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Accolta Cap'articulu Attualitą Pulitica Ghjustizia Internaziunale I Prigiuneri Fiure Cultura Abbunamentu Cuntatti Ligame | Numaru 44, Maghju 2009 |
Interview : Alain Mosconi Nouveau Parti Anticapitaliste |
Alain Mosconi : Je suis effectivement un candidat dit d'ouverture, car n'étant pas militant du NPA. Je suis parfaitement à l'aise par rapport à cette structure. Ma présence, sur la liste, est dictée par une convergence d'idées, dans un cadre internationaliste. Pour cette élection européenne, nous avons passé un accord politique qui me permet de défendre des valeurs sociales fortes, essentielles, mais aussi d'avoir, en toute liberté, un discours patriotique sur le dossier corse. D'ailleurs, un point essentiel de notre accord est l'acceptation, par le NPA, dans son programme, du droit à l'autodétermination du peuple corse. Cette latitude d'action, de pensée, fait que je ne suis pas enfermé dans les contours d'un Parti, et je suis très satisfait de l'unité, et de la synergie, des différents partenaires qui composent la liste. U.R.I : Quelle est votre vision de la Corse de demain en Europe ? A.M : Ma vision, en tant que militant, est celle d'un peuple corse désaliéné, debout, et moteur de son histoire. C'est dans ses mains que doivent reposer les leviers de production, et c'est à lui, par l'obtention du pouvoir législatif, de définir, librement, ses orientations politiques, sociales et économiques. L'intérêt doit être collectif. Nous sommes favorables à une Europe des peuples, et à un épanouissement réel de la Corse, au sein de l'Europe, mais aussi, et surtout, au sein de son bassin culturel qui est la Méditerranée. Nous souhaitons à ce titre voir émerger une assemblée des peuples de la Méditerranée, qui permettrait de multiplier les échanges.
A.M : Les retours sont très bons, et nombreux sont les encouragements. Notre présence, en milieu rural, à Canari, à Alandu, à Riventosa, n'est pas que symbolique. Elle vise à montrer que des gens ont fait le choix, parfois difficile, de vivre dans l'intérieur, et qu'à ce titre ils ont, comme à Bastia et Aiacciu, des droits, notamment liés à un service public utile et performant. En toute période et en toute occasion. Par notre présence, nous voulons également dire que nous défendons l'agriculture, la pêche, les petits artisans qui font vivre les villages et qui créent du lien social. U.R.I : Une fois à Bruxelles, quels seront les premières motions que vous comptez déposer en faveur de la Corse ? A.M : Comme vous le savez, par le biais de l'alternance des candidats de notre liste, je siégerai à Bruxelles, en 2013. Mais ce n'est pas pour ça, que durant les 4 années à venir, je ne serai pas présent. Je vais travailler en collaboration avec les autres élus, pour porter à travers eux, dès le mois de juin, la voix de la Corse. Le premier point sera de sensibiliser le parlement européen au problème corse, et de créer les conditions d'une sortie de crise et d'un processus de paix. Notre objectif sera de trouver une solution au problème corse et la libération des prisonniers. Je vais également m'atteler à mettre en place des dispositifs de Groupement Européen de Coopération Territoriale (GECT), afin de favoriser des solidarités et des complémentarités avec d'autres régions, comme la Sardaigne. Nous l'envisageons sérieusement dans les domaines de la santé et des transports : coopération entre hôpitaux et établissement d'une carte européenne d'assurance maladie, service public maritime et aérien dans l'arc de la Méditerranée occidentale. Notre but sera de vivre dignement sur notre terre et de garantir un avenir aux générations futures, pour qu'elles n'aient plus à subir un arbitraire dans le cadre d'un rapport entre dominés et dominants. |
© U Ribombu Internaziunale — 2009 |