dans lequel se
trouve notre pays aujourd'hui . Nous voulons donc par le
biais de cette candidature militante dénoncer avec force
le fait que désormais le peuple corse est minoritaire sur
sa propre terre, que le corps électoral de la Corse ne correspond
pas à la réalité des corses en corse et que donc
l'expression du vote sur des sujets qui nous intéressent
exclusivement ne peut être tenu pour valable. Nous souhaitons
attirer l'attention de notre peuple sur l'entreprise
de décorsisation des emplois systématisée et programmée.
Nous dénonçons avec force la spéculation immobilière
et foncière qui connaît aujourd'hui un développement
exponentiel inquiétant et sans précédant, empêchant
ainsi les corses de se loger décemment à cause
d'une inflation incontrôlée et démesurée du prix des
loyers ou des terrains . Cette spéculation se fait avec la
large complicité des chefs de clan et de certains responsables
politiques qui veulent, comme ils le disent
,dèsanctuariser la Corse.Nous prétendons ne pas les laisser
faire au moins au nom de tout ce que nous ont laissé
nos anciens .A tarra corsa hè a casa di u populu corsu è
devi firmà à u populu corsu. L'urgence de la situation
sociale de notre peuple doit nous mobiliser pour stigmatiser
la paupérisation grandissante d'une majorité de
Corses et les effets aggravants de l'action coloniale sur
une crise économique qui nous conduit vers une insoutenable
précarité ,voir une marginalisation qui à terme
nous exclura de notre propre société. C'est pour ne pas
laisser, les véritables responsables de ce cahot social
,économique ,culturel et politique ,être les seuls interlocuteurs
de notre peuple au cours de cette campagne et
s'accaparer honteusement les acquis de notre lutte,
acquis dont notre peuple bénéficie désormais au quotidien.
Nous sommes certains que notre discours fera aisément
la démonstration de leurs responsabilités accablantes
et donc nous proposons par l'intermédiaire de
ces échéances électorales de les disqualifier définitivement.
2) En quoi votre candidature se différencie de celle
des autres candidats ?
Nous sommes différents dans cette campagne parce que
nous sommes les seuls à proposer une alternative pour la
sortie d'une crise qui à tendance à se pérenniser. Seuls
les Nationalistes sont capables d'impulser, si ils sont
entendus la mise en oeuvre d'une solution politique prenant
en compte l'intérêt collectif des Corses et leurs
droits nationaux, à contrario de nos adversaires qui eux
ne pensent qu'a leur carrière politique,que la plupart ont
reçu en héritage et qui appellent à une pacification
répressive que les patriotes corses payent et paieront
alors encore au prix fort de leur légitime résistance.
3) Souvent les élections législatives sont présentées
comme difficiles pour les nationalistes, où les rouages
clanistes et clientélistes sont notamment forts. Quel
est votre sentiment à ce sujet ?
Je pense qu'il n'y a pas d'élections plus spécifiquement
clanistes qu'elles soient législatives ou territoriales ou
communales ou autres, mais que malheureusement la
Corse ne s'est pas encore débarrassée de ces procèdès
moyenâgeux et que la pression du clan sur le corps électoral
se fait ressentir indifféremment et au même
niveau , peu importe la consultation. C'est malheureusement
une constante que les Nationalistes ont toujours
dénoncé , comme la fraude, l'aliénation des votes ou le
chantage aux passe-droits. Par contre une de nos difficultés
dans ces élection résident plutôt dans notre propre
camp ou la mobilisation est souvent assujettie au peu
d'intérêt militant porté à ce type d'élections dites
"Françaises". Il s'agit là d'une erreur politique, car en
dehors des élections que les nationaux pourront un jour
très prochain (et c'est mon souhait le plus cher) mettre en place dans le cadre de nos propres structures nationales
corses, actuellement toutes les élections politiques,
professionnelles,syndicales;associatives etc ..se
font dans le cadre institutionnel de la république française. Elle en a choisi, les règles, impose les compétences
politiques et gère les attributions matérielles de ses
propres structures , fussent elles basées sur notre territoire.
