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Articulu di u numaru 25, maghju di u 2007


PS/UMP : SIMU SEMPRE A SICUTERA





CORSICA NAZIONE INDIPENDENTE a tenu une importante conférence de presse, quelques jours avant le 1er tour de l’élection présidentielle française, pour rappeler, d’une part, la dimension politique du problème corse, toujours non résolu depuis 30 ans, et, d’autre part, pour dénoncer le fait que le PS comme l’UMP n’ont pour l’heure aucune proposition concrète pour sortir la Corse de l’impasse et de la crise. En effet, Nicolas Sarkozy reste enfermer dans une vision répressive alors que Ségolène Royal à une marge de manoeuvre difficile au côté des réactionnaires et conservateurs jacobins que sont Jean- Pierre Chevènement à Paris et Emile Zuccarelli à Bastia. En conséquence, le Mouvement a appelé à une non participation des Corses à se scrutin, pour marquer leur refus de la situation actuelle, et marquer un geste de résistance.

De fait, Corsica Nazione Indipendente considère les élections françaises comme une « conjoncture politique au regard des impératifs inhérents à la lutte du peuple corse et, parmis ceux-ci, celui reposant sur la reconnaisse en droit de ce même peuple. L’analyse des précédentes élections met en évidence que le sujet politique de la Corse alterne, au gré des changements de présidence et de leurs orientations politiques. Aucune vision pérenne n’est venue à ce jour consacrer l’avenir de l’île et de son développement ».

Selon le Mouvement, « la Corse, depuis de nombreuses années, oscille entre répression outrancière, arbitraire voire parfois sanguinaire, et timide modification institutionnelle, le tout n’engageant pas encore le territoire insulaire vers une véritable politique de réacquisition de des droits antérieurement conquis et confisqués par la France, en l’occurrence, celui de disposer librement, en tant que peuple, de son devenir ».

Par ailleurs, il n’y a dans l’immédiat aucune perspectives de changement. La Droite comme la Gauche ont un positionnement timide, frileux voire fermé dans la mesure ou « la Droite française, tendance UMP, a toujours récusé la proposition d’une solution politique, utilisant la manière forte, brutale, ainsi que les divers appareils de répression judiciaire et policière pour tenter de neutraliser le Mouvement patriotique. Les dernières gesticulations provocatrices de l’ex ministre français de l’intérieur et la venue récente à Porti Vechju du sinistre Alain Juppé sont là pour le rappeler. La Gauche française, tendance PS majoritairement, empêtrée dans nombre de contractions philosophiques et politiques, hésite entre ébauche de dialogue à portée politique limitée et pression répressive identique à celle utilisée par la Droite.

Les courants majoritaires de la Droite et de la Gauche françaises refusent toujours le dimension du problème posé et la réalité d'une réelle avancée politique telle qu’elle est proposée par le Mouvement Patriotique ».

En conséquence, « la Corse n’a jamais été actée politiquement par l’Etat français, au-delà de ses gouvernements de circonstance septennale. Les indépendantistes corses n’attendent rien – en l’état actuel de la situation – de ces élections ».

Corsica Nazione Indipendente à toutefois pris acte, au cours de cette campagne, du positionnement de certains candidats, comme Besancenot, Bové, Schivardi qui ont « démontré qu’en France, des formations politiques reconnaissent de fait le principe de peuple nié et bafoué et son droit à s’autodéterminer », ou bien reconnu, à l’image des Verts et de Dominique Voynet « le principe de l’autonomie dans le cadre d’une Europe des peuples ».

Par conséquent, « ces visions politiques tranchent de fait avec cet état d’esprit ultra centralisateur, qui, au nom d’un prétexte citoyen supposé égalitaire, nie les communautés historiques conquises et dépossédées par la France, leur culture, leur langue et leur choix d’un développement économique spécifique ».

Et de souhaiter que ces contradictions dans le paysage politique français, de candidats qui souhaitent évoluer, proposer et agir en dehors des courants majoritaires du système, peuvent « supposer pour demain de possibles convergences relationnelles pour populariser en France, et ailleurs, la réalité de cette terre méditerranéenne niée dans ses droits ».

Battì Lucciardi

 

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