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Accolta Cap'articulu Attualitą Pulitica Ghjustizia Internaziunale I Prigiuneri Fiure Cultura Abbunamentu Cuntatti Ligame | Numaru 43, Aprile 2009 |
Prisentazione di i memberi di u scagnu di Sulidarità |
Militante depuis 1986, je me suis toujours investie au sein des associi de défense des prisonniers politiques, A Riscossa, l'associu Patriottu, le Comité Anti Répression et, tout naturellement, dans le prolongement, l'associu Sulidarità. Porte-parole pendant plus de 8 ans du Comité Anti Répression, je suis aujourd'hui secrétaire de Sulidarità. L'exil carcéral, la souffrance des familles, les doubles et triples peines, sont autant d'agressions que nous subissons de la part de l'Etat français. Pour ces raisons, et bien d'autres encore, j'ai fait le choix politique de m'investir dans ce combat de défense des prisonniers politiques corses, partie intégrante de la Lutte de Libération Nationale.
Militante dapoi a me prima annata à l’Università in a Ghjuventù Indipendentista, sò oghje una di i quatri portavoce di l’associu Sulidarità. Vene in aiutu (à sfarenti livelli) à quelli chì patenu a ripressione francesa (è chì -per a maiò parte- sò in esiliu) : à i prighjuneri è a e so famiglie hè qualcosa d’impurtantissimu. Sè aviu una brama : a sparizione di Sulidarità. Saraghju felice u ghjornu chì Sulidarità smariscerà, u ghjornu chì ùn ci serà più ne prighjuneri, ne ripressione culuniale, ne mancu più a Francia à nantu à nostra terra.
Ancien prisonnier politique, c'est tout naturellement que j'ai rejoint l'équipe de Sulidarità à ma sortie de prison. Le sens de mon engagement est bien évidement politique, mais au delà, c'est un surtout engagement humain pour participer à soulager, tant que faire se peut, le poids de la détention de nos frères emprisonnés et d'être aux cotés des familles qui vivent en permanence avec cette douleur de l'absence d'un être cher. J'ai été élu vice en mars dernier vice président de Sulidarità en charge des relations avec la commission anti répressive de Corsica Libera. Ma mission est donc de coordonner notre action avec la CAR de Corsica Libera.
Christian Rohaut, tisurieru : J'ai commencé à militer à Amnesty International en 1977 après avoir vu par ma profession de nombreux pays où les droits de l'homme n'étaient pas respectés : Moyen Orient, URSS de Bregjnev, toute l'Afrique. J'ai eu 18 ans en 1968. La Liberté est pour moi la valeur première, j'ai commencé à être inquiet lorsque les politiques français se sont mis à parler des libertés au lieu de la Liberté. J'ai aussi vite compris que la justice n'était pas juste, elle est légale. La loi n'est pas toujours juste. La loi est faite par des gens qui sont surtout intéressés par le pouvoir et qui défendent des intérêts de classe Surtout en France où depuis les années 50 on est gouverné par des fonctionnaires issus de l'ENA et qui forment une sorte d'aristocratie ou de ploutocratie autiste, qui a mis en place un système politique impossible à renverser ou à réformer. Le seul espoir est dans les réformes imposées par l'Europe ou par des actions violentes de groupe de population excédés qui commencent à comprendre que la violence est un moyen efficace d'obtenir quelque chose, du moment que les grands médias détenteurs de la vérité (à savoir TF1 et France2) en parlent. La Corse a compris il y a trente ans que seule la résistance militaire pouvait faire plier l'état. Les conséquences de cette résistance sont la répression, le soutien aux combattants qui ont donné leur liberté pour la liberté de leur pays est pour moi absolument dans la ligne de ce que je crois depuis toujours J'ai quelques compétences en gestion, je les mets à leur service en consacrant la majeure partie de mon temps libre à Sulidarità en tant que trésorier, cuisinier et bricoleur pas trop mauvais.
Véronique Gristi, vice prisidente in carica di e rilazione cù i prighjuneri : Militante depuis toujours, l'injustice faite aux prisonniers politiques corses et à leurs familles m'a toujours révoltée. Leurs conditions de détention, l'exil carcéral, les souffrances des familles sont intolérables. Investie depuis le début au sein de l'Associu Sulidarità, c'est tout naturellement que je me suis proposée à la fonction de vice-présidente en charge des relations avec les prisonniers et leurs familles pour le Sud de la Corse, Annie Albertini-Piccinini étant en charge des familles et des prisonniers du Nord de l'île. Nous travaillons conjointement au suivi de chaque prisonnier : quels sont les problèmes que celui-ci rencontre en détention ? A-t-il des problèmes de santé ? Est-il soigné ? Fait-il des études ou y a-t-il accès ? Aura-t-il un travail à sa libération ? En fait, tous types de problèmes auxquels le prisonnier et sa famille peuvent être confrontés. Essayer de remédier à tous ces problèmes, militer pour le rapprochement familial en Corse ne peut être qu'un moyen transitoire de soulager des souffrances, le but étant bien entendu d'obtenir la libération de tous les prisonniers politiques corses.
