Accolta

Accolta Cap'articulu Attualità Pulitica Ghjustizia Internaziunale I Prigiuneri Fiure Cultura Abbunamentu Cuntatti Ligame


Articulu di u numaru 30, Ottobre di u 2007


Répression en Euskadi
Le PSOE comme le PP



Nouvel accès de fièvre en Euskadi, après l’interpellation et l’incarcération, le 07 octobre, par le juge Baltazar Garzon, de la majeure partie de la direction de Batasuna, mouvement patriotique de la gauche nationale basque.

Il semble qu’à cinq mois des législatives, le PSOE ait définitivement choisi l’option militaire au détriment de toutes résolutions pacifiques au problème basque. Une position regrettable qui témoigne, en définitive, d’une non-volonté de trouver une réelle solution politique à un problème éminemment politique. Prétextant la position de ETA, de ne pas abandonner la lutte, alors même que la répression n’a cessé de s’accentuer malgré deux années de dialogue, le PSOE, pressé sur sa droite par les néo-franquistes du PP, vient de fermer définitivement la porte a tout espoir de paix.

Ces 17 incarcérations sont dans la continuité des arrestations d’Arnaldo Otegi, en juin dernier, et de Joseba Alvarez début octobre. Elles démontrent la volonté du gouvernement espagnol de réduire au silence les indépendantistes basques dans le cadre d’un rapport de force colonial de dominants à dominés. Le PSOE de Zapatero, comme celui de Felipe Gonzales, 20 ans plus tôt, n’a rien compris à la dimension politique du conflit en Euskadi, et plutôt que de chercher l’apaisement il contribue à aggraver le climat politique. Pour la droite et la gauche, le Pays Basque est un fond de commerce qui permet, sous fond de propagande et de médiatisation à la solde du pouvoir, de masquer leurs turpitudes, car, à l’heure actuelle, quelle que soit la coloration du gouvernement, Madrid n’a aucune volonté de trouver les voies et moyens d’une résolution au conflit.

Face à cette agression, les réactions ne se sont pas fait attendre. Dans de nombreuses villes du Pays Basque, comme Bilbao, Pampelune ou San Sebastian, plusieurs milliers de manifestants sont descendus dans les rues pour dénoncer la répression. Certains rassemblements ont dégénéré en affrontement avec la police. La mobilisation populaire a démontré que les militants basques n’étaient coupés des réalités de leur peuple, qui dans sa grande majorité aspire à la paix et non à l’état de guerre entretenu par Madrid. Enfin, au plan international, nos frères de Batasuna ont notamment reçu le soutien de plusieurs organisations indépendantistes européennes dont les socialistes flamands du V-SB ou de Corsica Nazione Indipendente qui avait déjà dénoncé dans un communiqué l’arrestation de Joseba Alvarez, ami de la cause corse et régulièrement présent chaque année à Corti pour les Ghjurnate Internaziunale.

BATTI LUCCIARDI

 

Sur le même thème

© U Ribombu Internaziunale — 2007