Quand bien même si l'originalité de certains de ces
outils, leur confère un bien mince caractère d'exceptionnalité
ils sont et demeurent une émanation du système
Français. c'est une des raisons supplémentaires qui doit
nous inciter à aller à la confrontation avec nos adversaires
politiques afin de dénoncer l'action néfaste de ce système
et inviter notre peuple à rejoindre notre démarche
pour ne pas se laisser capter par ceux qui profiteraient
de notre absence ou de notre silence en ces occasions.
4) Que vous inspire la victoire de Nicolas Sarkozy aux
présidentielles? Une solution politique est-elle envisageable
?
Nicolas Sarkosy a été pendant de nombreuses années le
ministre de l'intérieur et si il calque sa politique à l'égard
de la Corse sur ce qu'il a fait jusqu'à présent cela ne nous
inspire rien de bon. Faut t'il rappeler qu'il n'a pas tenu
ses promesses sur le rapprochement des patriotes incarcérés
, ou rappeler sa politique du tout répressif distillé
tous azimuts dans les rouages de notre société . Nous ne
pouvons accepter notamment ses déclarations provocatrices
lors de sa venue à Porti Vechiu où il s'est fait
applaudir par ses amis politiques en insultant les corses
et les nationalistes. Ce n'est certainement pas la meilleure
des façons pour s'engager sur la voie d'un dialogue
pourtant nécessaire. Cependant qu'ils soient de droite ou
de gauche les dirigeants d'un pays aussi dimensionné que
la France sont avant tout des hommes politiques diplômés
de grandes écoles où on leur apprend très tôt dans
leur enseignement que l'on ne peut régler un problème
politique que par une solution politique. D'où l'importance
cruciale d'envoyer un message par l'intermédiaire
d'un score important des nationalistes à ces élections,
message qui doit traduire la volonté des corses à s'orienter
vers une autre politique pour notre pays. Mais là
encore ma crainte n'est pas tellement portée sur la
volonté du pouvoir parisien à s'engager dans cette voie.
Mon inquiétude va plutôt en direction des supplétifs
locaux de ce même pouvoir, qui pourrait adopter une
attitude de blocage comme ils l'ont fait par le passé, par
crainte de se voir écarter d'un processus qu'ils ont toujours
combattu, parce que dangereux pour leur avenir
politique . Car inévitablement pendant le moment qui
précédera la solution politique, moment où il faudra
nécessairement faire un état des lieux de la situation de
la Corse, celui-ci fera remonter à la surface leurs incuries,
leur incompétences et bousculera l'ordre établi qui
les maintenait docilement et servilement au pouvoir
donnant raison à l'alternative nationaliste devant notre
peuple enfin éclairé de leur gabegie et de leur absence
de courage politique.
1) Jean Graziani vous vous présentez
dans la 1ere circonscription
de la Haute Corse, quel est
le sens de votre candidature ?
Notre candidature s'inscrit
résolument dans la
démarche " Unione per
una Suluzione Pulitica "
présente dans les quatre
circonscriptions de l'île afin
d'arracher à l'Etat français une
solution politique négociée du
problème corse. Notre île subit depuis toujours l'archaïsme
et l'immobilisme du clan, qui sont de véritables
fléaux. Elle est en situation de crise généralisée : économie
exsangue, exil de la jeunesse, précarité croissante,
menace sur la terre, désertification de l'intérieur, agriculture
en voie de disparition, langue en péril, etc. Seule
la voie d'une solution politique négociée lui permettra de
sortir de
l'impasse politique, économique et social dans laquelle
les politiques gouvernementales françaises relayées par
les clans, la maintiennent depuis des décennies. La Corse
a droit à un avenir digne et respectueux de son identité
et de son territoire. Le peuple corse et sa terre sont
au centre de nos préoccupations, pour Fabiana
Giovannini ma suppléante, comme pour moi-même.
2) En quoi votre candidature se différencie-t-elle de
celle des autres candidats ?
