400 ? 500 ?
Selon Gilles M. du magazine Corsica, c’est le nombre de participants au
meeting de clôture des dernières Ghjurnate Internaziunale di Corti. Une
estimation pour le moins farfelue – à moins que ce soit le chiffre officiel
donné par la Police – au regard des images télévisées diffusées et autres
photos publiées. Pour étayer cette affirmation, deux arguments : d’une
part, une photo de la tribune, prise de dos, lors du meeting de 16h30
sur la question du pôle indépendantiste, et, d’autre part, une légende
qui comparait l’affluence des Journées 2007 à celles des années 80 ou
il y avait plus de 5000 personnes pour le meeting final. 5000 ? Piombu !
C’est comme si sur le champ de foire on avait installé la tribune nord du
stade de Furiani, à deux étages s’il vous plaît… ! Haaaa, les années 80…
à l’époque pour Gilles.M s’était même tendance d’être sympathisant du
Mouvement National : solidarité « internationaliste » oblige. Sans compter,
que dans ces mêmes années 80, on fréquentait aussi la cousine d’un haut
dirigeant ajaccien, alors…re-solidarité oblige… Maintenant c’est du passé,
on peut les sabrer les natios, ils ne valent plus rien. A dégager. Par contre
ce qui est sûr, au-delà de la guéguerre des chiffres, c’est que la somme de
houblon consommé, dans l’après-midi au comptoir des Ghjurnate, a très
certainement altéré la vue de Gilles M. Allez, sans rancune et à l’année
prochaine !
Bastia innove
Depuis le 1er août dernier, les édiles Bastiais, véritables têtes
pensantes, ont révolutionné les transports urbains. Nos grands esprits
ont mis en place une nouvelle ligne de bus de la gare à la citadelle,
gratuite qui plus est. Cela peut paraître une excellente idée à priori.
Ce minibus va doubler la ligne régulière qui conduit déjà de la Poste,
distante de la gare d cent mètres, à la citadelle. Elle offre de nombreux
« avantages » car elle passe dans des ruelles étroites et encombrées,
majore les difficultés de circulation et donc de pollution. Elle crée
enfin une discrimination avec les usagers des autobus « normaux »
qui paient leur ticket ! s’il s’agit de faire découvrir la ville aux rares
touristes de passage voire égarés, la marche est encore le meilleur
moyen de flâner dans les ruelles du vieux Bastia. En définitive, une
vraie fausse bonne idée qui durera certainement le temps d’un été et
ne redorera pas l’image qu’ont les Bastiais de leur Maire.
Elections cantonales
A peine Claude Olivesi et Serge Grisoni portés en terre, les appétits
se sont réveillés dans les cantons du Campuloru-Muriani et de
Castifau-Merusaglia. Il est vrai que les places étaient bonnes à
prendre, car faire partie de la majorité départementales permet d’une
part de profiter des « libéralités » de Paul Giacobbi, et, d’autre part,
de justifier toutes les compromissions. Ainsi, dans le Campuloru,
le maire UMP de Cervioni, électeur de Sarkozy, a sa veste et s’est
déclaré le champion de Giacobbi. Il aurait affirmé avoir le coeur à
droite et le ventre à gauche ; et à Castifau, pas moins de 6 candidats
se sont déclarés de la même majorité départementale ! Qu’importe
l’origine des personnes, leurs programmes politiques, sottu voce, se
sont résumés en promesses d’emplois et bien être personnel avec
certainement pour devise : « strada torta è capu ind’è a sacchetta »
Chambre Régionale des Comptes
S’il est une institution qui ne manque pas de travail c’est bien celle-là.
Après avoir épinglé Paul Giacobbi pour sa gestion calamiteuse, c’est
Jean Femenia qui est sur la sellette. Dans les deux cas, les reproches
sont identiques : des frais de fonctionnement trop importants, des
effectifs pléthoriques, un endettement conséquent et une capacité
d’investissement faible. Le Conseil Général de la Haute Corse
remporte de loin la médaille d’or. Il faut dire qu’à chaque élection
on embauche ! Tout est bon : associations, sans aucun objet social
largement subventionnées, CDD, CDI, emplois jeunes, tout le code
du travail y passe. Certains comme Haute Corse Développement,
un bureau d’études, soit disant, qui sous-traite toutes les études qui
passent, reçoit plus d’un million d’euros par an. Pendant ce temps,
l’aide aux personnes âgées traîne plus de 6 mois et la DDE ne peut
plus déblayer certaines routes en Hiver. Pour la CCI, c’est le même
constat, embauches en veux-tu en voilà, emprunts bancaires pour
assurer la trésorerie….et dire que Jean Femenia s’est vanté en public
de pouvoir financé une grande partie du projet de port à la Carbonite...
Le peuple corse mérite mieux qu’aliénation et passe-droits.
Hôpital d’Aiacciu
Dans le même sac que la CCI et le Conseil Général on peut également
mettre la situation du Centre hospitalier d’Aiacciu. En déficit chronique,
comme d’ailleurs l’hôpital de Bastia, 30 millions d’euros de dette et des
fournisseurs impayés malgré un budget annuel de 100 millions. Il faut
dire que les maires qui président le conseil d’administration y trouvent
un réservoir d’emplois qui leur sert bien à chaque élection. A Aiacciu,
on ne connaît même pas le nombre de salariés qui serait compris entre
1400 et 1600. Tout cela dit sérieusement ! on se moque des gens. Si la
santé n’a pas de prix elle a un coût et avec des méthodes de gestion
pareilles, il ne peut être que très élevé.
L’Antenne médicale de Calvi
Voilà un dossier, d’utilité publique, symptomatique de l’action des
pouvoirs publics en Corse. La Balagna vit tous les étés sur le fil du
rasoir sanitaire, malgré les efforts des médecins et personnels de
l’antenne médicale. L’état d’équilibre est précaire. Il y a deux ans,
Xavier Bertrand, alors ministre de la santé, avait promis une structure
hospitalière neuve en 2007. Il y a quelques jours, de retour à Calvi,
il est tombé sur le pompier de service, Mr Husson, qui en tant que
représentant de l’ARH en Corse n’a aucun pouvoir dans ce dossier.
Passer un savon à un administratif a sans doute soulagé Xavier
Bertrand qui lui était en villégiature à Munticellu. Or dans ce dossier
calamiteux, les responsables qui dirigeaient l’hôpital de Bastia ont
quitté la Corse, eux qui ont passé un marché avec une entreprise
qui battait de l’aile et ne finissait plus aucun de ses chantiers. Quand
au conseil d’administration de l’hôpital de Bastia, présidé par Emile
Zuccarelli, il a laissé faire et peut-être même conseillé la directrice dans
son choix… Tout cela sent bon l’arrangement, mais pendant ce temps
les balanins sont les dindons de la farce. Mais que fait la police ?
CECILIA