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Articulu di u numaru 27, lugliu di u 2007


Pour le rapprochement des prisonniers politiques



Au cours d'une conférence de presse, le Comité Anti Répression a de nouveau rappelé les situations d'incarcération faites aux prisonniers politiques corses, et notamment, pour les condamnés, la non application des lois qui prévoient le rapprochement auprès des familles. A ce jour, seuls trois prisonniers, sur la vingtaine qui sont déjà passés en procès, sont incarcérés à la prison de Borgu.



Afin de dénoncer cette injustice, le CAR demande à rencontrer publiquement les quatre nouveaux députés de Corse, dont certains, au cours de leur campagne électorale, se sont publiquement prononcés en faveur du rapprochement des prisonniers.

Ainsi, le CAR, demande " solennellement aux quatre députés de Corse, Camille de Rocca Serra, Sauveur Gandolfi-Scheit, Simon Renucci et Paul Giacobbi de bien vouloir nous recevoir dans un bureau de l'Assemblée Nationale française, à une date qui leur conviendra, pendant cette première session, afin que nous puissions discuter avec eux des modalités à mettre en place pour que nos prisonniers politiques puissent dans les semaines à venir, en tout cas avant la fin de l'été, être transférés en Corse. Nous souhaiterions être reçus par les quatre députés, en même temps, dans une même salle (…) nous rappelons que sur la soixantaine de prisonniers (…) près d'une vingtaine sont actuellement condamnés, et seuls trois incarcérés en Corse. Rien dans les textes de loi français ne s'oppose à leur retour immédiat dans un centre de détention corse, même en ce qui concerne les condamnés à perpétuité, et, au contraire, leur retour ne serait que l'application de ces lois et des directives européennes.

On ne peut même pas nous opposer l'argument sécuritaire, car aujourd'hui tout le monde sait que le centre de détention de Borgu est un véritable quartier de haute sécurité !

Et le CAR de prendre le cas de Jean-François Ramoin- Luciani, incarcéré depuis 7 ans et condamné à 13 ans de prison. Actuellement incarcéré à Toulon, et alors qu'il pourrait être en liberté conditionnelle, son transfèrement à Borgu lui a été refusé au motif que sa peine est incompatible avec un rapprochement en Corse ! Et le CAR de rappeler que " l'actuel Président de la République (…) lorsqu'il était Ministre de l'intérieur en 2004 avait précisé que le rapprochement devait concerner tous les prisonniers, quelles que soient la nature et la longueur de leur peine ". C'est pourquoi le CAR souhaite que les personnes " qui ont parlé des prisonniers (…) pendant leur campagne électorale d'être à la hauteur de leurs propos en recevant les représentants du CAR pour étudier la manière dont ils comptent influer sur le gouvernement français pour qu'il applique enfin les lois communes.

Nous ne nous contenterons ni de vagues promesses, ni de rendez-vous lointains, ni de protestations de façade car la situation exige une réaction forte, rapide et déterminée pour être à la hauteur des enjeux ". Déjà privés de liberté, les prisonniers sont de par l'éloignement condamnés à une double peine du fait de l'éloignement, l'exil et la privation de leur famille. Sans compter les dangers encourus, à l'image de la tentative d'assassinat contre Alain Ferrandi en 2005 ou l'affaire Pasqualaggi le mois dernier.

Pour le CAR, " les dernières échéances électorales ont montré (…) l'importance du vote nationaliste. Malgré certaines déclarations, force est de constater que le nationalisme est une force vivante de notre peuple et toujours au centre du jeu politique ". Par conséquent, et suite aux déclarations de campagne de certains candidats, qui n'ont pas hésité à reprendre plusieurs thèmes de campagne des candidats nationalistes, le CAR attend " maintenant une réponse, publique ou privée, de la part des quatre députés de Corse. Nous restons à leur entière disposition. Ils savent comment nous contacter ".

Une manière claire de les mettre devant leurs responsabilités afin que leurs actes soient conformes à leurs propos de campagne.

Batti Lucciardi

 

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