Nous sommes les seuls candidats nationalistes dans cette
circonscription. Nous entendons défendre ses fondamentaux
et mener également une campagne écologiste dont
la Corse a terriblement besoin. Les problèmes environnementaux
qui se posent dans la circonscription sont
nombreux et conditionnent l'avenir. C'est l'héritage de la
politique menée par le clan : dégâts de l'amiante,
absence de registre des cancers, aucune demande de
vérité concernant la catastrophe de Tchernobyl, plaie de
Teghjime toujours pas réhabilitée alors que sa fermeture
a été obtenue grâce à l'action des nationalistes. Sans
parler des projets irresponsables qui doivent être combattus
pour préserver l'avenir et la santé de nos enfants
: projet de nouveau port à la Carbonite, démentiel, destructeur
de notre environnement et contraire aux intérêts
de la Corse en nous condamnant au tout-tourisme ;
projet d'incinérateur, dangereux pour la santé publique,
pour notre agriculture, et anti-économique car plus cher
en investissement comme en fonctionnement par rapport
aux méthodes alternatives du tri-valorisation matières :
le PADDUC qui tend lui aussi vers le tout-tourisme, la spéculation
immobilière qui se cache derrière le projet
démesuré de golf de San Fiurenzu…etc… Nous, nous faisons
la promotion de projets allant dans le sens d'un
développement soutenable et respectueux de l'environnement
et de la santé de la population : le schéma
éolien, le plan alternatif de gestion des déchets élaboré
par le Collectif contre l'incinérateur en sont des exemples.
Parmi nos priorités, bien sûr, le sort des prisonniers politiques occupe une place essentielle. Bien qu'elle ait
été condamnée par la Cour Européenne des Droits de
l'Homme pour le traitement infligé à certains prisonniers
(durée démesurée de la détention préventive, refus
du rapprochement des prisonniers ayant été jugés) la
France n'a toujours pas mis un terme à ces pratiques iniques.
La récente élection à la Présidence de la
République Française d'un ancien Ministre de l'Intérieur
qui a prouvé, à maintes reprises le " respect " dans lequel
il tenait la présomption d'innocence n'est pas de bon
augure. Le réquisitoire exhorbitant dans le procès dit du
FLNC des anonymes, purement répressif où il n'est tenu
aucun compte du contexte et de la personnalité des
accusés le démontre. Pour preuve encore la récente
condamnation en appel de Michel Giraschi. Que dire
d'une Justice qui, outre une condamnation à 18 mois d'interdiction
de droits civiques impose au prévenu de " choisir
" entre 4 mois d'emprisonnement ou 4800€ ?Nous laissons
à chacun le " choix " des qualificatifs. Le cycle
répressif doit cesser au plus vite. Les Droits de l'Homme
doivent être respectés dans leur intégralité, les droits
des prisonniers politiques et ceux de leurs familles en
font partie. C'est le but de la démarche Unione per una
Suluzione Pulitica, c'est le sens de notre candidature
à ces élections.
3) Souvent les élections législatives, ou les rouages
clanistes et clientélistes notamment, sont forts, sont
présentées comme difficiles pour les nationalistes.
Quel est votre sentiment à ce sujet ?
C'est sûr. Nous le vérifions une fois de plus, et c'est très
net sur la 1ère circonscription où le clan Zuccarelli est
particulièrement mobilisé cette année, à neuf mois des
municipales. Et c'est particulièrement parce que le danger
claniste pèse dans cette élection qu'il nous faut être
présents pour dénoncer ces pratiques et les mettre en
lumière. Nous faisons confiance à la maturité de l'électorat
nationaliste pour saisir tous ces enjeux, ici, en Corse,
face au clan, mais aussi face au gouvernement à Paris qui
doit comprendre que le mouvement national saura se
faire entendre.
4) Que vous inspire la victoire de Nicolas Sarkozy aux
présidentielles? Une solution politique est-elle envisageable
?
