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Articulu di u numaru 32, Ghjennaghju di u 2008


Les revendications



Cette manifestation avait pour but de dénoncer la répression qui se déchaîne actullement contre le mouvement national. Elle est multiforme et s’est accélérée ces dernières semaines au point de faire renaître l’envie chez tous les nationalistes de se retrouver ensemble dans la rue pour la dénoncer.

Il y a tout d’abord eu la scandaleuse condamnation d’Yvan Colonna. Personne en Corse ne pouvait accepter une telle condamnation qui est en fait une véritable vengeance d’Etat et non pas une décision de justice en rapport avec le procès, puisqu’à aucun moment l’accusation n’ a pu porter la preuve de la culpabilité d’Yvan et c’est finalement au bénéfice du doute qu’on l’a condamné.

Il y a ensuite le fichage génétique du peuple corse, et en particulier du peuple nationaliste corse.

Les nationalistes présents dans la rue le 12 janvier voulaient également protester contre les rafles organisés depuis quelques semaines et qui ont amené les hommes de la SDAT à mettre en garde-à-vue plus de 50 militants en 5 semaines !

Dont 49 ont été libérés avant même la fin de leur garde-à-vue et sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. Mais, certaines de ces interpellations ont laissé des traces, car les gendarmes et policier de la SDAT sont allés jusqu’à frapper certains militants nationalistes pour les arrêter, alors que rien ne l’imposer.

Une mère, âgée, a même dû être hospitalisée après la garde-à-vue... Parmis les autres revendications, nous notons le refus par l’Etat français de donner un statut de prisonnier politique qui serait de facto la reconnaissance de la dimension politique du combat des nationalistes corses. Pourtant, dans sa longue histoire, la France avait toujours accepté de reconnaître une dimension particulière aux gens qui s’étaient battu pour leurs idées.

Mais depuis 1981 et la suppression de la cour de Sûreté de l’Etat, la France traite les prisonniers politiques comme des détenus de droit commun. Une insulte de plus, surtout lorsqu’on les appelle “détenus de droit commun appartenant à une mouvance terroriste”.


Le rapprochement

Enfin, la dernière grande revendication de cette manifestation est la demande de rapprochement des prisonniers politiques, avant bien entendu leur libération qui devra immanquablement intervenir lors du réglement politique de la situation en Corse.

Depuis la fin de l’année 2001, les Socialistes au pouvoir en parlent. Depuis la fin de l’année 2002, le ministre de l’intérieur Sarkosy l’a promis. Depuis la fin de l’année 2003, les élus de l’Assemblée de Corse ont voté à l’unanimité des motions demandant le retour en Corse des prisonniers incarcérés en France. En juillet 2007, les 4 députés de la Corse dont la plupart avait évoquer le problème lors de leur campagne électorale, ont reçu les représentants du CAR à l’Assemblée nationale française. Et, ils ont promis de faire le nécessaire pour que nos prisonniers rentrent enfin. Et en octobre 2007, c’est le président de la République française lui-même qui a dit dans l’hémicycle de l’Assemblée territoriale de Corse qu’il était normal de rapprocher les détenus de leur famille.

Pourtant, malgré toutes ces promesses, les seuls rapprochements qui ont été effectués sont des rapprochements médiatiques ou alibis ne concernant que des prisonniers politiques en fin de peine, conditionnables ou pratiquement. Par contre, ceux qui souffrent le plus, les longues peines, les perpétuités et autre 28, 25 ou 20 ans, ceux-là attendent toujours dans les prisons françaises.

Et pour les prisonniers politiques en détention préventive, détention qui peut parfoir atteindre les 5, 6 ou même 7 ans, ceux-là, personne n’en parle.

Ghjuvan Filippu Antolini

 

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