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Articulu di u numaru 32, Ghjennaghju di u 2008


Les réactions



Corsica Nazione Indipendente

Depuis plus de cinq ans, l’assemblée de corse a délibéré a deux reprises a l’unanimité pour demander à l’état d’appliquer la loi sur le rapprochement des prisonniers politiques corses. Ce rapprochement a été promis par les députés corses rencontrés en mai 2007.

Nicolas Sarkozy s’était engagé à le mettre en oeuvre alors qu’il était ministre de l’intérieur. A ce jour, ces multiples engagements n’ont été suivis d’aucune mesure concrète. La parole donnée n’a pas été respectée.

Alors que l’Etat continue ainsi a dénier ses propres lois, il a récemment, avec le silence complice de la classe politique corse, accentué la répression, avec des interpellations accrues qui n’ont débouché sur aucune mise en examen, accompagnées de prélèvements ADN systématiques, y compris sur des mineurs de 14 ans.

Dans ces conditions, la manifestation unitaire organisée pour répondre a cette situation a été un succès, malgré les embûches dressées par la préfecture.

Les nationalistes ont fait preuve de responsabilité en refusant de rentrer dans la logique d’affrontement recherchée par les autorités. L’occupation symbolique et pacifique de l’assemblée par plus de 500 manifestants s’est déroulée dans le calme, même si l’on peut déplorer qu’un incendie d’origine indéterminée se soit déclaré alors que les occupants quittaient les lieux. Entre temps, alors que nous avions demandé une prise de position de la part des présidents de l’assemblée sur ces problèmes cruciaux, une fin de non recevoir sous la forme d’une hypothétique réunion fixée aux calendes grecques nous était signifiée.

Prenant acte de cette manoeuvre nous avons décidé d’un commun accord de quitter l’Assemblée et de poursuivre dans les jours a venir notre mobilisation commune et nos action de sensibilisation.

Aujourd’hui, face a une situation figée, face aux souffrances inutiles imposées aux familles, notre inquiétude grandit devant l’exaspération légitime des corses, qui subissent les agressions continues des services de police. CNI a appelé a de nombreuses reprises à une sortie de crise. Celle-ci implique de sortir du blocage sciemment entretenu par les autorités étatiques et les élus corses complices, et qui ne fait qu’accentuer toutes les exaspérations.


Ghjuventù Indipendentista

Ghjuventù Indipendentista tient à faire connaître sa position suite à l’occupation de l’Assemblée Territoriale du 12 janvier dernier.

Prenant prétexte de l’incendie ayant touché le bureau d’Ange Santini, une partie de la classe politique corse, toutes tendances confondues, a cru bon de s’ériger en chantres de la démocratie, refusant ainsi d’assumer ses responsabilités face aux revendications portées par des milliers de Corses.

Par leur mutisme face aux rafles de militants nationalistes, face au délit d’opinion caractérisé, face aux condamnations à la prison à vie sans l’ombre d’une preuve, face au fichage ADN systématique des nationaux corses mineurs y compris ; Par leur refus de rencontrer les organisateurs de la manifestation alors même que le ban et l’arrière-ban de la collectivité était sur place dès le lendemain matin ;

par leur condamnation psychorigide d’un acte qui leur permet de détourner l’attention de l’opinion publique des graves responsabilités qui sont les leurs dans le climat actuel de violation des libertés fondamentales et de négation de la question nationale corse :

Ces élus entretiennent en conscience une situation d’affrontement et refusent la paix. Nous nous refusons à tomber dans le piège de l’exécutif territorial en se focalisant sur la condamnation ou la légitimation de l’incendie qui s’est déclaré dans les locaux du président du Conseil exécutif en éludant le fond politique de l’action. Nous considérons que le mouvement national est dans son bon droit en prenant place au sein de ce que ces élus eux-mêmes qualifient de « casa cumuna » mais dont il faudrait tenir la populace éloignée.

Nous considérons que le mouvement national est dans son bon droit en réclamant le respect de la personne humaine. Nous considérons que le mouvement national est dans son bon droit en réclamant une solution politique pour les dizaines de familles touchées par l’exil carcéral, pour les milliers de Corses touchés par la précarité, pour l’ensemble de ce peuple dont l’accès à la terre devient impossible.

En tenant compte de cela, nous affirmons que la paix est dans les mains des champions de la condamnation.

Nous nous refusons catégoriquement de hurler avec les loups, avec les pseudos démocrates, les pseudos intellectuels, avec ceux qui les rejoignent pour condamner sans réserve et sans preuve des membres de la « famille » politique dont ils se revendiquent. Nous ne l’acceptons pas : c’est leur attitude que nous considérons comme indigeste et « inqualifiable ».

Face aux élus de cette assembléecroupion, face à cette France sarkozyste qui légitime le fichage ADN nous rappelons notre attachement à la paix.

Per noi a pace si chjama INDIPENDENZA.

A nostra cuscenza ghjè resistenza !

 

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