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Articulu di u numaru 24, aprile di u 2007


La presse française sous influence…





L’élection présidentielle française est démonstrative du rôle des médias dans la vie politique du pays, de son influence, de ses orientations, et de ses manipulations. Au pays des droits de l’homme, la presse est et demeure sous influence, particulièrement avec un ministre de l’intérieur, candidat pour la circonstance…

Vers une main-mise ?


Il y a peu, certaines formations politiques, pas toujours de gauche, ont dénoncé publiquement l’instrumentalisation politique d’une certaine presse. Récemment le journal « le Matin » mettait en évidence le comportement très orienté de la société audiovisuelle ETC (Etude Technique et Communication), présentée comme très proche de l’UMP et fournisseur de nombreux documents concernant en l’occurrence Nicolas Sarkozy…

La réputation professionnelle de la société lui permettrait ainsi de délivrer manifestement au travers d’images maîtrisées, un portrait plus que subliminal du candidat de la droite…


Les « boules puantes » de Sarkozy…

Karl Laské, journaliste au quotidien « Libération » n’hésite pas à comparer Nicolas Sarkozy à « un lanceur de boules puantes ». Ainsi sa connaissance et son relationnel très appuyé de certains patrons de presse, de Robert Hersant jusqu’à Martin Bouygues, et surtout sa corrélation fonctionnelle, due à son ministère, avec les renseignements généraux et la DST, feraient de l’homme un manipulateur patenté du monde journalistique, au point que toujours dans « Le Matin », on n’hésite pas à parler de climat étouffant…


Un réseau de « sans grades »

On prête même au candidat libéral la constitution d’une cour de « sans grades » qui, toujours selon le quotidien, « espionnent pour lui à l’intérieur des rédactions, recevant en compensation des informations exclusives ou des promesses de promotions ». Son amitié avec les rédacteurs en chef et les chefs des services politiques ne suffisant sans doute pas pour promouvoir ce portrait prometteur et porteur à l’aube de ces futures élections présidentielles…


D’une presse à l’autre…

En attendant au Pays Basque sous domination française, certains journaux et journalistes n’ont qu’à bien se tenir !!! Le club de la presse du Pays basque a fait savoir récemment que la section de recherches de la gendarmerie de Pau a fait procéder sous convocation du parquet de Paris à un relevé d’empreintes digitales de dix journalistes et d’une stagiaire de la rédaction de la radio associative bas navarraise en langue basque Irule giko irratia.

Pour cette radio, la méthode - non éthique - est dénoncée comme « une intimidation, une pression exercée par le pouvoir judiciaire ». On connaît le refus de Nicolas Sarkozy de prendre en considération la réalité territoriale du pays basque et de son aspiration à l’autodétermination, on connaît tout autant ses liens politiques avec le Parti Populaire espagnol héritier direct du Franquisme, on comprend de par sa fonction ministérielle sa volonté affichée de réprimer la résistance « abertzale » ou ce qui peut lui ressembler… et l’on devine pourquoi cette radio associative se trouve soudainement sous les projecteurs d’une unité de pandores…


Liberté j’écris ton nom

C’est bel et bien sous cette prétendue démocratie française si chère à Valéry Giscard d’Estaing, qu’un candidat à la présidentielle, instrumentalise d’une part, réprime de l’autre, une presse dès lors qu’elle ne serve ni ses intérêts, ni sa personne.

A l’aube d’un septennat que Nicolas Sarkozy précise comme « en rupture » si il est élu, il se peut que bien des médias n’aient plus l’objectivité et la déontologie nécessaires de leur fonction, rabaissant le rôle d’une certaine presse à ne plus être qu’une courroie de transmission…

Ulivier Sauli

 

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