Les élections des délégués du personnel
et du Comité d’Etablissement
du 11 janvier 2007 ont vu les militants
du STC remporter une grande
victoire sur les syndicats français
avec 52 % des suffrages se concrétisant
par 11 élus sur 21 en D.P. et surtout
5 sur 6 en C.E.
Ce résultat est la reconnaissance du
travail accompli ces dernières années
par le syndicat nationaliste. Le STC
ayant notamment joué un rôle prépondérant
dans le conflit pour le sauvetage
de la Direction Régionale au
printemps dernier, alors que d’autres
s’en réjouissaient plutôt de sa disparition.
Le STC est aussi l’élément
moteur du Comité d’Etablissement
depuis sa création en 2005.
C’est à ce niveau que les antagonismes
se sont cristallisés, en effet, deux
conceptions radicalement opposées se
sont affrontées au sein du CE. D’une
part celle de la CGT qui souhaitait
s’en remettre pour la gestion des
affaires sociales et culturelles aux
« camarades » du Comité Central
d’Etablissement parisien en lui reversant
47 % du budget du CE Corse. Et
l’autre, portée par le STC qui plutôt
que d’optempérer à un C.C.E. à la
gestion pour le moins nébuleuse dont
les prétentions financières s’apparentaient
à du racket, ont privilégié une
gestion en local de l’ensemble des
fonds, qui tout en permettant aux
ayants droit de bénéficier de prestations
de qualité a préservé l’autonomie
politique et économique du CE
de Corse. Cet antagonisme vient
d’être réglé dans les urnes avec le
résultat que l’on sait.
Les syndicats français ne sont pas
les seuls à être terriblement désappointés
par le score du STC. La direction
de France Télécom est également
inquiète de cette nouvelle donne, car
le STC outre la corsisation des
emplois, exige depuis plusieurs
années une véritable mise hors norme
de la DR Corse afin qu’elle ne soit
pas soumise aux mêmes restructurations
dévastatrices d’emplois et de
services que les directions régionales
françaises, non seulement dans l’intérêt
des agents FT en Corse mais aussi
dans l’intérêt général du peuple corse
et de son droit à un service de télécommunication
de qualité.
Henri Joseph Alfonsi