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Articulu di u numaru 18, ottobre di u 2006


Libertà per Ulivieru Orsini !


Conférence de presse hautement symbolique du CAR, dans la “maison du peuple”, la mairie de Ruglianu, en compagnie du maire et de certains de ses adjoints, qui étaient venus soutenir une revendication avant tout humanitaire, sans aucun but politique.

Le Comité Anti Répression a tenu une conférence de presse à la mairie de Ruglianu, en présence d’une quarantaine de militants et de plusieurs membres du conseil municipal, dont le premier magistrat.

Les porte-parole du CAR ont rappelé une fois de plus que le problème du rapprochement des prisonniers politiques n’avait toujours pas été résolu, et que sur 22 condamnés définitifs qui devraient selon la loi être incarcérés en Corse, seuls 4 le sont en fait. Le dernier exemple en date est celui de Olivier Orsini dont la résidence est à Ruglianu. Condamné à 5 ans de prison, il a déjà effectué les deux tiers de sa peine et devrait être en libération conditionnelle depuis de nombreux mois.

En attendant sa libération, il a fait comme tous les prisonniers politiques corses une demande de transfert en Corse, pour se rapprocher de sa famille, et notamment de son père qui est très malade et qui n’a jamais pu monter le voir à Paris.

Selon les responsables du CAR, la réponse de la pénitentiaire est inique et scandaleuse, puisque Olivier Orsini vient d’être transféré... à Perpignan ! Pour s’y rendre, la famille d’Olivier Orsini doit passer par... Paris ! Cela coûte donc encore plus cher et prend encore plus de temps.

Voici, une fois de plus, un exemple qui prouve l’acharnement de l’Etat contre les patriotes corses.

Dans le courant du mois de septembre, la demande de libération conditionnelle d’Olivier Orsini devait être examinée. Le Car a exigé qu’il soit immédiatement libéré.

Et quelques semaines plus tard, le CAR était entendu, Olivier Orsini quittant la prison de Perpignan pour bénéficier d’un aménagement de peine en semi liberté à Borgu.

Felice Bacciochi

 

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