Encore une fois, les nationaux corses se sont tous retrouvés dans le Fiumorbu pour discuter des
formes à donner à l’union. Les mouvements politiques, mais aussi des associations, les syndicats
étudiants, des militants nationalistes inorganisés et les comités de défense des prisonniers politiques
étaient là pour débattre.
Les discussions ont été âpres et les
débats passionnés. Une fois de plus,
l’ensemble des nationaux corses a fait
preuve de sagesse et de volonté
d’aller ensemble vers l’union dans
une forme à définir prochainement.
Pourtant, déjà s’amorce l’esquisse
d’une structuration puisque la
Coordination du Fiumorbu a décidé
d’appeler à la création dans
chaque région de comités locaux
Resistenza, afin que l’union perdure
et puisse trouver une forme.
Ces comités seront un espace de
rencontre privilégié entre tous les
nationaux, qu’ils fassent parti d’un
mouvement politique, d’une association
ou qu’ils ne soient pas
organisés pourront venir participer
aux débats et aux actions à mener
sur tous les terrains de lutte pour
ne plus laisser la place libre aux
clanistes, aux affairistes et autres
relais patentés de l’Etat français
dans sa volonté de francisation à
outrance de notre espace.
Seule l’union pourra permettre
de dépasser le cadre strict des
structures et permettre à ceux qui
n’y participent pas de se retrouver
sur tous les terrains de lutte. La
Corse est aujourd’hui en danger et
nous ne devons pas attendre de
cadeaux de la part de nos ennemis. Il
faut au contraire les combattre, tous
ensemble, en n’oubliant pas que ce
qui nous unis est plus important que
ce qui nous divise.
Face à la colonisation française, aux
problèmes de société, à la spoliation
de notre terre et à l’impossibilité pour
la plupart d’entre nous de devenir
propriétaire, voire de trouver un
emploi, seul un mouvement national
fort et uni pourra être à la hauteur des
enjeux. Trop de temps a déjà été
perdu, trop de sacrifices ont déjà été
faits et il nous faut aujourd’hui aller à
l’essentiel, protéger les nôtres en
empêchant les déportations comme
celà a été le cas ces derniers jours
lorsque la DNAT a voulu s’en prendre
au porte-parole du Rinnovu.
On le sait, face à la mobilisation
populaire, l’Etat français a toujours
reculé, que ce soit encore recemment
pour le problème de l’Université de
Corse ou autre, il n’y a que le rapport
de force qui peut nous faire gagner.
Et pour que ce rapport de force soit
assez important, nous avons besoin
d’être tous côte à côte, sur tous les
terrains de lutte.
C’est ce qui semble se dessiner à
travers l’impulsion de la coordination
du Fiumorbu et qui pourrait se
traduire dans la mise en place des
comité locaux Resistenza.
D’autres réunions viendront dans les
prochaines semaines pour continuer à
évoquer la structuration à donner à
cette plate-forme Resistenza.
Une autre action d’envergure a
également été décidée, avec l’organisation
pour le 21 avril 2007 d’une
grande manifestation populaire à
Aiacciu sur le thème “Resistenza è
Libertà”.
A la veille des élections à la
présidence de la république
française, il sera important de
mobiliser et de montrer ce dont
nous sommes capables afin de
peser sur le futur gouvernement
français afin qu’il prenne le
problème corse comme un
problème éminemment politique
et non pas comme un simple
problème de maintien de l’ordre.
Les nationaux unis sont largement
capables d’imposer à ce
futur gouvernement de faire les
bons choix.
Continuons tous ensemble à travailler
à la sauvegarde de notre
nation, dans l’esprit des
nationaux du XVIIIe siècle et
retenons les leçons du passé,
sachons faire de nos erreurs nos
points forts, afin que tous ceux
qui ont fait des sacrifices pour
cette terre, depuis des générations,
tous ceux qui sont morts en combattant,
tous ceux qui ont été emprisonnés
ou qui le sont actuellement
n’aient pas l’impression que leur
sacrifice soit vain. Et il ne l’est pas,
car si nous sommes aujourd’hui
encore debout pour défendre cette
terre, c’est bien parce que leur sacrifice
nous sert d’exemple et de moteur
pour continuer le combat.
Ghjuvan Filippu Antolini