Demain le soleil reviendra…
Une étoile au ciel renaîtra…
Mais alors toi tu la verras…
Et puis la vie te sourira…
Isula Bella
Paris, 25 juin 2007
Le 14 juin, en fin de soirée, nous apprenions qu'un prisonnier
politique, Dominique Pasqualaggi, était tombé
du 3e étage des locaux de la DCPJ, rue des Saussaies à
Paris. Il était gravement blessé à une jambe, au bassin,
et l'un de ses poumons était perforé. Il est actuellement
dans un état grave et maintenu sous coma artificiel.
Originaire de Tavacu, mais résidant à Corti depuis de
nombreuses années, Dumè Pasqualaggi à 34 ans et est
incarcéré depuis janvier 2006, suite à l'attentat d'Aix en
Provence, revendiqué par l'Organisation dite du 22 octobre,
qui coûta la vie au jeune Lisandru Vincenti.
Ancien militant de la CSC, Dumè Pasqualaggi a également
milité au sein de la section Cuncolta-Università avant de
rejoindre en 1994 le Cumitatu di Rughjone di Corti di
Corsica Nazione. Passionné d'histoire et d'archéologie, il
était au moment de son interpellation doctorant en
archéologie au centre de recherche Ausonius de
Bordeaux, détaché au centre des cartes archéologiques
de la Gaule, en charge du volume concernant la Corse.
Avant son incarcération, il aimait répéter que l'histoire
était le reflet implacable de la justesse de la lutte du
peuple corse, qui devait se réapproprier son passé afin
d'être de nouveau demain debout sur sa terre et moteur
de son histoire. Que s'est il réellement passé ce jour là ?
Pour le moment nous savons peu de choses. Selon la
police, Dumè Pasqualaggi aurait voulu s'évader, en sautant
à l'aveugle dans une cours intérieure d'un bâtiment,
sans issue possible…Mais pour sa famille et ses amis, réunis
autour de Jean-Marc Rodriguez, la vérité est autre.
C'est ce qu'ils ont dénoncé, dès le lendemain, dans une
conférence de presse à Corti.
En effet, ils ont notamment voulu dénoncer, une fois de
plus auprès de l'opinion publique, les méthodes pratiquées
par la SDAT, ex DNAT, et de la 14e section du
Parquet de Paris. Ainsi, ils ont signalé que " depuis son
incarcération (…) Dominique Pasqualaggi a subi les pires
vexations et les pires tortures morales que seule une
réplique totalitaire peut faire subir à un être humain ".
Cette situation passe notamment par des " accusations
infondées, mises en examen sur des dossiers qui ne les
concernent pas, multiplication des gardes à vue inutiles
pour pouvoir auditionner le prévenu en l'absence de son
avocat ". Les amis de Dumè Pasqualaggi ont accusé le
juge Thiel " d'organiser sciemment ses services de façon
à faire subir aux accusés des pressions psychologiques
énormes et attentatoires à la dignité humaine et à la
présomption d'innocence ".
Au cours de parloirs, Dumè Pasqualaggi avait notamment
fait état de cela à des proches. En effet, à plusieurs
reprises, lors d'auditions, il a été confronté à certains
propos déplacés, détails sordides ou autres vues répétées
sur des photos morbides après l'attentat d'Aix en
Provence, sans compter les menaces policières, canons
d'armes sur la tempe à l'appui. Enfin, le juge Thiel aurait
dit à Dumè Pasqualaggi, en faisant référence à l'amitié
qui le liait à Sylvain Rodriguez, disparu en août 2003, "
vous êtes un lâche, lui au moins, il a eu le courage de se
suicider ".
Les amis de Dumè accusent donc le SDAT et la 14e section
de torture morale, " d'incitation au suicide " et de
pratiquer un " terrorisme légal ", grâce " au soutien des
ministres de l'Intérieur et de la Justice " pour avoir laissé
s'installer et sévir une juridiction d'exception aux pleins
pouvoirs et avoir cautionné des fonctionnements aussi
odieux qu'illégitimes ". De telles pratiques ne sont pas
nouvelles mais elles doivent être en permanence dénoncées
car elles ouvrent les portes à des pratiques illégales,
fascisantes et arbitraires dont les victimes sont le
prisonniers et leurs familles. Et cela les nationalistes ne
l'accepteront jamais.
Dans l'immédiat, Dumè est toujours hospitalisé à la Pitié
Salpêtrière. Sa famille a peu de nouvelles et à des droits
d'accès plus que limités, filtrés par d'imposantes gardes
policières. Une véritable entrave au droit à l'information.
Même dans la douleur, la répression, sous toutes ses
formes, continue.
U Ribombu apporte son soutien à Dumè et lui souhaite
un prompt rétablissement
A prestu in terra corsa.
Battì Lucciardi
" Corsica Nazioni Indipendenti tena à purtà tuttu u
so sustegnu à Dumenicu Pasqualaggi, è tutti i soi,
famiddi è amichi. Una volta di più hè musciatu chì i
cundizioni d'intarrugatoriu, i guardia custoghji, a
vita di tutti i ghjorni in cellula, rapprisentani ciò chì
si chjama un turmentu biancu.
Ricusemu di fatti ciò ch'idda dici a diritrici centrali
di a Pulizza ghjudiziara chì dichjara chì " un hè stata
fatta nisuni prissioni ". al di là, ramintemu à ugnunu
u starziu di tutti i patriotti corsi incarciarti è dipurtati
in i celluli francesi in a so vita di tutti i ghjorni
e a rivindicazioni più chè ghjusta di u Cumitatu
Contra Ripressioni chì poni ghjustamenti dipoi
parecchji anni a quistioni di a rialtà di u circondu
pilizzeru, ghjudisiariu è carcerali.
A u mumentu induva tutti i candidati - di manca
comu di dritta - di u sicondu ghjiru à i ligislativi
francesi in Corsica, dicini di una sola voci chì tutti sò
d'accunsentu cù l'avvicinamentu di i prighjuneri
pulitichi, ciò chì hè accadutu à Dumenicu
Pasqualaggi moscia bè chì fora di a parola mai tinuta
- arricurdemuci di i pruposti di Sarkozy nant'à u
sughjettu - u cutidianu hè patimentu è turmentu.
Firmemu tutti mubilizzati !.
Corsica Nazioni Indipendenti