Cécile Claus, portavoce : Mon engagement relève essentiellement de ma volonté de venir en aide et de soutenir les patriotes corses et leur famille, ceux qui ont choisi la lutte armée comme moyen de résistance, ceux victimes de la répression pour délit d'opinion. Les injustices que ceux-ci subissent au quotidien me révolte et j'espère au travers de Sulidarità faire avancer leur condition. Jusqu'à présent j'étais déléguée de la région Taravu-Valincu-Sartinesu, je le suis encore, et je viens d'être élue porte-parole. J'espère pouvoir par ce nouveau rôle servir encore plus efficacement Sulidarità. Si l'on connaît les noms des membres du bureau, Sulidarità est principalement et surtout le résultat du militantisme de centaines d'adhérents qui oeuvrent depuis des années et font de notre associu ce qu'il est.
Ancien prisonnier politique, incarcéré à deux reprises, mon investissement dans les associations de défense des prisonniers politiques a toujours été une composante à part entière de mon engagement militant depuis plusieurs années. Dans le cadre de la refondation du mouvement national au sein de Corsica Libera, mon engagement auprès des familles et des prisonniers paraissait tout à fait naturel. Les patriotes victimes de la répression ont un engagement fort. Ils font de lourds sacrifices, ils méritent tout notre soutien et notre solidarité. Vice-président de Sulidarità en charge des relations avec le collectif d'avocats, j'ai choisi cette tâche particulièrement, car il me semble qu'il y a des choses à améliorer au niveau des relations entre avocats, prisonniers, familles, et l'associu. Au-delà des fonctions de chacun au sein de Sulidarità, l'engagement est quotidien et tous, nous nous attelons à toutes les tâches.
Le sens de mon engagement est tout simple, sans questions, sans hésitations, sans doutes, jamais. Il est juste sans fard, donc cela est facile. De soutenir des personnes sacrifiant leur vie pour la préservation de leur pays est une évidence, C'est logique et naturel. Nous avons un rôle « officiel » mais aussi, et surtout un rôle militant. Le rôle de vice-presidente de l'Associu Sulidarità en charge des relations avec les familles se vit au quotidien pour essayer de résoudre les soucis avec l'administration pénitentiaire, les courriers, les mandats, donner des renseignements, des conseils, la marche à suivre, tous les soucis que peuvent avoir les parents et les détenus. Au sein de l'associu nous travaillons étroitement avec tous et tous ensemble pour être efficaces. Nous espérons être utiles. Continuer à travailler rien ne pourra m'en dissuader. Patriotes pour nous, terroristes pour la France, manifestement le combat est loin d'être terminé.
Per contu meu, ogni militanti di a lotta di u populu corsu per a ricuniscenza di i so diritti devi naturalmenti impiegnassi à construì u sustegnu ad ogni patriottu incarceratu è circà d'esse vicinu à e so famiglie. Oghje l'associu Sulidarità cunstituisce un' puntellu maio di stu sustegnu. Per avè durante più di 10 anni avutu l'onore di participà à e responsabilità di l'andatura d'issu associu, ghjè di sicuru in cuscenza di l'impurtenza di stu travaglione à fà, chì vogliu cuntinuvà à cuntribuisce à purtà aiutu è sulidarità à i nostri fratelli. Hè per quissa chì seraghju sempri à fiancu à a nuvella squadra di sulidarità è a so nuvella presidenta Maria Anghjulella Caviglioli chì porta oghje a nuvella sperenza di l'associu è à quale pregu forza è curaghju per a bellissima ma difficile strada chì affila i passi di a sulidarità à i prighjuneri pulitichi corsi. Ci hè dinù in stu scopu, un altra visioni di u sustegnu à i patriotti, ghjè ch'ellu face parte di l'azzioni pulitichi svilupati da u muvimentu naziunali, postu chì stu sustegnu murali è materiale cunstituisce dinù, una manera di fà fronte à a ripressione messa in ballu da u statu francesu, contra l'andatura patriotica di parechji corsi chi hanu sacrificatu a so libertà è monda altri aspetti di e so vite suciali, pà difende u nostru paesu è u nostru populu. Hè par quissa chì sta sulidarità è stu sustegnu ùn deve mai stancià è chì ogni naziunali in cuscenza, deve puntillà a dimarchja di l'associu per u so cumbattu contra l'inghjustizia imposta da u statu francesu.
Mi sò sempre primuratu di a sorte di i patriotti corsi incarcerati. Quandu m’occupava di a Cuncolta Giuventù, mandavamu lettare à i prigiuneri è urganizavamu chine per fà entre un pocu di soldi ind’è e cascie di “Patriottu”. Dopu, aghju cunnisciutu a prigiò è quandu sò surtitu, avia un sintimu maiò di rivolta di lascià daretu à mè tant’omi di prima trinca. Quandu vecu e sufferenze di e mamme di prigiuneri, pensu subitu à a meia. Dunque aghju decisu d’impignammi ind’è a difesa di i prigiuneri per circà à aiutalli, per purtalli u mo sustegnu, cum’è d’altri l’annu fattu per mè. Aghju cumminciatu qualchì minutu dopu à a mo surtita è sò sempre quì quattru anni è mezu dopu ! Spergu di pudè piglià a mo ritirata frà pocu, quandu ùn ci sarà più prigiuneri pulitichi ind’è isse maledette prigiò di a Francia... |
© U Ribombu Internaziunale — 2009 |