De la Syrie où il était en
déplacement, le président
de la république
française a continué d’évoquer
ce qu’il est convenu de citer
comme «l’affaire Clavier». Entre
temps le coordinateur des forces
de police en Corse, monsieur
Dominique Rossi a été
muté, et la communication élyséenne
s’est embourbée dans
des accusations publiques aussi
scabreuses que ridicules pour
s’ingénier à détourner de sa
vocation initiale le rassemblement
organisé à Portivechju par
la Refondation Nationale pour
dénoncer la dangerosité du
PADDUC. Même Camille de
Rocca Serra s’y est enlisé…
UN RASSEMBLEMENT POUR UNE
EXIGENCE
Le rassemblement initié devant la
mairie de Portivechju n’avait
qu’un seul motif : la dénonciation
du PADDUC et son retrait.
Les deux cent personnes présentes
ce samedi 30 août décidèrent
de poursuivre leur action par une
visualisation sur site de ce qu’ils
récusent en matière de projection
de développement : l’économie
résidentielle. La co-propriété
de Punta d’Oru, Cala
Purcina de son véritable et prédestiné
nom se prêtait pour l’occasion
: La colline rasée par les
frères Fraise, les villas de voisinage
et de copinage de De Rocca
Serra et Clavier en étant des supports
de communication bien
précis. Cette visualisation n’a
donné lieu à aucune violation de
domicile, aucune voie de fait,
aucune dégradation, aucune
menace physique ou verbale,
aucune séquestration de personne.
Les journalistes présents
pour l’occasion l’attestèrent.
Leur présence leur valut une
audition auprès de la gendarmerie
nationale française…
LE COQ EST MORT !
La réaction ne s’est point fait attendre.
La présence des nationaux sur
de la pelouse verdoyante devient un
crime de lèse majesté ! Très vite un
contre feu est allumé pour tenter
d’endiguer la sympathie populaire
qui se dégage autour de l’action. On
parle de cave pillée, de draps de lit
souillés, de coq au cou tranché jeté
dans une piscine et de personnel
séquestré… Les nationaux deviennent
l’instant de quelques heures une
cruelle et sanglante secte vaudou aux
instincts les plus vils…
DE ROCCA SERRA S’EPOUMONE…
Dans ce bacchanal de réactions des
tenants du pouvoir français et de sa
périphérie, celles de Camille de
Rocca Serra mettent en lumière
l’agressivité de ses procédés dilatoires.
On ne savait plus très bien si on
avait affaire au promoteur immobilier,
au président de la collectivité territoriale,
au voisin de M. Clavier, à
l’ami de M. Clavier ou au porte
parole de ce dernier lorsqu’il prétend
entre autre, clarifier que personne
n’a offert à boire aux nationaux
présents ce samedi 30 août...
Quelle terrible mise au point !!!
…ET LA REPUBLIQUE FRANCAISE S’EXPECTORE !
Les citoyens français peuvent vérifier
avec cet exemple à l’appui ce que
l’on nomme comme la «République
des copains et des coquins». Le sens
de l’Etat, la notion éthique de l’Etat
sont sacrifiés sur l’autel de la «people
relation» et les services de l’Etat
comme la police et la justice ravalés
au rôle d’appareils supplétifs de tous
ces opulents dispendieux qui blaireautent
dans les sphères présidentielles…
Il est toutefois un homme
politique François Bayrou qui a
su courageusement situer le problème
et le révéler comme tel : Le
fait du prince…
ET LA CORSE ?
Au-delà des gesticulations des potes
à Clavier, cette lamentable affaire
illustre parfaitement le traitement
démesuré dont peuvent bénéficier
les amis du cénacle présidentiel mais
qui ne saurait occulter un tout autre
problème tout aussi grave : l’avenir
de la Corse et de son développement
économique. En effet, les jérémiades
vengeresses de Camille de Rocca
Serra dissimulent très mal ses craintes
sur l’aboutissement d’un PADDUC
édifié de façon honteuse, faisant le lit
de la dépossession foncière, de la spéculation
immobilière, de la colonisation
de peuplement, et d’une économie
axée sur le tout résidentiel… Le
PADDUC est tout aussi accommodant
pour certains maires et autres
particuliers acteurs de cette conception
hypertrophiée de l’aménagement
privatisé du territoire insulaire. Il n’est
donc pas un hasard si des nationaux
se sont dirigés ce 30 août vers Punta
d’Oru… Une mobilisation s’annonce.
Elle demande la participation de toutes
et de tous pour une seule exigence
: le retrait du PADDUC ! Au-delà des
forfaitures et autres tripotages de ces
politicards tenus en liesse par la
finance nauséabonde, une convergence
populaire doit s’édifier pour
mettre un coup d’arrêt à cette mort
programmée de notre identité historique.
Elle est salutaire pour sauver la
Corse des marécages fétides de la spoliation.
La Refondation Nationale a
incontestablement un rôle moteur à
jouer. Et toute une stratégie populaire
à déployer.
Ulivieru SAULI