Nous ne pouvons qu'en prendre acte. Déjà les effets
néfastes s'en font sentir au niveau répressif : je l'ai dit,
les réquisitions du procès des anonymes, le verdict du
procès en appel de Michel Giraschi, ne laissent rien présager
de bon. La composition du nouveau gouvernement
non plus malgré cela, M Sarkozy a changé de statut. C'est
maintenant en tant que Président de la République qu'il
doit traiter la question corse. Le scrutin législatif lui permettra
aussi d'évaluer le dossier d'une certaine manière.
Le score du mouvement national l'encouragera ou non à
rouvrir le dialogue. L'enjeu est donc double dans ce scrutin
pour le mouvement national : porter un coup aux
clans de tous bords, et adresser un message clair à Paris
que les nationalistes sont bel et bien au centre du jeu
politique en Corse. Le pouvoir, à Paris comme en Corse,
doit comprendre que la question est politique et non pas
seulement économique et qu'elle réclame donc une solution
politique. Dans la circonscription de Bastia comme
dans l'ensemble de l'île seul le vote nationaliste permettra
de s'engager dans cette voie d'une solution politique
négociée pour la Corse. Le seul vote utile pour la Corse,
c'est le vote " Unione per una suluzione pulìtica ".
1) Gilles Simeoni vous vous présentez
dans la 2ème circonscription
de la Haute Corse, quel est
le sens de votre candidature ?
D'abord la volonté de ne
laisser aucun espace ni
répit aux force clanistes,
et d'occuper tous
les terrains de lutte, y
compris au plan électoral. Ensuite
montrer que le nationalisme corse
est sur les chemins de l'union et qu'il est et s'affirmera de
plus en plus dans les semaines et les mois à venir comme
une force cohérente, porteuse d'un projet et d'analyses
dans lesquels la majorité des Corses peuvent se reconnaître.
Enfin, envoyer un message d'espoir à notre peuple,
en lui montrant que des solutions existent pour
répondre à des problèmes perçus comme insolubles et
particulièrement graves : nous pensons notamment à la
question du foncier, où on peut très vite mettre en
oeuvre des solutions juridiques permettant d'assurer aux
Corses la maîtrise de leur avenir collectif.
2) En quoi votre candidature se différencie-t-elle de
celle des autres candidats ?
Nos deux principaux adversaires, MmeGRIMALDI, candidate
UMP, et Mr GIACOBBI, candidat PRG, sont les cohéritiers
et les continuateurs d'un système qui a conduit
la Corse à la ruine. Le bilan de ce système est accablant
: clientélisme, intérieur désertifié, incapacité totale à
défendre l'intérêt général et à préparer l'avenir :incendie,
sécheresse, formation des hommes,langue, lutte
contre la spéculation, défense des agriculteurs, aide aux
actifs, accès aux soins en milieu rural,on peut continuer
les exemples à l'infini. Face à cette faillite, et à leur
ambition avouée de la reconduire, il était essentiel que
le mouvement national propose à tous les Corses une
alternative crédible.
3) Souvent les élections législatives, ou les rouages
clanistes et clientélistes notamment, sont forts, sont
présentées comme difficiles pour les nationalistes.
Quel est votre sentiment à ce sujet ?
Le discours sur les pressions ou le clientélisme est tellement
classique que, quelques fois,on peut avoir l'impression
que c'est quelque chose d'abstrait ou qui ne joue qu'à la marge. Il faut aller sur le terrain pour se rendre
compte du maillage anti-démocratique ainsi exercé sur
le corps social :le harcèlement physique et téléphonique
sur les électeurs, le rappel des prétendus services rendus,
le chantage à l'emploi, le chantage aux subventions
pour les Maires. Sur ce terrain là encore, les deux candidats
UMP et PRG sont, comme pour leur triste bilan
commun, à égalité. En ce qui nous concerne, nous
n'avons à offrir que la force de nos convictions et la justesse
de nos idées.
4) Que vous inspire la victoire de Nicolas Sarkozy aux
présidentielles? Une solution politique est-elle
envisageable ?
