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Lycée de Migliacciaru : enfin une concrétisation !


L'Arlésienne du lycée du Fiumorbu est enfin terminée. Depuis la dernière rentrée scolaire, cette région de Corse a enfin son lycée, même si beaucoup de problèmes restent encore en suspens.


C'est une ancienne, voire très ancienne revendication des populations du Fiumorbu, avec le projet d'implantation d'un lycée en plaine orientale, qui s'est concrétisée à la rentrée scolaire 2005/2006. Il faudra remonter dans le temps avec la première revendication lancée en 1983 par les communistes et relayée par les nationalistes de l'époque à savoir l'UPC et l'Associu di i Parenti Corsi qui furent les principaux artisans de la revendication de l'implantation d'un lycée en plaine orientale. Etant donné le potentiel élevé de scolaires, et aussi à cause du coûts de revient pour les parents d'élèves qui poursuivre leurs études sur Bastia, Corti et ailleurs, l'ouverture de ce lycée était devenue indispensable.

Mais cette revendication d'importance capitale pour l'avenir de notre jeunesse ne fut prise en compte qu'après une forte mobilisation populaire. La mobilisation a dû être d'autant plus importante qu'elle émanait de nationalistes et de communistes, quitte par la suite à être récupérée par les décideurs du moment.

Malheureusement, il en sera ainsi tant que le système politique paralysant ne sera pas démantelé définitivement, pour qu'enfin nous rentrions une fois pour toute dans une logique de progrès.

Elle comprend un ensemble " collège/lycée " avec de nouveaux établissements implantés sur la commune de Prunelli di Fiumorbu.

Les nouveaux bâtiments sont des locaux spacieux et clairs qui se déploient sur une surface utile de 4954 mètres carrés sur trois niveaux et offrent une capacité d'accueil de 350 élèves et 100 stagiaires en formation continue. Le lycée du XXe siècle fait la part belle aux technologies les plus modernes et mise sur la diversité de l'offre d'activités sportives. C'est une première dans l'île. Avec une piscine couverte de 25 mètres de long qui viendra, dans l'enceinte de l'établissement, compléter le plateau sportif existant. 9,910 millions d'euro exactement, c'est la somme qu'a déboursée la CTC affin de doter l'île d'un lycée supplémentaire en l'occurrence celui du Fiumorbu. Le nouvel établissement permet d'accueillir 84 élèves de première, et 96 de seconde se répartissant dans les filières S, L, ES et STG et sont également attendus des élèves en CAP (ECMS) employé de commerce.

Mais son ouverture fut digne d'un roman-feuilleton face à la lenteur et les reports de dates d'ouverture, de 2001 à 2005, nouvelle mobilisation populaire avec la création d'un collectif de défense qui souhaitait connaître les raisons qui différaient toujours d'une année son ouverture. Il leur fut confirmé que le projet de construction suivait son cours normalement. Les membres du collectif prirent acte, tout en restant vigilants et déterminés sur la date prévue de son ouverture 2004/2005.

D'après le recteur, les préoccupations académiques se concrétisent dans la mise en valeur de la langue corse avec la carte scolaire 2005/2006. Car il paraîtrait qu'à travers lycées et collèges de l'académie, des tendances se conjugueraient avec la généralisation de l'enseignement de la langue et de la culture corses, ce qui semble bien aléatoire, pour la cité scolaire du Fiumorbu étant donné que la dite carte scolaire ne prévoit pas d'installation d'une section bilingue langue corse.

De plus, elle ne semble pas mobiliser, voire motiver, outre mesure certains parents d'élève (FCPE) et quelques enseignants, étant donné le fort pourcentage d'élèves étrangers non corsophones. Cette situation conforte grandement madame le proviseur dans son attitude d'immobilisme vis-à-vis de celle-ci. Et du fait que cette dernière, étant elle-même un produit du fonctionnariat francisé de l'éducation en Corse, parachutée sur notre terre pour y appliquer une politique de normalisation de l'enseignement dans l'académie de Corse. On ne peut dès lors qu'admettre que la mise Hors norme de l'académie de Corse soit une revendication primordiale pour que notre jeunesse puisse enfin retrouver un système éducatif en rapport avec les valeurs traditionnelles qui sont les nôtres.

Lycée flamboyant neuf, mais aucun contrat d'entretient des bâtiments n'a été à ce jour établi entre le maître d'oeuvre, en l'occurrence la CTC, et l'entreprise qui réalisa sa construction, ce qui semble fort aberrant pour un établissement de cette ampleur et étant donné son coût.

Raimondu Ghjuliu Francescu Ottomani

 

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