Les voeux de monsieur Lespetitescourgettes et de son fidèle Toutou (qui vient d’opérer une
superbe pirouette dans le dossier du Syvadec) ne nous ont pas laissé indiférents. Le Ribombu
ne pouvait passer sous silence tant de bonté d’âme, de don de soi pour les autres. Extrait des
voeux en langue de bois du président de la Communauté d’Aglomération de Bastia (CAB).
“Voeux de santé et de bonheur”
Bien sûr, avec 25 mètres de hauteur
sous les fenêtres, 2 silos de compactage
d’ordures ménagères et 120 camions
nuits et jours...
“Nous oeuvrons dans l’intérêt général”
Apparemment, Bastia Poubelle et les
habitants des quartiers d’Erbaghjolu
n’en font pas partie du général. Et Au
diable les 3500 signataires de la pétition
!
“Pour la qualité de vie et l’environnement.”
Toujours le mot pour rire. Il
parle de « son » environnement ou du
nôtre ?
“La concertation et la recherche de
positions consensuelles resteront bien
entendu au coeur de notre recherche.”
Concertation a sens unique, avec le
soutiens de certains medias et “consensus
dictat”. C’est ça ou dégage... Quand
au coeur, on parle de quoi là ?
“Le développement du tourisme”.
Pas celui de l’Arinella, à moins d’être
un transfuge des favellas du Bresil
chercheurs d’ordures… Nous ne
savions pas qu’il y avait une demande
ou une offre touristique autour des sites
de déchets. Mais, messieurs
Lespetitescourgettes et son Toutou sont
bien capables de nous inventer cela.
Et enfin, le bouquet final, “la construction
de la station de transit créera les
conditions d’une prise en charge maîtrisée
des déchets et ouvrira la voie a la
rehabilitation écologique et paysagère
du site de Teghjime”.
La station prévue a Biguglia il y a 5 ans
avait receuilli tous les accords (mairies,
environnement, préfecture, voisinage…),
aurait eu le même usage sans
les contraintes environnement/habitat,
mais le projet a été étouffé, oublié au
profit de la CAB/Erbaghjolu ! La réhabilitation
de Teghjime peut être (mais il
ne faudrait pas oublier les riverains qui
pensent que le dépôt d’amiante présente
un danger) mais pas
d’Erbaghjolu, où le problème inverse
va se poser. On ne peut qu’être surpris
que le préfet accepte d’être pris en
otage par ces déclaration de fait accomplies,
prématurées et futuristes de la
C.A.B. alors qu’aucune décision n’est
officiellement prise. Forcerait-on la
main ? Où y aurait-il des amitiés que
l’on ignore ?
Il faut savoir que les gens dont on parle
on toujours été de grands défenseurs
des intérêts privés, ceux de leur clientèle,
au mépris des intérêts collectifs du
peuple corse.
Ghjuvanni Deziu