Après la forte mobilisation
contre l’incinérateur,
M. Tatti
est en train de
retourner sa veste,
restons tout de
même mobilisés et
vigilants car il ne
pourrait s’agir que
d’une manoeuvre
dictée par les circonstances.
Il semblerait que M.
Tatti ait mis de l’eau dans
son vin, à moins qu’il ne
botte en touche tout simplement
en attendant des
jours meilleurs.S’il est
vrai que seuls les imbéciles
ne changent pas
d’avis, accordons le bénéfice
du doute à M. le
Président du Syvadec.
Après la levée de bouclier
des citoyens de notre
pays, par voies de manifestation
populaire, articles
dans la presse, prises
de parole au forum de
RCFM, pétitions et prise
de position des médecins
corses, notamment de
l’Associu Corsu di a
Salute, M. Tatti
jusqu’alors porté par une
vague de réunions vantant
l’incinération avec l’appui
de scientifiques tous
acquis à sa cause, s’est
semble-t’il réveillé un
beau matin après avoir eu
une illumination subite.
Voilà qu’il revoit ses chiffres
à la baisse, qu’il s’aligne
pratiquement sur ceux
publiés il y a peu dans le
Ribombu. Il faut dire qu’il
avait forcé la dose sur les
ordures ménagères, et il
n’était guère crédible.
Pour ce qui concerne les
effets sanitaires dangereux
que nous annoncions,
il est à souligner
qu’à ce jour, aucune autorité
médicale n’a osé
s’inscrire en faux contre
nos avertissements.
Après avoir diminué ses
chiffres de plus de 50 %
(piombu !) voilà que l’on
reparle du tri sélectif et de
la diminution à la source
des déchets. Il y a même
une ébauche d’adhésion à
notre plan prévoyant cinq
centres de tri dans l’île
.Pour ce qui concerne
l’élimination des déchets
ultimes, le voile tombe
enfin. La décharge de
Tallone que l’on disait
saturée dans 2 ou 3 ans
pourra en fait durer
jusqu’en 2013 sans extension
de sa superficie. La
CAPA a prévu un site
d’enfouissement technique
et le SYVADEC se
propose d’en rechercher
de nouveaux pour remplacer
Tallone.
Il s’avère donc que le
choix du procédé d’élimination
des déchets ultimes
est repoussé à l’échéance
de 4 ou 5 ans, ce qui permettra
de choisir la technique
la mieux adaptée et
la moins nocive possible,
exit donc l’incinérateur de
110 millions d’euros. Il
n’y a donc pas urgence
comme on a tenté de le
faire croire à la population.
Voilà qui laissera le
temps d’installer un réel
tri sélectif avec ses centres
de tri répartis sur le
territoire créant au moins
une centaine d’emplois.
Pour ce qui concerne le
choix du type de valorisation
énergétique, les
voyages découverte de M.
Tatti vont se poursuivre
aux frais du contribuable
corse bien sûr. Il est vrai
qu’il faut dépenser les
600 000 € attribués au
Syvadec. M Tatti doit se
rendre au Canada, en
Allemagne et en Islande.
Je lui conseillerais aussi
le Japon et l’Australie qui
eux aussi abandonnent les
incinérateurs pour la thermolyse.
C’est un programme
fort intéressant
qui doit permettre à quelques
privilégiés de faire
un tour du monde tous
frais payés. Le scandale
du Syvadec continue
donc, ces budgets conséquents
(près d’1 million
d’euros) profiteraient bien
mieux aux corses s’ils
servaient à construire les
logements sociaux qui
manquent tant. Enfin, un
dernier conseil à M. Tatti :
qu’il observe bien le cas
de l’Islande peuplée de
300 000 habitants, 3ème
PIB mondial par habitant
malgré son insularité, il
en tirera peut être une
leçon profitable, bien utile
à son maître à penser,
monsieur le député Emile
Zucarelli.
Clément Filippi