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Articulu di u numaru 6, ottobre di u 2005


La rentrée politique… avec les prisonniers politiques


" les nationalistes doivent impérativement renforcer l'union de toutes leurs composantes pour accéder aux responsabilités et changer la réalité actuelle ".


I Ghjurnati 2005 ont donc consacré l'ancrage de l'union sur le terrain des luttes. Le discours lu par Ghjuvan Guidu Talamoni a été on ne peut plus clair : " les nationalistes doivent impérativement renforcer l'union de toutes leurs composantes pour accéder aux responsabilités et changer la réalité actuelle ". Elles ont aussi consacré la volonté du Comité Anti Répression de situer stratégiquement la question des prisonniers politiques, en projetant pour la rentrée une mobilisation de terrain pour rappeler l'importance d'un sujet qui à ce jour n'a pas trouvé de solution réelle. Les récents rapprochements de prisonniers sur Borgu - le dernier en date étant celui de Gérard Cianelli - ne répondent pas pour autant à la dimension de la question posée par le Comité Anti Répression. Il est clair qu'en l'absence de toute lisibilité des intentions gouvernementales françaises, ces quelques rapprochements ne peuvent dissimuler trop longtemps la réalité d'une situation politique bloquée et qui intensifie la conflictualité des rapports entre la Corse et la France. Tout au plus ils légitiment une des revendications humanitaires du contre-pouvoir concerné et qui s'appuie ni plus ni moins sur un des droits juridiques là aussi bel et bien bafoué par ce système censé les représenter…

N'en déplaise à tous nos détracteurs à courte vue, le rapprochement - qui n'est pas un programme politique (faut-il le rappeler ?) - est une revendication qui concerne l'immédiat de la personne qui subit une incarcération territoriale délocalisée par rapport à son lieu d'origine et familial : elle répond donc à des impératifs humains de première nécessité. Elle constitue l'un des aspects du respect de la dignité humaine évidemment mise à mal dans les prisons françaises.

Le Comité Anti Répression ne peut que prendre acte de ces quelques gestes mais attend surtout une approche claire et globale du sujet tel qu'il l'évoque. Autant dire qu'en l'état actuel des choses la mobilisation reste entière, particulièrement pour la rentrée où il faudra bien obtenir de nos perfusés caciques représentants de l'exécutif territorial des éclaircissements sur leurs comportements envers Paris. La rue - à défaut d'être entendue - demeure le principal terrain de sensibilisation, de mobilisation et de lutte du comité anti répression. Rien ne nous fera penser le contraire, et certainement pas les élucubrations écrites d'un pseudo intellectuel qui faisant fi des années de volonté et de dynamisme du CAR, voit en l'actuel préfet M. Lemas la personne " qui a plus fait pour le rapprochement des prisonniers nationalistes que les organisations nationalistes elles-mêmes ".

Bigre !!! On n'en attendait pas mieux de ce prétendu écrivain qui, on se souvient, a collaboré avec le système en place sur la dite piste intellectuelle du dit groupe désigné responsable de la mort tragique d'un haut fonctionnaire de l'Etat français. Comme quoi, il n'est pas que Benhamou pour écrire des contre-vérités et des inepties sur le mouvement national… Dans un tout autre registre, mais avec cette fois une approche bien critique de la démarche d'union, notre ami Paulu Quastana évoque lui aussi le sujet des prisonniers d'une façon toute particulière au point que le CAR a jugé bon - sans esprit polémique bien entendu - de répondre à quelques points de sa réflexion portant notamment sur les prisonniers et le soutien à leur égard, la répression, et la position du PNC. Le communiqué est reproduit in extenso ci-dessous.

Il est vrai qu'en surfant sur du populisme, on ne répond jamais aux véritables questions de fond qui concernent le mouvement national avec toutes ses composantes et tendances. Le CAR rappelle avec justesse que " défendre les prisonniers politiques c'est défendre une certaine conception de notre société et de ses valeurs, et cela n'est nullement superficiel. La solidarité demeure l'un des fondements et piliers de notre tissu communautaire ". La solidarité effectivement sous son aspect global ne peut être uniquement ramenée à une seule approche de soutien aux détenus et à leurs familles mais constitue un repère à traduire politiquement pour un véritable projet de société sur lequel en l'occurrence doivent se reconnaître l'ensemble des couches sociales de notre peuple et tout particulièrement les plus défavorisées…

C'est aussi sous la bannière d'une unité stratégique, regroupant sans exclusive aucune toutes les formations du mouvement patriotique que l'on pourra arracher la libération de tous nos frères incarcérés comme l'émancipation de notre communauté. Faire fi de l'histoire récente du nationalisme, de ses divisions et des affrontements qui l'ont affecté c'est aussi vite oublier sinon renier les accords historiques du Fiumorbu… Il n'est qu'un seul ennemi à abattre et il est historiquement clairement identifié. Il est l'unique responsable des déportations et incarcérations de dizaines de patriotes. Il est le seul responsable de la négation politique de notre droit à la différence et à la citoyenneté.

Il est donc impératif de projeter une rentrée active sur les terrains de combat pour rappeler la solidarité profonde et réelle d'un peuple envers les siens soumis à la répression et l'urgence d'obtenir avec le mouvement national dans son entier la mise en place d'une solution politique pérenne dans laquelle nos frères emprisonnés auraient toute leur place.

Ulivieru Sauli

 

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