La section EDF-GDF du Sindicatu di i Travagliadori Corsi a expliqué dans un communiqué
la politique actuelle de la direction de EDF-GDF qui consiste à privilégier, en
Corse, les Français au détriment des Corses. Cela s’appelle une politique de colonisation
de peuplement !
Lors de la dernière
commission
secondaire (commission
paritaire dans
laquelle siège la direction
et les syndicats pour statuer
sur les nominations
dans un poste vacant,
etc.), le STC a demandé à
la direction de retirer tous
les bordereaux sur lesquels
seuls des “agents du
continent” (des Français)
ont postulé. En ce qui
concerne les bordereaux
où les agents du centre de
Corse sont aptes sur un
seul G.F.(groupe fonctionnel,
c’est un classement),
le S.T.C. a
demandé que le poste leur
soit attribué.
L’organisation syndicale
dénonce le fait que lorsque
des agents du centre
de Corse postulent sur
certains postes, la direction
les juge sans avis ou
aptes que sur le premier
G.F. lorsqu’ils se trouvent
en concurrence avec des
agents français.
Cette politique discriminatoire
supprime toute
évolution de carrière et
n’offre aucune possibilité
d’embauches pour les jeunes
corses. Cette discrimination
s’applique aussi
sur les Corses qui veulent
rentrer sur leur terre, en
effet, ceux-ci rentrent au
G.F. le plus bas.
Le S.T.C. a dénoncé les
avantages qui sont donné
aux agents français qui
postulent : pour ceux-ci,
on trouve un logement
avec A.I.L. (aide individuelle
au logement qui est
constituée par une prime
mensuelle pour une
période de cinq ans sensée
compenser les loyers
élevés en Corse) ainsi
qu’un emploi pour le
conjoint, etc.
Ces agents sont parfois
amis de cadres du centre
de Corse. Pour le S.T.C.,
c’est clair, cela s’appelle
le clientélisme.
De plus, ces agents français
nommés, soi-disant
excellents, sont formés
par des agents en exécution
du centre de Corse
qui eux se voient refuser
toute évolution de carrière.
Selon le S.T.C.,
cette politique salariale
est mauvaise pour tous les
agents.
Deux catégories
d’agents apparaissent : la
première, locale, qui doit
supporter les économies
pour faire face à la privatisation
et aux mauvais
investissements et se
contenter de postes en
exécution et l’autre, étrangère,
s’octroie un déroulement
de carrière confortable.
Dans la situation où se
trouve la Corse au point
de vue économique et
social, il est inadmissible
que la direction d’E.D.F.-
G.D.F. supprime tout
espoir aux jeunes de ce
pays de trouver un
emploi, par sa politique
de décorsisation.
C’est pourquoi le S.T.C.
demande :
“L’arrêt de la remise en
cause du télex 77 ;
L’ouverture de négociation
sur la corsisation des
emplois ;
La mise en place de
concours sur des régions
comme Corti, Prupià,
Calvi, Portu Vechju.”
Dyonisos