Corsica Nazione
Indipendente
Depuis plus de cinq ans, l’assemblée
de corse a délibéré a deux reprises
a l’unanimité pour demander à
l’état d’appliquer la loi sur le rapprochement
des prisonniers politiques
corses. Ce rapprochement a été promis
par les députés corses rencontrés
en mai 2007.
Nicolas Sarkozy s’était engagé à le
mettre en oeuvre alors qu’il était
ministre de l’intérieur. A ce jour, ces
multiples engagements n’ont été suivis
d’aucune mesure concrète. La
parole donnée n’a pas été respectée.
Alors que l’Etat continue ainsi a
dénier ses propres lois, il a récemment,
avec le silence complice de la
classe politique corse, accentué la
répression, avec des interpellations
accrues qui n’ont débouché sur
aucune mise en examen, accompagnées
de prélèvements ADN systématiques,
y compris sur des mineurs de
14 ans.
Dans ces conditions, la manifestation
unitaire organisée pour répondre
a cette situation a été un succès, malgré
les embûches dressées par la préfecture.
Les nationalistes ont fait
preuve de responsabilité en refusant
de rentrer dans la logique d’affrontement
recherchée par les autorités.
L’occupation symbolique et pacifique
de l’assemblée par plus de 500
manifestants s’est déroulée dans le
calme, même si l’on peut déplorer
qu’un incendie d’origine indéterminée
se soit déclaré alors que les occupants
quittaient les lieux. Entre
temps, alors que nous avions
demandé une prise de position de la
part des présidents de l’assemblée sur
ces problèmes cruciaux, une fin de
non recevoir sous la forme d’une
hypothétique réunion fixée aux calendes
grecques nous était signifiée.
Prenant acte de cette manoeuvre
nous avons décidé d’un commun
accord de quitter l’Assemblée et de
poursuivre dans les jours a venir
notre mobilisation commune et nos
action de sensibilisation.
Aujourd’hui, face a une situation
figée, face aux souffrances inutiles
imposées aux familles, notre inquiétude
grandit devant l’exaspération
légitime des corses, qui subissent les
agressions continues des services de
police. CNI a appelé a de nombreuses
reprises à une sortie de crise. Celle-ci
implique de sortir du blocage sciemment
entretenu par les autorités étatiques
et les élus corses complices, et
qui ne fait qu’accentuer toutes les
exaspérations.
Ghjuventù
Indipendentista
Ghjuventù Indipendentista tient à
faire connaître sa position suite à
l’occupation de l’Assemblée
Territoriale du 12 janvier dernier.
Prenant prétexte de l’incendie ayant
touché le bureau d’Ange Santini, une
partie de la classe politique corse,
toutes tendances confondues, a cru
bon de s’ériger en chantres de la
démocratie, refusant ainsi d’assumer
ses responsabilités face aux revendications
portées par des milliers de
Corses.
Par leur mutisme face aux rafles de
militants nationalistes, face au délit
d’opinion caractérisé, face aux
condamnations à la prison à vie sans
l’ombre d’une preuve, face au fichage
ADN systématique des nationaux
corses mineurs y compris ; Par leur
refus de rencontrer les organisateurs
de la manifestation alors même que le
ban et l’arrière-ban de la collectivité
était sur place dès le lendemain matin
;
par leur condamnation psychorigide
d’un acte qui leur permet de détourner
l’attention de l’opinion publique
des graves responsabilités qui sont les
leurs dans le climat actuel de violation
des libertés fondamentales et de
négation de la question nationale
corse :
Ces élus entretiennent en
conscience une situation d’affrontement
et refusent la paix. Nous nous
refusons à tomber dans le piège de
l’exécutif territorial en se focalisant
sur la condamnation ou la légitimation
de l’incendie qui s’est déclaré
dans les locaux du président du
Conseil exécutif en éludant le fond
politique de l’action. Nous considérons
que le mouvement national est
dans son bon droit en prenant place
au sein de ce que ces élus eux-mêmes
qualifient de « casa cumuna » mais
dont il faudrait tenir la populace éloignée.
Nous considérons que le mouvement
national est dans son bon
droit en réclamant le respect de la
personne humaine. Nous considérons
que le mouvement national est dans
son bon droit en réclamant une solution
politique pour les dizaines de
familles touchées par l’exil carcéral,
pour les milliers de Corses touchés
par la précarité, pour l’ensemble de
ce peuple dont l’accès à la terre
devient impossible.
En tenant compte de cela, nous
affirmons que la paix est dans les
mains des champions de la condamnation.
Nous nous refusons catégoriquement
de hurler avec les loups, avec
les pseudos démocrates, les pseudos
intellectuels, avec ceux qui les rejoignent
pour condamner sans réserve et
sans preuve des membres de la «
famille » politique dont ils se revendiquent.
Nous ne l’acceptons pas :
c’est leur attitude que nous considérons
comme indigeste et « inqualifiable
».
Face aux élus de cette assembléecroupion,
face à cette France sarkozyste
qui légitime le fichage ADN
nous rappelons notre attachement à la
paix.
Per noi a pace si chjama INDIPENDENZA.
A nostra cuscenza ghjè
resistenza !