Conférence de presse hautement symbolique du CAR, dans la “maison du peuple”, la
mairie de Ruglianu, en compagnie du maire et de certains de ses adjoints, qui étaient
venus soutenir une revendication avant tout humanitaire, sans aucun but politique.
Le Comité Anti Répression
a tenu une conférence de
presse à la mairie de
Ruglianu, en présence
d’une quarantaine de militants
et de plusieurs membres
du conseil municipal,
dont le premier magistrat.
Les porte-parole du CAR
ont rappelé une fois de
plus que le problème du
rapprochement des prisonniers
politiques n’avait toujours
pas été résolu, et que
sur 22 condamnés définitifs
qui devraient selon la loi
être incarcérés en Corse,
seuls 4 le sont en fait. Le
dernier exemple en date
est celui de Olivier Orsini
dont la résidence est à
Ruglianu. Condamné à 5
ans de prison, il a déjà
effectué les deux tiers de
sa peine et devrait être en
libération conditionnelle
depuis de nombreux mois.
En attendant sa libération,
il a fait comme tous les prisonniers
politiques corses
une demande de transfert
en Corse, pour se rapprocher
de sa famille, et
notamment de son père
qui est très malade et qui
n’a jamais pu monter le
voir à Paris.
Selon les responsables du
CAR, la réponse de la pénitentiaire
est inique et scandaleuse,
puisque Olivier
Orsini vient d’être transféré...
à Perpignan ! Pour
s’y rendre, la famille d’Olivier
Orsini doit passer par...
Paris ! Cela coûte donc
encore plus cher et prend
encore plus de temps.
Voici, une fois de plus, un
exemple qui prouve
l’acharnement de l’Etat
contre les patriotes corses.
Dans le courant du mois
de septembre, la demande
de libération conditionnelle
d’Olivier Orsini devait être
examinée. Le Car a exigé
qu’il soit immédiatement
libéré.
Et quelques semaines plus
tard, le CAR était entendu,
Olivier Orsini quittant la
prison de Perpignan pour
bénéficier d’un aménagement
de peine en semi
liberté à Borgu.
Felice Bacciochi