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Articulu di u numaru 30, Ottobre di u 2007


Libertà !



Suite à de nouvelles interpellations survenues au cours du mois de septembre, notamment celles de Olivier Peretti et de Alain Donadio, le CAR a tenu a réagir sur ces déportations et à la situation générale des détenus nationalistes.

Nous dénonçons ici la grossière manipulation médiatique que constituent ces arrestations opérées la semaine dernière et qui sont directement liées au contexte de la récente venue du Président de la République Française en Corse.

De son one man show, dont il est désormais coutumier nous ne pouvons malheureusement retenir que la seule féroce volonté de criminaliser le patriotisme corse, et ses injonctions expresses envers les services judiciaires et policiers à porter plus de répression dans le seul but d’occulter l’écrasante responsabilité de l’Etat sur la situation de notre pays et de notre peuple.

Continuer de la sorte à faire croire que le chemin de la déportation et de l’exil carcéral, comme celui des mauvais traitements humains ou des intimidations policières réussirons a éluder ou à solutionner l’urgence du règlement de la question Corse, relève de l’irresponsabilité politique.

Le problème que connaît la Corse depuis plusieurs siècles à de profonde racines historiques, il est la conséquence de la politique coloniale de la France qui persiste dans son expression actuelle a en nier sa véritable dimension politique.

Le Président Nicolas Sarkozy entend par une présence tout azimuts sur la scène internationale se hisser au niveau d’une incontournable et zélée diplomatie pour contribuer à résoudre plusieurs dossiers brûlants de part le monde.

Cette volonté l’a conduit à intervenir auprès du Hezbollah à Paris, avec la Libye du Colonel Kadhafi (pour les infirmières Bulgares), les FARC de Colombie (via Hugo Chavez du Venezuela pour Ingrid Betancourt), autant d’interlocuteurs dont la sulfureuse réputation ne dérange pas le chef de l’Etat. S’agissant de la situation en Corse, sa volonté de ne rien faire évoluer s’exprime par le souhait de restreindre le champ de ces interlocuteurs potentiels aux seules personnes qui ne soutiendraient ou ne comprendraient pas la lutte de libération nationale. Cela veut donc dire qu’il n’y a pour l’instant aucune intention sérieuse de traiter le problème.

Pour notre part, nous pensons qu’une volonté efficace de recherche de solution politique doit passer par l’acceptation d’une analyse objective des causes et des conséquences d’un conflit dans lesquels et nous le répétons encore une fois volontiers, les Corses n’en sont pas les instigateurs, mais les victimes.

L’origine de ce conflit se trouve dans le comportement colonial de L’Etat et sa volonté d’assimilation au détriment de nos droits nationaux.

C’est l’intransigeance jacobine qui pérennise ce conflit, et qui conduit encore aujourd’hui de nombreux patriotes sur le chemin de la résistance pour s’opposer à l’entreprise de destruction de notre peuple. C’est eux et eux seuls qui en payent le prix fort par le sacrifice de leur liberté et les détestables conditions de détention qu’on leurs infligent.

C’est parce que nous savons que le renoncement ne sera jamais d’actualité chez les générations de Corses que la disparition programmée de leur peuple ne laisse pas indifférents, au point de vouloir inexorablement relever le défi de rendre justice à ce même peuple.

C’est Parce que nous sommes convaincus qu’il y a la place pour un dialogue prenant en compte la réalité et les positions du mouvement national dans sa globalité parce qu’il est depuis toujours un des acteurs incontournables de la vie politique de notre pays.

Et c’est Parce que nous croyons fortement en sa capacité à contribuer à élaborer une réelle et concrète sortie de crise, qui doit permettre la résolution de points cruciaux soulignés et avalisés par la grande majorité de notre peuple, comme autant d’atteintes aux droits des Corses et en particulier aux droits des prisonniers politiques que les instances gouvernementale ne peuvent pas continuer à esquiver ces douloureuses situations.

Nous réaffirmons que le traitement de la question du rapprochement de la totalité des prisonniers politiques corses est une question de respect des lois et que nul ne peut s’ériger au dessus de la loi à commencer par ceux qui en sont les garants.

Pour notre part nous restons fidèle aux dernières propositions que nous avons avancées auprès des quatre députés de la Corse il y a un mois.

Un certain nombre de pistes ont été évoqué au cours de cette réunion, pistes et intentions dont aujourd’hui nous sommes sans nouvelles.

Nous espérons qu’il n’y a dans cet état de fait, aucune relation de cause à effet avec les déclarations du président de la république, qui sur ce sujet à finalement, plus montré sa volonté d’enterrer le problème. Dans les semaines qui viennent d’importants voyages ministériels vont se dérouler sur notre île.

Gageons que l’appareil d’état qui de manière implicite par la voix de son Président ou de manière formelle par celle du procureur de Bastia qui ont d’une certaine manière rejoint la très grande majorité de la société civile et le monde politique Corse, en reconnaissant unanimement le bien fondé de la revendication du rapprochement des prisonniers politiques seront mesurer la portée de leur décision sur ce sujet.

Gageons que les différents ministres concernés et compétents en la matière saisissent l’occasion de répondre favorablement à cette insupportable attente et trouve le nécessaire courage politique d’en annoncer sa prise en compte et son application immédiate pour tous.

Pour l’heure encore une fois les nationalistes corses à travers deux de leurs militants sont victimes d’opérations policières et judiciaires dont les motivations relèvent essentiellement de la volonté de donner corps à une vision politique étriquée, réduite au seul bruit des bottes et au passage en force de l’ordre colonial, n’hésitant pas une fois de plus à incarcérés des jeunes corses sur des dossiers vides.

Nous n’acceptons pas qu’Olivier Peretti et Alain Donadio soient les boucs émissaires des insuffisances politiques gouvernementales au regard de la Corse. Nous leurs apportons notre solidarité indéfectible, nous assurons leur familles de notre fraternel soutien et nous demandons leur libération dans les plus bref délais.

Comité Anti Répression

 

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