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A voce di u STC à l'Università di Corsica |
In u filu di a dimarchja « Inseme, per l'Universita » chì hà cunnisciutu un successu trimende à l'ultime elezzioni generale, u STC si rimette in ordine di marchja cù una visione glubbale di l'avvene di st'arnese d'emancipazione essenziale ch'ellu hè l'Università di a Corsica. U sindicatu vole mantene è sviluppà a leia cù u sindicalisimu studientinu. Sta leia chì s'era dighjà materializata nantu à u terrenu qualchì settimana fà cù frà altru a mubbilizazione di sustegnu à dui militenti di Ghjuventù Indipendentista interpellati da a SDAT, unu di quelli essendu ancu statu arristatu nantu à u campu universitariu. L'urganizazione sindicale volenu avà travaglià à longu andà, mittendu in risaltu e so cunvergenze nantu à l'idea ch'elli anu di l'Università di u populu corsu. Sò cusì statu furmati gruppi di travagliu nantu à a LRU, sta legge chì hà parmessu u passaghju di l'Università di Corsica à l' « autunumia ». Sta quistione hè propiu d'attualità à l'ora di a mubbilizazione contru à une pochi di dicreti d'appiicazione cuncirnendu l'insignanti circadori è un cuntrattu dutturale. Quì dinù l'analisa righjunghje per una bella parte quella di i studienti. Per u STC, st'autunumia hè una simplice « dicuncentrazione », per u più, « una delegazione limitata di gestione ». Di nuvembre 2007, Ghjuventù Indipendentista ne dicia ch'ùn si pudia « cunsiderà cum'è una messa for'di norma di a nostra Università, ma custituisce à u cuntrariu un vultà à u dirittu cumunu ». U sindicatu, ramintendu ch'ellu avia sempre militatu à prò d'un veru statutu derugatoriu propiu à l'Università di Corsica perseguia dicendu chì torna una volta a Corsica avia ghjuvatu di « labburatoriu à a Ripublica francese », postu chì parechje di e cumpitenze nove, a nostra Università e cunniscia di nanzu à quella legge. Astru sughjettu di primura quellu di i risichi di privatizazione di i fondi. Quì dinù e pusizione sò e listesse : u ricusu d'una manumessa di u marcatu nantu à l'insignamentu publicu. St'idea d'un Università à u sirviziu di u populu corsu è chì deve esse cuncipita cum'è tale ghjuverà di sicuru di puntellu à a rivindicazione cumuna di sindicati, di studienti è di travagliadori. Petru Antone Tomasi
U Ribombu Internaziunale : En février 2008 vous impulsiez la démarche « Inseme, per l'Università », l'implantation du STC sur l'Università di Corsica se situe-t-elle dans cette continuité ? Mattea Piferini : La démarche « Inseme per l'Università » a été impulsée, en grande partie, par les adhérents et sympathisants du STC. Elle répondait surtout à un besoin des personnels de se réunir autour d'une même démarche, de montrer leur détermination et de faire entendre leur voix dans les instances de l'Università. Alors que la représentativité dans les différents conseils est très peu importante par rapport aux autres collèges (étudiants, enseignants). Le STC, en tant que structure, existait déjà au sein de l'Università. « Inseme, per l'Università » nous a permis d'impulser une nouvelle dynamique au sein des personnels, renforcée par le travail remarquable de nos élus au sein des instances. La confiance et la forte demande du personnel de l'Università a placé le STC comme le syndicat incontournable face aux structures syndicales françaises qui sévissaient depuis plus de 20 ans à l'Università.
U Ribombu Internaziunale : Pour le grand public expliquez nous quels genres de problèmes rencontrent actuellement les salariés de l'enseignement supérieur en Corse ? Il faut effectivement différencier les problèmes des personnels de l'Università di Corsica avec les problèmes que peuvent rencontrer les personnels des universités françaises. L'Università di Corsica est pour nous un outil, non seulement au service des étudiants mais aussi de tout un peuple. De plus, nous voulons qu'il y ait au sein de notre université une gestion des ressources humaines plus claire, sans aucun parti pris, plus de concertation et de discussion avec le personnel afin d'éviter toutes suspicions sur les recrutements, donner une vraie formation aux personnels, mettre en avant leurs compétences afin que chacun d'entre eux trouve sa place au sein de notre Università. Il est enfin indispensable de mettre en place une véritable politique sociale, absente actuellement.
U Ribombu Internaziunale : Vous avez récemment tenu une Assemblée Générale où vos positions envers la loi LRU (dite réforme Pécresse) étaient pour le moins critiques. Cette nouvelle réforme nous interpelle, nous avons de grandes inquiétudes sur l'application de celle-ci. Une réforme oui mais pas n'importe comment pour notre Université. L'application, bien qu'encadrée, est différente d'une université à une autre. L'Università di Corsica avec sa spécificité et sa petite taille, peut-elle vraiment supporter au même titre que les autres toutes ces modifications ? Nous donne-t-on les moyens humains et financiers pour fonctionner de façon pérenne ? Doit-on envisager de chercher des moyens supplémentaires pour fonctionner sur le long terme ? En effet, nous mesurons le danger que représente l'entrée de capitaux privés (multinationales) dans notre établissement, pourra-ton garder toute notre autonomie de fonctionnement, la maîtrise de nos choix pédagogiques et plus généralement la liberté de prise de décisions ? Et c'est aussi à ce niveau que le mot autonomie prend toute sa valeur. De même, il faut savoir que cette réforme ne nous apporte pas une autonomie franche, mais un simple transfert de gestion encadré par un plafond de ressources allouées.
U Ribombu Internaziunale : Vous considérez le STC comme un contre pouvoir sur l'Università et lancez un appel aux syndicats étudiants, est-ce à dire que votre combat syndical s'inscrit dans une démarche bien plus globale ? En effet, nous sommes un contre-pouvoir en tant que principale force syndicale de l'Università di Corsica. Force de proposition mais aussi d'action, nous avons lancé un appel aux syndicats étudiants. Nous devons réfléchir ensemble quant à l'avenir de notre Université et à son utilité pour notre pays. De grands changements commencent à se mettre en place, nous ne pouvons y réfléchir et les affronter sans eux, cet outil est le leur. C'est avec les étudiants que nous devons recentrer le débat. Que voulons-nous offrir à nos étudiants ? Nous savons que les effectifs ont diminué, quelle attractivité ont nos filières ? Sont-elles en adéquation avec les besoins de la société corse ? Quelle politique sociale doit-on mener à l'égard des étudiants, connaissant les difficultés financières qu'ils rencontrent ? L'Università di Corsica doit se rendre plus accessible à tous, ne plus se confiner dans son « intellect ». Elle ne doit pas être une tour d'ivoire mais un outil d'émancipation au service du Peuple Corse | ||
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© U Ribombu Internaziunale — 2009 |