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Articulu di u numaru 24, aprile di u 2007


La guerre des plaques

Il y aura bien une plaque !





L’affaire que les Bastiais avaient surnommé “la guerre des plaques” est en passe de se terminer, le bon sens ayant prévalu. Il y aura bien une plaque sous le buste (ho pardon le “bas-relief”) de Pasquale de’Paoli, rue César Campinchi, à Bastia, grâce à l’initiative du collectif I Naziunali.

La maire de Bastia a donc eu la sagesse de trouver une solution acceptable en ce qui concerne le texte de la plaque qui sera apposée sous le bas-relief de Pasquale de’Paoli. Alors que le collectif avait suspendu sa participation aux réunions de la commission patrimoine de la ville de Bastia et avait placé la mairie face à ses propres responsabilités, c’est finalement une décision sage qui a été prise, puisque sur le texte de cette plaque, écrit en trois langues, on pourra y lire que Paoli était le père de la patrie, un homme des Lumières, le général en chef de la Corse indépendante, mais également premier président du Directoire Départemental (ce qui semble être aux yeux de la municipalité bastiaise la grande oeuvre de Pasquale de’Paoli) et le fondateur de l’Université de Corse. La mention que la commission patrimoine voulait mettre au sujet de la Révolution française a finalement disparu, cela aurait été du révisionnisme que de la mettre sans rien rajouter d’autre, car si Paoli est reçu en triomphe à Paris par la Constituante, le Roi et les révolutionnaire, ce n’est pas parce qu’il adhère aux idéaux de la Révolution, mais bien parce que ce sont les idées de liberté pour lesquelles il s’était battu et qu’il avait mises en pratique qui triomphent. Cependant, il ne faut pas oublier qu’au moment où les Jacobins prennent le dessus sur les Girondins, la Convention appelle à sa barre Paoli (99 % des gens qui s’y sont présentés ont été “coupés en deux”). Et Paoli est déclaré traite à la Rupublique française. La Corse entière se soulève derrière lui et rompt avec la France.

Alors, oui, on aurait pu parler de la révolution, mais il aurait fallu entrer dans les détails pour éviter de faire de Paoli un partisant de l’actuel République française comme certains aimeraient à le faire croire. Cette histoire de la plaque aura démontrer la capacité des représentants de la mairie de Bastia de s’adapter à toutes les situations, n’hésitant pas à dire publiquement que la mairie avait prévu de commémorer Paoli, justement en mettant une plaque à cet endroit !

Heureusement que l’honnêteté intellectuelle de certains a permis de rétablir publiquement la vérité, la municipalité n’avait rien prévu, et elle a été obligée de réagir par l’action du collectif I Naziunali.

Une plaque sera déposée, et même un colloque organisé. Preuve s’il en était besoin que la mobilisation populaire a toujours eu des effets positifs.

Marzulinu

 

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