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Articulu di u numaru 27, lugliu di u 2007


Sustegnu à Dumenicu Pasqualaggi



Demain le soleil reviendra…
Une étoile au ciel renaîtra…
Mais alors toi tu la verras…
Et puis la vie te sourira…

Isula Bella
Paris, 25 juin 2007

Le 14 juin, en fin de soirée, nous apprenions qu'un prisonnier politique, Dominique Pasqualaggi, était tombé du 3e étage des locaux de la DCPJ, rue des Saussaies à Paris. Il était gravement blessé à une jambe, au bassin, et l'un de ses poumons était perforé. Il est actuellement dans un état grave et maintenu sous coma artificiel.

Originaire de Tavacu, mais résidant à Corti depuis de nombreuses années, Dumè Pasqualaggi à 34 ans et est incarcéré depuis janvier 2006, suite à l'attentat d'Aix en Provence, revendiqué par l'Organisation dite du 22 octobre, qui coûta la vie au jeune Lisandru Vincenti.

Ancien militant de la CSC, Dumè Pasqualaggi a également milité au sein de la section Cuncolta-Università avant de rejoindre en 1994 le Cumitatu di Rughjone di Corti di Corsica Nazione. Passionné d'histoire et d'archéologie, il était au moment de son interpellation doctorant en archéologie au centre de recherche Ausonius de Bordeaux, détaché au centre des cartes archéologiques de la Gaule, en charge du volume concernant la Corse.

Avant son incarcération, il aimait répéter que l'histoire était le reflet implacable de la justesse de la lutte du peuple corse, qui devait se réapproprier son passé afin d'être de nouveau demain debout sur sa terre et moteur de son histoire. Que s'est il réellement passé ce jour là ?

Pour le moment nous savons peu de choses. Selon la police, Dumè Pasqualaggi aurait voulu s'évader, en sautant à l'aveugle dans une cours intérieure d'un bâtiment, sans issue possible…Mais pour sa famille et ses amis, réunis autour de Jean-Marc Rodriguez, la vérité est autre. C'est ce qu'ils ont dénoncé, dès le lendemain, dans une conférence de presse à Corti.

En effet, ils ont notamment voulu dénoncer, une fois de plus auprès de l'opinion publique, les méthodes pratiquées par la SDAT, ex DNAT, et de la 14e section du Parquet de Paris. Ainsi, ils ont signalé que " depuis son incarcération (…) Dominique Pasqualaggi a subi les pires vexations et les pires tortures morales que seule une réplique totalitaire peut faire subir à un être humain ".

Cette situation passe notamment par des " accusations infondées, mises en examen sur des dossiers qui ne les concernent pas, multiplication des gardes à vue inutiles pour pouvoir auditionner le prévenu en l'absence de son avocat ". Les amis de Dumè Pasqualaggi ont accusé le juge Thiel " d'organiser sciemment ses services de façon à faire subir aux accusés des pressions psychologiques énormes et attentatoires à la dignité humaine et à la présomption d'innocence ".

Au cours de parloirs, Dumè Pasqualaggi avait notamment fait état de cela à des proches. En effet, à plusieurs reprises, lors d'auditions, il a été confronté à certains propos déplacés, détails sordides ou autres vues répétées sur des photos morbides après l'attentat d'Aix en Provence, sans compter les menaces policières, canons d'armes sur la tempe à l'appui. Enfin, le juge Thiel aurait dit à Dumè Pasqualaggi, en faisant référence à l'amitié qui le liait à Sylvain Rodriguez, disparu en août 2003, " vous êtes un lâche, lui au moins, il a eu le courage de se suicider ".

Les amis de Dumè accusent donc le SDAT et la 14e section de torture morale, " d'incitation au suicide " et de pratiquer un " terrorisme légal ", grâce " au soutien des ministres de l'Intérieur et de la Justice " pour avoir laissé s'installer et sévir une juridiction d'exception aux pleins pouvoirs et avoir cautionné des fonctionnements aussi odieux qu'illégitimes ". De telles pratiques ne sont pas nouvelles mais elles doivent être en permanence dénoncées car elles ouvrent les portes à des pratiques illégales, fascisantes et arbitraires dont les victimes sont le prisonniers et leurs familles. Et cela les nationalistes ne l'accepteront jamais.

Dans l'immédiat, Dumè est toujours hospitalisé à la Pitié Salpêtrière. Sa famille a peu de nouvelles et à des droits d'accès plus que limités, filtrés par d'imposantes gardes policières. Une véritable entrave au droit à l'information. Même dans la douleur, la répression, sous toutes ses formes, continue.

U Ribombu apporte son soutien à Dumè et lui souhaite un prompt rétablissement

A prestu in terra corsa.

Battì Lucciardi



" Corsica Nazioni Indipendenti tena à purtà tuttu u so sustegnu à Dumenicu Pasqualaggi, è tutti i soi, famiddi è amichi. Una volta di più hè musciatu chì i cundizioni d'intarrugatoriu, i guardia custoghji, a vita di tutti i ghjorni in cellula, rapprisentani ciò chì si chjama un turmentu biancu.

Ricusemu di fatti ciò ch'idda dici a diritrici centrali di a Pulizza ghjudiziara chì dichjara chì " un hè stata fatta nisuni prissioni ". al di là, ramintemu à ugnunu u starziu di tutti i patriotti corsi incarciarti è dipurtati in i celluli francesi in a so vita di tutti i ghjorni e a rivindicazioni più chè ghjusta di u Cumitatu Contra Ripressioni chì poni ghjustamenti dipoi parecchji anni a quistioni di a rialtà di u circondu pilizzeru, ghjudisiariu è carcerali.

A u mumentu induva tutti i candidati - di manca comu di dritta - di u sicondu ghjiru à i ligislativi francesi in Corsica, dicini di una sola voci chì tutti sò d'accunsentu cù l'avvicinamentu di i prighjuneri pulitichi, ciò chì hè accadutu à Dumenicu Pasqualaggi moscia bè chì fora di a parola mai tinuta - arricurdemuci di i pruposti di Sarkozy nant'à u sughjettu - u cutidianu hè patimentu è turmentu.

Firmemu tutti mubilizzati !.

Corsica Nazioni Indipendenti

 

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