Municipales 2008 : Corsica Nazione Indipendente sera
présente à Bastia
La section Bastia de Corsica Nazione Indipendente a tenu
une conférence de presse pour annoncer sa participation
aux prochaines élections municipales de Bastia, qui se
dérouleront en mars 2008. Cette présence du Mouvement
se fera sur la base d'un discours qui d'une part réaffirmera
ses objectifs et ses solidarités, et, d'autre part,
sera porteur de propositions en totale rupture avec " la
logique politique mortifère " de l'actuelle municipalité.
Pour CNI, il est temps de mettre un terme au système
Zuccarelli, qui porte la Corse et la ville de Bastia à la
ruine.
En effet, la majorité des Bastiais est consciente de l'état
de la ville qui " au lieu de se développer autour de
projets qui nous ressemblent, et qui seraient porteurs
d'harmonie et de cohésion sociale, dans le respect et la
promotion de nos valeurs culturelles, s'enfonce (…) dans
une logique importée de non-développement. Les
modèles qui ont échoué partout ailleurs sont ici calqués
et, afin de satisfaire quelques intérêts particuliers,
imposés à une population qui s'aperçoit, chaque jour un
peu plus, qu'elle est flouée et laissée pour compte " .
Corsica Nazione Indipendente considère donc que le
bilan de la municipalité est catastrophique et qu'il
empêche, interdit, toute possibilité de développement
durable. Ainsi, dans certains quartiers il n'est pas rare de
rencontrer des situations sociales analogues " à ce qui
peut se passer dans certaines banlieues françaises : cela
participe d'un choix délibéré qui consiste à uniformiser le
paysage humain et à nous faire entrer définitivement
dans le rang des cités sans âme, sans identité, et sans
avenir autre que celui de la soumission à une dynastie en
place depuis trop longtemps ".
Les problèmes de la ville de Bastia sont connus ainsi que
son mode de fonctionnement qui repose sur des pratiques
outrancières de clanisme et de clientélisme. Ces
pratiques honteuses permettent, au détriment d'intérêts
collectifs, de favoriser un petit pouvoir particulier,
égoïste, et discréditent cette pseudo municipalité de "
Gauche ", plus apte à exploiter la misère sociale qu'à
favoriser l'émancipation de ses administrés.
Mais comme l'a indiqué Corsica Nazione Indipendente, la
ligne Zuccarelli " c'est aussi les appels à la répression
contre les enfants de ce peuple qui ont choisi la voie la
plus difficile pour s'opposer à la violence de l'Etat français.
C'est encore la défense d'un pré carré institutionnel
et le refus de toute discussion pouvant déboucher sur
une solution négociée pour la Corse ".
Mais ce constat n'est pas seulement celui des nationalistes,
car de nombreux citoyens dressent le même bilan et
souhaitent changer le cours des choses. Aussi, dès à présent,
Corsica Nazione Indipendente fait état de son
intention " de proposer une alliance sans exclusive au
second tour des prochaines municipales à toutes les forces
politiques qui, sur la base d'un pacte de gestion communale,
auront à coeur de mettre fin au règne de la
dynastie Zuccarelli à Bastia (…) il n'y a pas de citadelle
imprenable, la démonstration en a déjà été faite ailleurs
".
On peut songer à ce qui a été fait par le passé, pour
contrer d'autres réactionnaires, conservateurs ou anti
nationalistes comme à Sartè, Campuloru Muriani ou
Aiacciu.
La proposition de Corsica Nazione Indipendente se veut
pragmatique et claire. Elle a un double avantage qui
serait : " d'éviter les discussions de couloir et les pactes
obscurs, trop souvent scellés à l'insu des électeurs et qui
bafouent la vraie démocratie, et celui de régler mécaniquement,
de manière transparente et démocratique, les
problèmes de représentativité, puisque les places attribuées
sur une liste unie de gestion municipale le seront
au prorata des résultats obtenus pour chacun au premier
tour ".
L'appel de Corsica Nazione Indipendente est dorénavant
sur la place publique, et il prend plus de relief après le
résultat des élections législatives. Aux diverses formations,
qui se veulent de progrès, de dévoiler leurs intentions
à ce sujet afin de permettre l'émergence d'une ère
nouvelle.
Battì Lucciardi