Au-delà des facteurs généraux qui expliquent son élection,
le score électoral de SARKOZY en Corse s'est également
nourri de façon mécanique de la défaite de la
Gauche, qui s'est ralliée en Corse à ceux qui incarnent
l'immobilisme, la haine anti-corse, le refus de toute
avancée et de tout dialogue. Notre participation aux
législatives, et le score que nous ferons, seront une première
façon de signifier au nouveau Président de la
République que la tentation de la répression et de la
négation du problème corse vont conduire dans le mur.
Et qu'il n'y a pas d'autre chemin que celui d'une solution
politique négociée, associant bien évidemment l'ensemble
du mouvement national.
1) Jean-Christophe Angelini
vous vous présentez dans la
2ème circonscription de la
Corse du Sud, quel est le sens
de votre candidature ?
A l’instar des autres candidats
« Unioni pà una
Suluzioni Pulitica » ,
je me présente avant
tout pour porter les
couleurs d’une union large et
offensive des Nationalistes , face au député sortant et à
son bilan accablant . Pour nous , il n’y a pas de rupture
entre élections Territoriales , Législatives et Municipales
: Camille de Rocca Serra est Président de l’Assemblée de
Corse , Député , et ancien Maire de Portivechju ! En
outre , il est l’incarnation des dérives répressives ou
spéculatives qui affectent la Corse depuis de nombreuses
années.
Il est donc vital de lui opposer une dynamique de rassemblement
et de transformation sociale et politique
large .
La 2ème circonscription est un territoire riche d’enjeux
de tous ordres .Il est dans le collimateur depuis des
décennies de plusieurs groupes immobiliers ou financiers,
qui y ont acquis plusieurs centaines d’hectares ,
particulièrement sur le littoral . Il y a également de
nombreux problèmes de logement ,de précarité d’aménagement
du territoire…
Sans une présente forte des Nationalistes , ces enjeux se
transformeront en périls , et les conjurer totalement
deviendra de plus en plus difficile…
2) En quoi votre candidature se différencie-t-elle de
celle des autres candidats ?
Premièrement les circonstances, et la volonté de
renouvellement qu’expriment les Nationalistes , font
qu’elle est la plus jeune de Corse ! Mais plus sérieusement
, elles est aux antipodes de celle des autres formations
, tant au plan du projet défendu que des comportements
politiques.
Entre une droite clientéliste et dépassée et une gauche
, particulièrement communiste , dont les tractations et
les arrangements avec le clan de Rocca Serra sont
connus de tous , il y a place pour une alternative crédible
, populaire et efficace . C’est tout le sens des candidatures
Unioni , dans les 4 circonscriptions de l’île.
3) Souvent les élections législatives, ou les rouages
clanistes et clientélistes notamment, sont forts, sont
présentées comme difficiles pour les nationalistes.
Quel est votre sentiment à ce sujet ?
Je ne pense pas qu’elles soient à priori beaucoup plus
difficiles que d’autres.
C’est ce que nous avons longtemps dit des cantonales ,
mais analysons les résultats des ces dernières années , à
Sartè , Ocana , Portivechju ou , plus près de nous ,en
Gravona…Certes, elles présentent certaines aspérités ,
mais je pense que l’Union et la force de conviction des
Nationalistes devraient être de nature à les transcender.
4) Que vous inspire la victoire de Nicolas Sarkozy aux
présidentielles? Une solution politique est-elle
envisageable ?
Tout dépendra du rapport de force que nous saurons
engager. Si notre union se consolide et s’élargit , que
nous précisons les termes de notre projet de société , et
que la culture de responsabilité validée en 2004 prévaut
en toutes circonstances , je suis persuadé que l’Etat
devra en tenir compte à un moment donné. Nous ne pouvons
avoir aucune certitude pour l’heure , mais une
chose est sûre : du résultat des Législatives dépend , en
bonne partie, la possible relance d’un processus de dialogue. Les Corses qui nous lisent doivent en être
convaincus !
Propos recueillis par Battì Lucciardi