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Articulu di u numaru 26, ghjugnu di u 2007


La M.A de Borgu infiltrée par la CIA !





Quelques nouvelles de la maison d’arrêt de Borgu

Est-ce que c’est la paranoïa dans les unités des détenus ou la psychose de l’évasion dans la tête d’un chef de détention, qui sont le résultat de cette ambiance ?

Vous allez pouvoir en juger par vous-même.

Dernièrement, avant la fermeture des portes des cellules, un détenu est convoqué par un chef de détention.

Lorsqu’il est introduit dans son bureau, deux « porteclefs » encadrent le responsable, on prie le nouvel arrivant, car il a une stature imposante, de s’asseoir, les deux surveillants se mettent de chaque côté, comme s’ils avaient peurs d’incidents.

Et la conversation devient surréelle.

On reproche au suspect d’avoir fait passer un ventilateur (toujours des histoires de ventilateurs), sur lequel figurait un numéro de téléphone d’un officier américain à l’étranger, ce qu’il ignorait totalement, il s’en défend avec vigueur.

« le surveillant de votre unité au cours d’une fouille a trouvé un ventilateur »

« c’est faux, répond-t-il »

« le ventilateur vous appartient ? »

« Oui ! »

« Donc on a trouvé ce ventilateur chez vous ? »

« Non, je l’ai moi-même remis au surveillant, en lui demandant de le faire passer dans une autre unité, pour un détenu de ma connaissance. »

« Vous connaissez du monde dans l’armée ? et poursuivant l’air inquiet : Dites-moi, vous êtes en place ? »

« Non, je ne connais personne dans l’armée, mais effectivement je suis en place. »

« Vous êtes en relation avec les services secrets américains, envoyé par le Président Bush. Seriez-vous un agent étranger ? »

L’autre complètement décontracté lui répond que le président Bush lui rend visite tous les soirs dans sa cellule en hélicoptère.

« On a les moyens, on va faire téléphoner à l’officier américain pour lui demander s’il vous connaît bien. »

« Si vous me dites qu’il fait parti des services secrets américains, il vous répondra par la négative » lui répliqua t’il, l’air narquois, ayant laissé son interlocuteur stupéfié.

« C’est ce que l’on verra. Oui ! oui, on va faire une enquête approfondie et se renseigner auprès de la DRIP » (sic) rétorque le chef de détention, engoncé dans son fauteuil les épaules voûtées, comme apeuré devant l’ampleur, l’énormité de la situation et de ses découvertes.

« On va faire un rapport d’incident contre vous »

Une question insidieuse lui est posée, toujours les arias du « chef » : « Alors on vous met, à votre insu, des objets dans votre cellule ? » (allusion à une autre affaire)

« personne ne met rien chez moi, lui répond-il, très relaxe, les jambes croisées, le coude nonchalamment appuyé sur le bureau du chef de détention, si vous voulez me faire un rapport, faite, faite… »

Monsieur « le chef » va certainement affiner, affiner, suivant son habitude et comme il le fait si bien remarquer à chaque occasion : vigilance, vigilance, affinons, affinons…

Tout le monde est au garde-à-vous chez les bleus, les porte-clefs.

Voilà le nouveau mot d’ordre de la maison d’arrêt de Borgo.

Puis, on prie, la taupe américaine, enfin supposée, de sortir afin qu’il regagne son unité.

Fin de l’incident peut-être une suite au prétoire, après enquête sur l’infiltration par la CIA de la maison d’arrêt de Borgo, après la chasse aux termites, sus aux taupes.

Marzulinu

 

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