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Articulu di u numaru 23, marzu di u 2007


L’échec de la mondialisation au niveau planétaire





Le monde dans lequel nous vivons doit-il changer ? Voilà une question qui fait débat au sein de la société, aussi bien d’un point de vue politique qu’institutionnel ! Débattent ceux qui sont pour un changement, comme ceux qui sont contre.

De quoi parlent-ils ? Du monde, le nôtre, celui qu’ils gèrent à leur guise, celui qu’ils font et défont en fonction d’intérêts. Les nôtres, allez-vous me dire ? Non, même pas ! Les intérêts qui préoccupent nos décideurs, les seuls, sont ceux de quelques financiers qui ont décidé de se partager « le gâteau » et par là même, de nous enfermer dans une relation de dominant à dominé.

Pour autant, est-ce aussi simple ? Aujourd’hui, la mondialisation, cette pilule que l’on a voulu nous faire avaler, cette panacée vantée à tout bout de champ au début des années 90 par les grands de ce monde, apparaît totalement inadaptée à guérir l’humanité des maux dont elle victime.

Attardons-nous quelque peu sur la pathologie dont souffre la majeure partie des Hommes qui peuplent notre terre. Faut-il avoir fait serment à Hippocrate, faut-il être un spécialiste en la matière, pour déceler un mal vivre ? Non ! Car malheureusement ce mal vivre et prégnant : en Afrique, en Asie, en Europe, mais aussi dans les pays développés, et bien sûr dans le nôtre, la Corse, qui malheureusement n’échappe pas à la règle.

La mondialisation est tellement inadaptée à nos sociétés, que de plus en plus de chefs d’Etat et de politiques, qui hier préconisaient une thérapie de choc, semblent aujourd’hui vouloir revoir l’ordonnance, proposant la mondialisation à dose homéopathique. Pour autant ont-ils un autre concept à proposer, au cas où ce traitement serait tout aussi inefficace que le précédent ?

Nous pouvons en douter pour une bonne et simple raison, le praticien ne décide plus, seul compte l’avis de l’industriel qui maîtrise le marché. Parfois la pression exercée par ces derniers est telle, qu’ils n’hésitent pas à utiliser la bonne vieille saignée, laissant derrière eux des plaies béantes, que ce soit au niveau écologique, social ou économique.

Vous l’aurez donc compris le terme de mondialisation, utilisé ici, n’est autre qu’un substantif “politiquement correct”, qui tend à humaniser la globalisation.

Constatons tout d’abord que ceux qui défendent mordicus la dite “mondialisation”, ont l’esprit d’une fertilité démesurée, pour parer leur plaidoyer de toutes les vertus. La notion de liberté est d’ailleurs savamment employée et revient sans cesse comme un leitmotiv. Ainsi, ils nous parlent de liberté d’entreprendre, en occultant le fait que les banques ne prêtent que sous garanti de solvabilité, excluant de facto une majorité d’Hommes qui ne disposent ni d’un capital suffisant sous forme d’apport personnel, ni de bien à hypothéquer.

Ils nous parlent aussi de liberté de circulation des biens et des capitaux, omettant de préciser que cette mesure favorise la délocalisation d’entreprises vers des pays, où la main d’oeuvre de par son coût et son statut, est corvéable à merci. Dans les secteurs comme la santé et l’éducation, ils s’empressent d’appliquer la politique de privatisation de l’OMC. Pour justifier leurs choix ils prônent là encore l’esprit de liberté. Dans les faits ils galvaudent cet esprit lui donnant une connotation mercantile, favorisant ainsi l’élitisme et la disparité de traitement, en bradant des secteurs qui devraient garantir l’équité pour tous. Pour les résumer, dans le monde d’aujourd’hui tout devrait pouvoir s’acheter et se vendre.

Faut-il pour autant regretter l’époque de la bipolarisation Est- Ouest ? Etre nostalgique du Stalinisme ou de certain régime s’en réclamant ? Certainement pas !

Le mur de Berlin est tombé, et c’est une bonne chose. Toutefois, nous pouvons parfois avoir la désagréable impression, qu’il est tombé sur les pieds ou plutôt sur la « gueule » de ceux qui l’ont poussé, le peuple lui-même.

Où est donc l’alternative me direz-vous ? Sûrement pas dans des systèmes totalitaires !

Elle doit découler d’une démocratie participative, où les associations de citoyens, les représentants des plus démunis, auraient une réelle faculté d’action en tant que force de proposition, mais aussi en tant qu’acteurs partenaires des décideurs. La Corse pourrait sembler épargnée par cette sombre description, mais ceci n’est que temporaire, il nous faut d’ores et déjà anticiper et observer ailleurs ce qui ce fait. Il existe aujourd’hui dans le monde, des exemples de choix de sociétés qui gomment les injustices et permettent un espoir de changement, particulièrement en Amérique du Sud, où les Etats de ce continent ont trop souvent subi les influences étrangères.

Ces pays entament actuellement une réelle politique d’émancipation nationale et sociale. Pour exemple, le Brésil où Monsieur LOULA, un ancien syndicaliste a été réélu président de la république et, où il dynamise l’économie de son pays en tenant compte de la dimension sociale.

Citons également pour la Bolivie, son Président DIEGO MORALES, qui n’est autre que le premier indigène élu à la tête de cet Etat, et qui a pour principal cheval de bataille la redistribution équitable des terres aux paysans, spoliés jusque là par de grands propriétaires terriens.

Nous terminerons par UGO CHAVEZ, Président du Venezuela, qui a imposé, aux grands groupes pétroliers exploitant l’or noir de son pays, une redistribution des dividendes, mesure très largement favorable aux intérêts nationaux et sociaux. Ces exemples sont en soi des révolutions, révolutions qui doivent en partie nous inspirer, et en partie seulement, car il n’existe aucun modèle de révolution transposable à l’identique ! La révolution n’est pas un concept stéréotypé, elle est plurielle et évolutive, doit tenir compte des spécificités des pays, des peuples, des cultures.

L’Homme ne doit pas s’adapter à cette dernière, c’est elle qui doit s’adapter à lui !

Et même si nous sommes attentifs à ce qui ce fait en Amérique du Sud, nous nous devons de contribuer à l’évolution du monde en bâtissant notre propre révolution.

Hasta a la vitor... (pardon)... Vince per ùn more !

U Pisanu

 

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